ANNÉE FINANCIÈRE 1913-1914 . ANNÉE FINANCIÈRE DE GUERRE
(antérieure à la guerre) (prévision 1918-1919) Richesse mobilière........ RITES ER EN En ET DER RE 765 Impôt foncier..... RÉSNE à ee A OR RS eo PE ra 120 Mipotishrless batiments 8 TE EE SR ne 180 Taxe sur les affaires. ...... RS ES AT EE PE SE VERT HO UTe-O72 lmporude consommationst 1; 69%4 "8 ie er rein ns 1.992
Le Gouvernement jusqu'en 1917 maintint sagement et dans d’étroites limites l'émission du papier monnaie, elle donna lieu cependant à de longues et ardentes discussions: mais il est certain que jusqu'au désastre de Caporetto, en octobre 1917, elle fut modérée, la circulation dans son
ensemble n'ayant pas triplé. Les chiffres étaient les suivants :
£ ms 2 10 2 © 5 à ILES ss ñ co cn I. — Billets en circulation pour le compte TUPOMMENCE RENE SR Te 2.265 .2| 1.898.7| 2,458.2 Billets en circulation pour le compte|. .
DE BEA SR TEE menteur » 2,069.3| 2:554.2 Total des Billets de Banques 0 2.265.2| 3.968.0| 5 012 4 TR biéis PRtat Ent iv 499.1/-1 082.1] 1317.38 Total des Billets de Banqueet d'Etat. | 2.764.3| 5.050.1| 6.329.7 III. — Total des Billets d'Etat et de L e Banque pour le compte de l'Etat. 449,1! 3.151.4| 3.871.5
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Quel ctait le milieu économique dans lequel se mouvait cette politique financière? On constate en Italie une interruption de la vie économique analogue à celle qui s'était produite en France et en Angleterre : fermeture de la Bourse et nécessité pour l'Etat d'intervenir, pour tirer de leur situation embarrassée les banques ordinaires de crédit. Les dépôts étaient l’objet de pressantes demandes de la part des déposants; les portefeuilles, les valeurs étaient immobilisés sur le marche, par le défaut d'argent disponible et la clôture des bourses; les lettres de change étrangères étaient ellesmêmes immobilisées par la cessation du commerce et le défaut de remises qui en résultait. Pour leur venir en aide, on suivit dans une certaine limite la voie indiquée par les Anglais.
Au point de vue industriel, durant la première année des hostilités, l'Italie offrit le spectacle curieux d’une nation, qui relativement à la situation financière était en guerre, mais qui effectivement ne l'était pas; comme le fait remarquer la «Banque commerciale italienne» dans les renseïgnements qu’elle publie sur le mouvement économique de l'Italie, durant cette période, l’industrie prenait ses positions, liquidait les entreprises faibles et resserrait les formes de son activité. Puis, succédant à ce premier mouvement, se dessinait une reprise industrielle très vigoureuse notamment dans les branches : textile, chimique, métallurgique et mécanique ; en même temps on constatait un accroissement rapide des bénéfices agricoles et commerciaux et une reprise du commerce extérieur, facilité par la vente avantageuse de fournitures aux belligérants. «
I en résultait une inversion en faveur de l'Italie de la balance commerciale et le déséquilibre commercial, en produits finis, qui avait été de 1.305 millions en 1912 et 1.134 en 1913, Se réduisit à 40,8 millions dans Îles cinq premiers mois de 1915. L'accroissement’ surprenant de l'exportation
DRE | des produits finis, résulte des chiffres suivants (en millions de lire) :
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EN MILLIONS DE LIRE ANNÉES = ET a IMPORTATION EXPORTATION DIFFÉRENCE EURE MONTE" TPE PRRARER
et ceci est important et doit être mis en évidence, car c’est dans les avantages économiques des dix mois de neutralité que l’on doit chercher en partie, l'explication des difficultés -que le gouvernement italien a toujours éprouvées pour recueillir par lemprunt les capitaux qui lui étaient nécessaires. Les capitaux étaient rares et la rapidité du développement industriel pour les productions de guerre, devait en aspirer une partie. Si l'on fait la comparaison avec les chiffres antérieurs à la guerre, de l'emploi de l'épargne dans l’industrie, on aura une idée de la modification profonde survenue dans les placements.