‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 110 sur 128 · Kv/sipo;* qui est adroit de ses mains; <ra0po;, lézard · texte numérisé non relu

Kv/sipo;* qui est adroit de ses mains; <ra0po;, lézard

s'élale transversalement dans la région de l'épîtrochlce. Il porte plusieurs apophyses très saillantes comme chez les animaux fouisseurs. Deux d'entre elles forment la terminaison inférieure d'une forte crête deltoïde; un peu au-dessous de ce I le qui est placée sur le bord externe, il y en a 110e autre qui est située au-dessus de l'épieondyle ; j'ignore si ce sont des attaches de muscles ou bien si elles représentent les rudiments d'une arcade pour le passage d*un vaisseau. Notre collection renferme

des os de L'avant-bras de VEuchirosaurus; malheureusement nous n'avons pas de pièces de sa main qui nous aide à saisir la signification de son singulier humérus.

On voit dans la figure 276 la moitié proximale d'un fémur trapu comme l'humérus, avec une très large dilatation trochantérienne qui rappelle un peu la disposition de certaines tortues et des mammifères amphibies.

Les recherches de MM. Roche, Julier, Chanlon ont mis à jouiplusieurs autres os qui ont beaucoup de ressemblance avec ceux de YActinodiin découvert à Muse par M. K rossa ni ; mais

ils sonl notablement plus grands ; je donne ici la figure d'un entosternum (fig. 27!)) el d'une plaque de schiste où l'on voit l'omoplate en connexion avec un petit coracoïde, la clavicule (épisternum) el un fragment de sus-claviculaire (fig. 380). Je n'ose décider si ces pièces proviennent d'un grand Actinodon ou d'un Euchirosatirw. Quel que soit le genre auquel il faille les rapporter, elles sont précieuses, parce qu'elles nous permettent de mieux déterminer les homologtes des os de la ceinture

Fie. 279. — Enlosternum d'un Evcltiroiaunis ? vu Bur lu face ventrale, aux 2/5 de grandeur; on remarque de iliaque cillé de sa partie supérieure une dépression correspondant à l'appui des clavicules (épisternum). — Permien île Dracy-Sainl-Loup. Collection du Muséum.

tlioraciquc des labyrintliodontes. Comme jusqu'à présent je n'avais observé que trois pièces de chaque côté de la ceinture thoracique, il m'avait paru naturel de supposer que ces pièces étaient l'omoplate, la clavicule et le coracoïde. Aujourd'hui, je connais quatre pièces; en regardant les échantillons représentés dans la figure ci-contre (fig. 280) et dans la figure du Stereorocfcw(fig.281), je constate que l'os regardé d'abord comme un coracoïde est une omoplate au bord de laquelle le coracoïde est attaché; il résulte de là que je ne peux appeler omoplate l'os s. cl. de VArcftegosaurus (fig. 258) et de VActinodûH (fig. 264) qui s'articule par glissement avec la clavicule (épisternum) cl. ;

je Suppose que cet os est une pièce qui manque (Jqds beaucoup

de reptiles; ce serait peut-être l'homologue Je l'hyoslernum des tortues, du sus-claviculairc des poissons el de l'épine

Pic, Mu. - Os le In er„, grandeur : cl. claiicule ( cr.r. eonWM*, — Permi

IM Uiorari,[ui- OHii FudutOtouimt ;:,\ 3/5 de piMirnum] ; «. e. nn-clam-ulaire ; om. omoplate; ii de Draey-Sainl-Loiijv f.nller.l. dn Muséum.

de l'omoplate des mammifères, qui, à l'omoplate.

:r, ne serait pas soudée

Slereorarhis. — Le Muséum de Paris doit à la générosité de MM. Floche un bloc remarquable du permien inférieur d'Igornay, où sont réunis de nombreux ossements d'un même reptile; j'ai proposé de l'inscrire sous le nom de Stereomchht Rodiei. J'ai représenlé une partie de ce bloc dans la ligure 281, et plusieurs pièces isolées dans les figures 282, 283 et 384.

Le Stereorachis est une preuve frappante de l'inégalité avec laquelle l'évolution s'est produite, car on le trouve dans le même gisement que VEuchirostiurus, et pointant c'était un type bien plus perfectionné.

FOS.sll.ES PRIMAI IlES.

Les deux mandibules ont été conservées; l'une d'elles se voit dans la figura 2H1 aux 8/5 de grandeur; la mâchoire supérieure est représentée dans la figure 283 eux û ;3de grandeur ; malheureusement, les deux dénis les plus fortes son!

Iruiive réunis plusieurs os du StertaraeltiK tlontinaiif, des

grandeur : en/, enlos li'rnum ; cl. clavicule nu éfiislcrinini

cor. coracoïde; c. cilles; m. mandibules; M. 1. vertèbre vue latéralement;

v. p. ïerlêhre vue sur la face postérieure; cop. cuprolile. — Pennien

d'igornuy. Donné au Muséum par MM. Roclic.

brisées ; mais, telles qu'elles sonl, elles indiquent que le Stereorachis devait être une bête redoutable. Les dents ont une insertion ihécodonte'. Un coprolile qu'on aperçoit dans la figure

1. Ce morceau qui csl d'une extrême dureté el figuré» itatis le présent ouvrage mit «lé dégagés a' artiste du Muséum, M. Stalil.

2. H^xfl. gaine; oiwv, lient. Cela veul ilire qu; c iiti alvéole spécial.

ItKI'TII.ES. 2NI

281, cop. renferme des écailles de Ptilironiscus (jui montrant que le Slereorachis mangeait des poissons.

Les vertèbres (fig, 28 1 eL 283) contrastent avec celles de VA reheeo$aanti (ûg. 259}, de VActinodon (fiji. 2lï;t) el de l'Euchirosaurus (fig. 270); j'ai dit que, dans ces animaux, leurs éléments n'étaient pas encore soudés, et qu'une partie de la nolocorde subsistait à l'état cartilagineux. Dans le Slcrrorachis, les vertèbres étaient complètement ossiliées ; c'est pour marquer

irtiél* au Irait lu partie îles dénis 'l^'nriiay. Cullecliem du Muséum.

le progrès de solidification réalisé par ce reptile que j'ai proposé le nom de Slereorachis\ On voit dans la figura 2S."t une vertèbre dessinée de grandeur naturelle, et, à côté, la coupe verticale d'un centrant Quoique les vertèbres soient solidifiées, on pourra remarquer dans la coupe ci-joinle que leur rentrum est biconcave comme chez les poissons et les hhlhi/osaurus ; c'est là un reste d'infériorité.

Le bloc représenté dans la ligure 281 montre un entoster-

1. STtpE'iï, solide; p **/i;, colonne vertébrale 011 r.icMs. Régiilierenvnt, H mol devrait s'écrire Sttrcorhacliia ; mais, tomme l'usage est d'écrire racliis, et non riiscliis, je crois pouvoir mellre Stereoraehi*. C'est pour l;i 1111V111' raison que j'ai écrit Itachitomux, Trimerorachh.

VHÏ FOSSILES PRIMAIRES.

mim et> t., qui esl large en avant, rétréci en arrière ; il est entouré de côtes; il va, près de cet os, une grande clavicule cl., arquée comme chez les poissons et le Protriton; elle s'appuie sur une omoplate ont. qui porte à son bord interne le coracoïde . cor. L'os le plus curieux du groupe découvert par M. Boche esl

Fin. iS3. — Vertèbre de Slereorachi* vue uY cùté, grandeur naturelle. Toutes ses parties sont soudées : n. ncurépine non bifurquée ; *. a. lygapopliyse antérieure ; I. p. zygapophysc pnstérieure ; e. Tare antérieure du centruin. Ou a représeiiLé à cùté une coupe verticale du milieu d'un cenlrum pour montrer s» forme biconcave.

l'humérus qui esL dessiDé à part figure 284. Ainsi que M. Richard Owen l'a déjà constaté sur des humérus de reptiles triasiques, l'humérus du Stereorachis offre la singularité d'avoir quelques traits de ressemblance avec celui des mammifères monolrèmes. Comme dans les monotrèmes, sa partie proximale se porte d'arrière en avant, sa partie distale s'élargit extraordinaircmenl de gauche à droite par suite du développement de l'cpilrocliléc cl de l'épicondyle ; on voit aussi, comme dans ces animaux, une perforation pour le passage d'une artère. Les humérus de plusieurs reptiles actuels ont un petit trou au-

dessus de l'épicondyle. 11 y ;i déjA longtemps, un savant russe, Kulorga, avait signalé dans le permien de l'Oural un humérus qui avait à la fois une perforation près du bord interne, eomme chez le lion, et prés du bord ex terne, comme chez les lacertiens; il l'avait attribué à un mammifère, et l'avait inscrit sous le nom de Brithopm 1 . Les importantes recherches de M. Owen sur les

reptiles triasiques de l'Afrique australe tels que le Cynodraco, le Platypodosawrus et celles de M. Cope sur les reptiles permiens du Texas ont montré que de nombreux quadrupèdes des temps anciens ont eu leur humérus perforé *.

On voit dans le bloc de la figure 281 plusieurs écailles ; on

1. BpAù;, lourd; «ad;, pied. Kulorga, Beilriig'. sur Kenntniss der arganiachen L'cberreste de* Kupfenandatrins am watlichen Abhange des Urah. in-8", 1B38. — En 18H, Fisclier de Waldheini a reconnu nue l'ut attribué par Kulorpa à un mammifère provenait d'un reptile auquel il a donné le nom A'Eurotauiut. Le nom de Brithopus propoté par Kutorga a la priorité ; il doit clone être préféré.

2. Cm animaux ont été décrits par M. .Owen ions le nom de Ihériodontes, et par H. Cope suus le» noms de pélvcosaurieni et de théromorphes.

en a représente deux à part de grandeur naturelle dans la figure 285. Ces écailles ont l'aspect de piquants, elles sont plus étroites, plus aiguës ctproporlionnément plus petites que dans VActinodon et surtout dans Y Euchirosaurus ; peut-ôtre pouvaient-elles se redresser et servir d'armes défensives. UOphi-

derpelon, dont les caractères ont été mis en lumière par M. Huxley et M. Fritsch, avait aussi des écailles en forme d'épines.

La présence dans le permien inférieur d'un quadrupède aussi perfectionné que le Stereorachis dominam entraîne pour les évolulionnisles la pensée de tout un monde de qua-

F 'on f!rm7dvpî!!cî (lru P^ (,es q ui devront cire découverts dans du stereorachis les époques carbonifère et dévonienne. Déjà

domhians t gran- , . . . . .... .

«leur naturelle. — on a constate dans les couches houillères des Pcrmicn d Igor - quadrupèdes d'une organisation assez avan-

cée. Ainsi, dès 1863, M. Dawson a publié au Canada un livre intitulé : The air-breathers of the coal period, où il a fait connaître plusieurs reptiles, notamment une petite bête, appelée Hylonomus\ à vertèbres bien ossifiées, qui aurait été capable de respirer hors de l'eau, de grimper et de sauter dans les arbres.

M. Huxley a signalé dans le houiller de la Grande-Bretagne divers reptiles, parmi lesquels on peut citer VA nthracosaurus*, animal long de deux mètres, trouvé dans une houillère du bassin de Glascow. M. Atthey a figuré une vertèhre bien ossifiée de ce grand reptile 3 .

En 18 H, le docteur King a vu dans le houiller de Greensburg en Pensylvanie des empreintes d'un énorme animal 4 ; les traces

1. TXï), forêt; vojibç, demeure, parce que M. Dawson l'a trouvé dans un tronc d'arbre.

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