‹ Les émules de DarwinChapitre 15 sur 58 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Après avoir examiné dans un précédent ouvrage l’œuvre de Charles Darwin et de ses précurseurs français, nous venons de passer en revue les conceptions de ceux qui ont été ses émules, soit en apportant aux naturalistes des doctrines nouvelles, soit en cherchant à perfectionner la doctrine du maître. De cet examen détaillé et que nous avons voulu rendre aussi impartial que possible, se dégage malheureusement une seule impression : celle de notre impuissance à résoudre actuellement le grand problème auquel tant d'hommes éminents se sont vainement attaqués.

Les commencements de la vie sur la terre demeurent pour tous un impénétrable mystère. Aux transformations qu'a pu subir la composition des faunes et des flores nous ne pouvons assigner aucune cause plausible. Les modifications dont les formes actuellement vivantes sont susceptibles, peuvent bien aller jusqu’à produire des variétés et des races, aucune n’a pu produire une espèce nouvelle. L'espèce demeure une entité indélébile, semblable à celle des corps simples de la chimie.

Peut-être les ténèbres qui enveloppent l’origine du monde vivant s’éclaireront-ils un jour. La science a montré trop de puissance pour qu'il ne soit pas imprudent de lui assigner des limites. Nous ne répéterons pas, en terminant cet ouvrage, l’ignorabimus de Dubois-Reymond, nous dirons simplement ignoramus.

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