‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 38 sur 128 · Eu, bien; xottaftTo;, couvert; xptvov, lis · texte numérisé non relu

Eu, bien; xottaftTo;, couvert; xptvov, lis

ECHINODEHMES. D5

toutes leurs racines encore attachées au sol sous-marin sur lequel ils ont vécu (fig. Gû). Ces crinoïdes permettent de se

l'ic. m. — Calice <rE«caltjptocrinux craint», US 8/4 de grandeur : A. basâtes ; ir. premières r.idialrs ; -r. ji/onde* mtiali-s : \hr. i-lihr. premières et deuxièmes brachiales ; i. r. premières cl si'i'innli'a inli'i-rail iules. Les sousbniales ne «ont pat visibles ici. Les bras sont brisés de manière A bien montrer les pièces dolabrilormes ' dol. qui partagent les bras en deui parlies et dot. qui sont placées entre les bras, — Silurien supérieur de Waldron, Indiana. Donné au Muséum par H. de Cessnc.

Taire «ne idée de ce qu'était le fond des océans dans les anciens

1. Peut-être les 6 lanccUes et les 3 deltoïdes des bhistoides sont les homologues des singuliers OMiculc» do Y Eucahjiitocrlnlta auxquels on a donné le nom de pièces dolabriformes [dolalira, doloîre).

âges du monde. M. James Hall dit que leur ensemble a dû avoir Faspeel d'un jardin de lis ou de tulipes'. En Angleterre, dans le Musée de Dudley, il y a une magnifique colleclion de crinoïdes qui ont été tirés surtout du monticule de calcaire de Wenlock silué aux portes de la ville.

Pour juger de toute la richesse des crinoïdes dans les mers siluriennes du nord de l'Europe, il faut parcourir Y Iconographie des crinoïdes d'Angelin, que les pieuses mains de ses amis MM. Lindstrôm et Lovén ont Tait paraître après sa mort ; on ne tourne pas sans admiration ses vingt-neuf planches in-folio; l'œuvre des savants suédois équivaut au plus beau cantique qu'on pourrait composer en l'honneur du Créateur. D'autres publications très importantes sur les crinoïdes primaires ont été faites par Miller, Jean Mùller, Goldfuss, Billings, Le lloo, Schultxe, Mcek, Worthen, MM. de Koninck, Ferdinand Roemer, Shumard, Beyrich, Herbert Carpenter, Wtiiificld, Œhlerl, etc. H faut citer tout particulièrement l'ouvrage que MM. Wachsmuth et Springer viennent de publier.

Les crinoïdes peuvent être partagés en deux groupes chronologiques : les paléocrinoïdes et les néocrinoïdes.

PlG. 66. — Mariupiocrinii!

calai**, aux Ï/'S de grandeur : I. tige; b. basâtes à peinevisiblc:; lr. ctîr.radialci;i. r. in ter-radiales; br. brachiales; p.

de» bras. — Silurien supérieur de Dudley. Collection loologique du Muséum.

t. The fauna of Ihc Niagara group, in central Indiana (28* rapport ai Musée d'histoire naturelle de New-York, p. 145. Albanj-, 1879).

Les premiers sont caractéristiques des terrains primaires; comme chez les oursins, leurs viscères sont complètement enfermés dans une boite constituée par des ossicules calcaires serrés les uns contre les autres et formant en dessus une voûte; c'est pourquoi Jean Mullcr les a inscrits sous le nom de crinoïdes tessellés'. Les seconds ont eu leur règne après les temps primaires; la partie supérieure de leur corps n'est pas protégée par une voûte d'ossicules calcaires; Jean Muller les a appelés crinoïdes articulés pour indiquer que généralement leurs ossicules se soudent moins que dans les tessellés.

Comme la plupart des types du monde organique, le type crinoïde a été très changeant. Un crinoïde proprement dit doit

Pic. 67. — Edriocrimu laccufiu, aux 3/4 de grandeur. La partie au-dessona de la ligne a. b. a été dessinée au moyen d'un autre échantillon (d'après H. Hall). — Dévonien inférieur de l'État de New-Yurk (gris d'Oriskany).

avoir une racine, une tige et un calice garni de bras. Mais la racine peut manquer, la lige aussi disparaît quelquefois. Ainsi VAttytocrinus* du carbonifère lire son nom de ce qu'il n'avait pas de tige calcaire. M. Hall a fait connaître un genre, l'Edrioarimu' (fig. 67) qui avait une tige dans la jeunesse, et plus lard devenait libre; non seulement il brisait sa tige, mais encore il réparait sa cassure et polissait la base de son calice,

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