‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 102 sur 128 · Kpoaob;, frange ; impJïiov, nageoire · texte numérisé non relu

Kpoaob;, frange ; impJïiov, nageoire

3. Celle ligure esl un exemple des difficultés de détermination qu'offrent parfois les échantillons fossiles; on croirait voir des écailles dirigées en avant. Mais, comme me l'a suggéré mon savant collègue du Muséum, M. Vaillant, il esl probable que, par suite du mode de brisure de l'échantillon, les écailles se montrent sur leur face interne; les parties placées en avant et qui semblent en saillie sont celles qui s'enfonçaient dans la peau; les parties externes, qui Taisaient réellement saillie sur le vivant et sont dirigées en arriére, sont cachées dans la pierre.

du mouvement, il est vraisemblable que les animaux primaires, dont les vertèbres étaient dépourvues de centi'iim, n'avaient pus

Krc. s-te. - M. Form plâtre, qui a été UiU pM rappellent le Ceraladus ; I iront, un vide not. laissé grandes cùtes;on remarqua du numlireuws écailles soni elles mut restées alignées au Muséum par M. ftodie.

la même somme d'activité que les poissons actuels. Plus tard, dans le cours de cet ouvrage, nous verrons que le développe-

ment de la colonne vertébrale a eu lieu, au fur et à mesure de l'atténuation des écailles osseuses qui protégeaient le corps; avant d'être devenus plus capables de se mouvoir et par conséquent de se défendre, les poissons ont eu plus besoin d'être bien cuirassés; la solidification de l'exosquelelte a été en proportion inverse de celle de Tendosquelelte.

Un troisième moyen de distinguer les poissons primaires de ceux des époques plus récentes est fourni par le mode de terminaison de la colonne vertébrale, ou, en d'autres termes, par la disposition de la queue. On a d'abord attaché beaucoup d'importance au plus ou moins d'inégalité des lobes de la queue, parce qu'on a remarqué qu'un très grand nombre de poissons primaires ont eu une queue à lobes inégaux, tandis que les poissons osseux de l'époque actuelle ont une queue en apparence symétrique; on a appelé hétérocerques £ les poissons dont la queue a des lobes inégaux, et homocerques' ceux dont la queue a des lobes égaux. Mais bientôt on s'est aperçu que, dans les temps anciens, il y a eu des poissons dont la queue avait des lobes très égaux, et que, de nos jours, la plupart des poissons homocerques ne sont que des hétérocerques modifiés. Nous commençons à connaître l'histoire de la queue des poissons; les dessins théoriques 247, 248, 249, 250, 251 montrent les phases par lesquelles la queue a passé dans les temps géologiques. La figure 247 représente l'état le plus simple sous lequel on puisse concevoir la colonne vertébrale; elle diminue successivement, comme dans une queue de rat ou de lézard, et partage la partie postérieure du corps en deux moitiés égales; MM. M'Coy et Huxley ont proposé d'appeler diphycerque :{ cet état de régularité parfaite, pour le distinguer de l'état homocerque qui est une hétérocercie dissimulée. Supposons que la colonne vertébrale se relève à son extrémité, et que ses apophyses hémales, au lieu de décroître

t. "Etepo;, autre; xspxo;, queue

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