‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 108 sur 128 · Ap*/Y)yb;» qui est à la tôle; crotOpo;, lézard · texte numérisé non relu

Ap*/Y)yb;» qui est à la tôle; crotOpo;, lézard

poissons ; les pièces s. cl. sont les sus-claviculaires, homologues de ceux des poissons, qu'on appelle quelquefois des sus-sca-

Fig.358. — Archegosaurui Dtchetui, aux 2/5 île grandeur, vu sur la face ventrale; les os de la face inférieure du crâne, étant en partie brisés, laissent voir le dessous de ceux de la face supérieure. L'artiste s'est aidé pour ce dessin de l'rin freinte et de la conlre-empreiule : i. m. in ter-maxillaire arec de furies dents; m. maxillaire el «t. i. mâchoire inférieure avec nombreuse! i lents jmiiilucs; n. natal; fr. frontal; p. {. préfro n lai ; or. orbite; ;u.

jutfal; par. par.éLil; tph. sphénoïde, en arrière duquel est un prului igeiurnl b.oc. qui représente le b;isi-occipital; e. eûtes; enf. enluslcrnum sur lequel s'appuient des eûtes ste relaies; cl. clavicule (épistermmi); >. cl. sus-claviculaire ; om. omoplate; h. humérus; i.

iliaque; f. fémur; f. el p. traces du tibia el du péroné; cop. eoprolite dans sa position naturelle prés de Liant; la face inférieure du corps est couverte d'écaillés fines éc. disposée* en rangées qui forment des chevrons, ta queue a été délruilc. — Dans un nodule du pormien inférieur de Lébarh, Crusse rhénane. Collecliuu ifu Muséum.

pulaii'os, el homologues peut-être aussi de l'épine de l'omoplate des mammifères; om. sont les parties plates des omoplates. Il y a deux paires de membres, sensiblement égaux, tournés en arrière, servant à la natation; leurs os avaient leurs

extrémités cartilagineuses; ils étaient d'une grande simplicité; les éléments osseux envaliissaicnL imparfaitement leurs cartilages, de sorte que leur tissu élait peu dense cl facile à comprimer; c'est pour celle raison qu'en passant à l'étal fossile, ils se sonl souvent déformés.

La colonne vertébrale offre une disposition 1res inlércssanle pool l'étude de la formation du type verlébré ; elle est au premier abord difficile à comprendre, parce qu'elle est restée dans un état en partie cartilagineux, el que ses éléments, n'élaul pas

FIS. Ï5U. — Portion do colonne vertébrale d'un Archegoiaurut, brisée de telle sorte que les vertèbres tout partagées en deux moitiés latérnli's; on a représenté ici la moitié ilroili! iuiî en dedans, aux '."■ I de grandeur, en s'nidanl pour la restaurer des partiel osseuses restées dans la moitié gauche : n. nenrépiiic ; fl. eûlé antérienr; p. côté postérieur; c. trou de conjugaison; c. r. canal racbiiiien ; ï- a- lygapophijso antérieure; ;. ;i. ïy/,i|i'i|iliy-i' |J0stérii'tiri' ; il. iMa|iopi).y=e; ji|. C '. [deurocenirum ; ■. c. piÈce inférieure du ccntruni (liypocenlrunij. — l'ui ini'.'ii de Lêbacli. Collection du Muséum.

soudés, ont élé disjoinls tlanslafossilisalion. Mais je pense que les naluralislns pourront en avoir une idée exacte en examinant la figure que j'en donne, d'après un de nos échantillons du Muséum (fig. 259) ; on y voit quatre vertèbres brisées verticalement; les arcs neuraux sont dislincts des centrnm, chaque centrum est formé d'une pièce inférieure i. r. el de deux pièces latérales pi. c; on comprendra encore mieux celle disposition

26i FOSSILES PRIMAIRES.

une fois qu'on aura regardé (p. 271, fig. 270) la figure d'une des vertèbres de VEuchirosaurus qui, élanl dans un élat d'ossification plus avancé, se sont mieux conservées à l'état fossile. Les parties d. qui s'aperçoivent au-dessous du conduit de la moelle épinière sont les avances des arcs neuraux qui ont servi à l'insertion des côtes; ce sont des diapophyses qui n'appartiennent pas au centrum.

Actinodon. — Les schistes permiens des environs d'Autun, qu'on exploite pour le pétrole, renferment de nombreux coprolites (fig. 260). Leur forme indique qu'ils proviennent d'ani-

Fic. 2C0. — Coprolilcs qui proviennent peut-être de V Actinodon Frouardi; grandeur naturelle; dans celui à<: gauche, on voit des écailles de Palœonî.icu.i. — Pcrmien do Drac y-Saint-Loup , près Àulun. Collection du Muséum.

maux dont l'intestin avait des valvules spirales comme chez les squales actuels et les lehthyosaums secondaires; les écailles de Palteontscus qui y sont contenues apprennent que ces animaux étaient des carnivores. On connaît maintenant plusieurs reptiles qui ont pu faire ces coproliles. Le premier qui ait été découvert est V Actinodon ' ; M. Frossard l'a trouvé à Muse et m'a confié le soin de le décrire. La figure 261 représente la

t. "A«'t;, Ivo;, rayon; hiîai, dent. J'ai proposé ce nom pour rappeler que Y Actinodon se distingue ilos labyrintliodontcs du trias par la texture de ses dents qui ne présentent pas de circonvolutions.

face inférieure de sa tète; des dents pointues garnissent les

niandihule.s, les inter-inaxillaires, les maxillaires, les palatins; le vomer, oui ru deux grandes dents, est couvert de dents en carde comme chez certains poissons. Bans le crâne qui est

Fie. 3G1. — Cr.lne île ['Actinotlon Froasariti. vu en dessous aux 3/S «l* grandeur; on a ljgÈr< , m''iit iiinilifii: la posiiinn des os pour les rendre plus compréhensibles. ('.!■ dessin a (*t<- fui d'après une pièce liuuvee par M. Frojsard. niais les iiit'T-iin'sillairi's uni été ajoiilés d'après un échantillon du musée d'Aulun: m, maxillaire; m. i. mdchoire inférieure; t>0. vorner avec des dénis en carde; jiixl. palatin; pi. plérvituïde ; ipli. spliénoïde. On a marque! par une teink plus fntu-ée lit! «s de la paroi iupérîeure du crlna rendus visibles par l'aplatissement ni la disparition d'une partie des os de la faee inférieure: fr. p. frontal principal; la. lacrymal ou prtfront.il; par. pariétal avec un Irou *ers le milieu; j. jugal ; iq. ■quameux; MÇ. nil IflllBWllT ; mn.ï. inasloiib 1 ; lijm. lympanique. — Scliitte bitumineux du permien de Muse, pria Autuu. Collection du M. Frossard.

dessiné ici, les os placés en arrière sont brisés; mais j'ai d'autres échantillons dans lesquels le sphénoïde, les plérygoïdes et le basilaire sont en bon étal; on y remarque deux condyles occipitaux-, l'aspect est à peu près le même que dans la pièce d' Eucltirosaiirat; dont on verra la gravure page 270 (fig. 269).

La figure 262 montre un crAne à'Actinodon avec ses os

sculptés connue ceux des crocodiles, ses deux orifices nasaux placés en avant, et ses orbites en arriére desquels les sus-temporaux, sus-squameux et les posl-orbilaires sont développés de telle sorte que le crâne forme un toit continu ; on a ici un

Fie. 2UÎ. — Crann de VActinodoa firei'ù 1 < deux. — l'ermian de Dracj;-Siiiiit-Loti|>. DoumS a

bon exemple de la disposition qui a fait imaginer pour les labyrintbodoiites les noms de ganocéphalcs et de slégocéphales.

J'ai représenté (fig. 20.j) un des singuliers os en forme de selle de cheval qui constituent la partie inférieure du centrum des vertèbres.

Les pièces de la ceinture tboracique que M. Fmssard a trou-

I. Je crois que ce crAne indique une espèce différante de 1' \<:lt"niloit Frouardi. Il est nolableinenl plus petit, quoique ses os tri» bien soudés semblent annoncer un animal adulte. Il est plus large que long, au lieu que VActinotlan Frosiardi est plus long que liii-j."'; l-i partii.' ini''ili,irn' ■ l«- -mi Imrd jinslriieLir ne forme pas une profonde concavité connue dans VActinodon Fro'xartii; par ce dernier caractère. il se rapproche du p-anil crAne (llg. iCU) que j'attribue à Y Euchirotauna.

vées sont excellentes pour l'étude (fig. 264), car elles sont libres et jouent les unes sur les autres dans leur position naturelle : on voit en ent. un entosternum plus large et plus sculpté que dans YArchegosaurus ; sur ses bords antérieurs s'appuient des clavicules (épi sternum) dirigées, non en arrière comme

Fie. 263. — Hypoccntrum ou partie inférieure d'Aclinodon Frouardi, grandeur naturelle. 1 face postérieure; C. vu en dessous. — Permîcn de Muse, Saone-e Collection de M. Frossard.

chez YArchegosaurus, mais sur les côtés; ces pièces ont un prolongement qui s'articule par glissement avec des os s. ci, allongés, plats, en forme de rames, que j'appelle des sus-clavi-

Fic. Ï6i. — Ceinture thoracique de VActinodon Frossardi, vue sur la face ventrale, aux 3/5 de grandeur : ent. enlosternum recouvert par les deux clavicules ou episternum tp.; i. cl. sus-clavlculaire ; o. omoplate. — Permien de Muse. Collection do M. Frossard.

culaires; ils sont peut-être les homologues des acromions des omoplates dans les mammifères; en o. on voit une omoplate plus développée que dans YArchegosaurus, avec un épaississement sur le côté interne, dans la partie où adhérait le coracoïde et où s'articulait l'os du bras.

Quelques pièces des membres sont représentées dans les

figures "205 et 266 ; elles sonl très simples ; on croirait voir des os de fœtus de mammifères ou plutôt des os comme ceux

Patte de devant de l'Actiiiodon Frassardi, aux S/5 île grandeur; les deux us de l'avant-

ils l'étaient sans dgiite à l'état

Pic. SG6. — Pièces qui sent supposées pouvoir Aire un fémur et un tibia de YActintidon Frotsardi, aux Î/H de grandeur. — Permicn de Muse. Collection de H. Frossard.

des poissous qui oui des extrémités creuses remplies par une substance cartilagineuse molle. Cette disposition annonce

une grande infériorité", car c'est principalement à l'extrémité des os que les muscles et les ligaments s'insèrent cliez les animaux supérieurs. Elle parait indiquer des membres qui n'avaient que des mouvements généraux ; plusieurs de leurs os devaient avoir entre eux les mêmes genres de rapports que ceux de la colonne vertébrale.

reptiles. ara

Il y avait sur le ventre, entre les membres de devant et de derrière, des écailles d'une forme singulière; elles variaient suivant leur place ; quelques-unes (lîg. 2137) étaient très pointues.

Kir.. 218. — Fragment d'une portion vculr.iln uY VActinixItm AVosjurrfi, avec les écailles, grandeur naturelle, Pour faire ce dessin, nti s'est servi de l'empreinte ut de U ei'iilre-eiii|>r<'iiitc. l'i-rnii-u île liiaev-S.ùnl-Loup.

Leur disposition était sans doute la moine que dans VArchegoiourus; comme leur dimension est. notablement plus grande, il est plus facile de s'en rendre compte. On a représenté ici (fig. 268), de grandeur naturelle, un échantillon qui a été

donné au Muséum par M. Jutier, ingénieur en chef des mines; les écailles sont placées par rangées qui sont disposées en chevrons. Elles sont 1res longues, minces, étroites. Celles qu'on remarque en avant montrent leur pointe acérée qui s'enfonçait dans la peau. A droite, en arrière, sont deux centrum de vertèbres, vus sur le côté ventral; pour les rendre apparents, on a enlevé les écailles qui les recouvraient.

Ettchirosaurus. — Les recherches qui ont été faites dans le permien d'Aulun ont amené la découverte de nombreux ossements différents de ceux de VActinodon Frossardi; je réunis

Fie. 868. — Partie postérieure du crâno de VEuchirosaurus Hochet? vu en dessous, aux 2/3 de grandeur : bas. basilairc avec doubles concilies occipitaux c.o.\ tij. tvmpaniquc; npk. sphénoïde; pi. ptérjgaïde; pal. palatin; m. maxillaire. — Permien de Draej-Sainl-Loup. Donné au Muséum par Al. Jutier.

leur description sous un même nom, celui d'Euchirosaurus, en prévenant que c'est là un rapprochement tout à fait provisoire ; comme les os ont été trouvés par différentes personnes, à différentes places, à différentes époques, il est difficile de décider quels sont ceux qui doivent aller ensemble. Lorsque Cuvier aclassé les pièces fossiles dugypse de Paris, il a pu attribuer chacune à son espèce, parce qu'il a eu pour se guider les eues de la nature actuelle qui ont des affinités avec ceux des temps tertiaires. Mais l'examen des animaux récents ne

HEPT1LES. 271

peut jeter qu'une lumière bien affaiblie sur des créatures d'une aussi immense antiquité que celles des temps permiens.

î'armt les pièces dont la détermination m'embarrasse, je citerai d'abord une portion de crâne dont on voit ici la face inférieure (fi£ 2b9). Ce crâne ressemble beaucoup à celui de VActinotton Frossardi pour la disposition du spbênoïde, du ptérygoïde et de ses doubles condyles occipitaux, concaves au lieu d'être convexes; mais il est plus grand, proportionnément

IIS, 270. — IteslBiiralion il une w tèbra d'AMMrwiww Ibiditi, vue de prolll et vue sur la face postérieure, de grandeur naturelle : n. ueurépine ■«■ce de larges i.'.\p.i usions latérales al.; s. suture de la ne un» pi ne avec les neurapophjses ; J. n. Kvgapophyse unti-rii'urt-; i. p. zv^.ipophyse poiléricure; il. diapuptivse; c. facette i l'art nrululion <[■• la i'i)te; c. r, canal racliidien ; pi c. plcurucenlrum; i- c. pièce inli.'i L>uir ilu ivrilnim ; not. vide qui était rempli par la nuloeordc. — l'erruieu inférieur d'Igurnsy.

plus élargi; sa portion postérieure est bien moins exeavéo dans le milieu, et, si je ne suis pas trompé par de fausses apparences de sa paroi supérieure dues à des compressions, les yeux paraissent avoir été placés plus en avant que ebez VA ctitiodon. La ligure 270 présente un essai de restauration de vertèbres

que MM. Roche ont trouvées dans le permien d'Igornay et de Dracy-Saint-Loup ; je les attribue provisoirement à Y Euchirosaurus. Tout est singulier dans ces verlèbres. Leur neurépine, au lieu d avoir la forme d'une apophyse épineuse, se dilate transversalement, produisant de grandes avances latérales (fig. 270, a/., fig. 276, n.) ; je ne connais dans nos pays aucun animal vivant ou fossile qui offre une pareille conformation '. Ces expansions latérales ne sont pas également développées dans tous les échantillons ; les figures 271 et 272 offrent un exemple de leur diversité *; je n'ai pas de moyens de décider si ces varia-

Fig. 271. — Neurépine de vertèbre d' Euchirosaurus Rochei, vue en dessus, de manière à montrer son élargissement transversal, aux 2/3 de grandeur. — Permien de Dracy-Sainl-Loup. Donné au Muséum par M. Roche.

Fie. 272. — Neurépine de vertèbre d'un Euchirosaurus, vue en dessus, montrant un élargissement plus grand que dans la figure précédente, aux 2/3 de gr. — Permien d'Igornay. Donné au Muséum par M. Roche.

lions sont génériques ou si elles résultent de ce que les vertèbres appartiennent à des régions différentes de la colonne vertébrale.

Non seulement les cenlrum ne sont pas soudés aux arcs ncuraux, mais encore ils sont composés de trois parties non soudées entre elles, et, comme ces parties ont été en général isolées dans la fossilisation, elles offrent des énigmes aux paléontologistes; je n'oublierai jamais la singulière impression que je ressentis la première fois que je dégageai du schiste où elles étaient cachées, ces pièces 3 qui nous font saisir sur le

1. Les vertèbres d'un reptile permien du Texas signalées par M. Cope sous le nom d'Epicordylus marquent une tendance vers la disposition des neurépines iV Euchirosaurus (Proceeditigs of the amer, philosophical Society , vol. XVII, p. 515,

2. 11 y a des vertèbres qui n'ont pas ces expansions latérales; celles-là proviennent peut-être de VActinodon.

3. Elles m'ont été prêtées par M. Vélain qui les avait reçues de M. Roche.

Tailla manière dont la vertèbre s'est constituée : je vis d'abord (iig. 27,"1) des morceaux lisses en dessous, rugueux en dessus qui me rappelaient ceux que j'avais autrefois observés dans YActinodon <Hg. 263) ; ils représentent l'ossification isolée de la partie inférieure du cenlruin, et, pour cette ruison, on

jÂ*&

■ Fie. !73. — Hypocenlrum d'une vertèbre d'Euchiroiaurus ftochci, grandeur naturelle. A. vu île cûlé; B. vu sur la fice postérieure; C. vu en dessous. — Permien inférieur d'igornay, Sai)ne-et-Loire. Collection de la Sorbomie.

peut les appeler hypocenlrum V Je remarquai ensuite d'autres rudiments d'ossification (fig. 274) qui avaient une facette articulaire en dessus, et je m'aperçus que celte facette correspon-

Fifi. 27*. — Pie u roc en Ir uni d'EticAirojouru» Rochti, de grandeur naturelle. A. vu de côté; B- vu en dessus, montrant sa facette d'articulation avec la neurnpopHysc de l'arc ueural. — Pfrmien inférieur d'igornay. Collection de la Sorbonne.

dait parfaitement avec une facette placée de chaque côlé au dessous des arcs neuraux des vertèbres (fig. 275, ce».); j'ai donné à ces petits os le nom de pleurocenlrum* pour indiquer qu'ils forment les parties latérales du centrum.

1. 'I'ro, sous; xivtpov. centniiiL ou corps de vertèbre. Le nom inter- vertébral emploie par Hormunn de Meyer et celui d'inter- centrum employé par H. Copo n'ont pas eu, dans la pensée de ces savants nutcurs, la mi!me signification que j'attache au nom dhypocculruin. Selon moi, l'hypoccntruin est la partie fondamentale du centrum, tandis i|uc l'inler-verU'bral ou l'inter-ccntruni a été regardé comme une pièce distincte du centrum, intercalée entre deux vertèbres consécu-

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