‹ Les Emprunts de GuerreChapitre 46 sur 143 · RE · texte numérisé non relu

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VALEUR . NOMBRE TOTAL DES COUPURES DE COUPURES EN FRANCS 100 francs 600,369 60.036.900 SNA 982.868 141.434. 000 1.000 » 793.008 723. 008.000 5.000. » 63 315.000 10.000 » 96.659 956.590. 000 50.000 » 143 7.500.000 100.000 » 2,569 956.200. 000 500.000 » 147 73.500.000

Le Gouvernement paraît avoir été déçu. comme il ressort du discours de M. Ribot du 18 mars 1915, cité à l'appui de cette opinion par M. Jèze.(r) : « La petite épargne, dans les villages mêmes, dans toutes les fermes, sort du bas de laine pour venir chez le percepteur ou chez le receveur. Nous le voyons par la quantité d’or qui se mêle aux billets de banque. L’or commence à sortir; 1l ne sort pas des coffres-forts; il sort des plus humbles maisons; des plus petits porte-monnaie. Nous connaissons là nos clients, toute cette clientèle que j'ai voulu conquérir au Trésor français. Elle a confiance, .elle vient à nous; c’est elle qui nous fournit en ce moment le plus clair de nos ressources...» Et le 2$ juin 1915, il disait encore : « Il y a une tendance de la “part des capitaux à se réserver parce qu'ils prévoient pour l’avenir des placements singulièrement avantageux. »

Le Temps a essayé de réfuter cette déclaration, en montrant d’après Le total des bons souscrits à cette époque, qu'il ne pouvait être attribué en majeure partie aux souscriptions de la petite épargne; ceci est peut-être exact, mais il y a lieu de remarquer surtout, que dans la crise du début des hos-. tilités , c'étaient les gros capitalistes, les propriétaires, les rentiers et les établissements de Crédit qui se trouvaient beaucoup plus atteints en principe, que les petits épargnants; c’est l'opinion de PEconomiste français (3 juillet 191$, p. s): « Presque personne, à l'heure actuelle, ne dispose en une fois de gros capitaux, un grand nombre de loyers sinon la plupart ne sont pas payés; les sommes placées en report au mois de juin 1914, nont pas encore été restituées aux ayants droit au mois de juin 1915; la plupart des valeurs mobilières à revenu variable ne distribuent que des dividendes réduits, ou mêmeaucun dividende; la généralité des industries et du commerce est improductive; d’autre part

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il ne peut se faire de rentrées notables par la ventede titres puisque les transactions en bourse sont réduites à 7 ou 8°/, du montant d'avant guerre, comme en témoigne le rendement de l'impôt sur ces opérations, un sénateur, M. Hervey, a présenté d'excellentes observations à ce sujet. »

À la fin de 1915, les résultats devaient s'améliorer ainsi qu'il résulte du tableau des placements. concernant l’ensem- - ble-de l’année.

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