‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 39 sur 128 · ESpato;, stuile; xft'vov, lit · texte numérisé non relu

ESpato;, stuile; xft'vov, lit

de manière à dissimuler l'état de captivité où il avait été dans sa jeunesse.

La disposition des pièces qui constituent le calice des crinoïdes a produit des aspects fort variés; malgré leur diversité, on peut y apercevoir un plan général; la figure 68 donne une idée de ce plan : au milieu se trouve le dernier disque de la tige, marqué par la lettre d. ; au-dessus il y a un cycle de cinq pièces qui sont appelées basales 6. ; avec elles, alternent cinq pièces dites radiales r. ; chaque radiale porte une double rangée de pièces qui forment les bras et que, pour celle raison,

Fie. 6tf. — Dessin imaginaire d'un crinoïde dont les pièces sont supposées étalées à partir de la tige : d. disque central qui est le dernier segment de la tige; b. verticillc de basales; r. verticillc de radiales; br. brachiales; t. br. in ter-brachiales.

on nomme brachiales br.; les pièces qui s'intercalent entre elles sont les intcr-brachiales t. br.

Suivant que ces diverses pièces ont eu un ou plusieurs centres distincts d'ossification, le calice a pris des aspects très divers. Ainsi, il y a souvent, au-dessous des basales, un çyfcle de plus 1 , composé de cinq pièces; je suppose que ces sousbasales 2 représentent la dernière pièce d. de la tige qui s'est

1. On appelle dicycliques les crinoïdes qui ont deux cycles de pièces au-dessous des radiales, et monocycliques ceux qui ont un seul cycle.

2. MM. Herbert Carpcntcr et Zittel ont fait remarquer qu'on ne pouvait lisser à ces pièces le nom de basales, puisque les vraies basales, comme on le verra plus loin, semblent les homologues des génitales des oursins. On a inutilement

développée par cinq poials d'ossification restés distincts. Chacune des cinq radiales, au lieu d'avoir un seul centre d'ossification formant un rang unique de pièces, peut en avoir plusieurs : par exemple dans le Platycrtnus ' (lig. 09), il y a un

Fig. G9. — Plalycriniu voisin du Shumardanus ; grandeur naturelle; (. tige; b. basales; 1 r. grandes radiales; 3 r. petites radiales; br, brachiales; p. pinnulc»; la voûte est cachée par les bras. — Carbonifère de Crawfordsvillr, Indiana. Collection de M. de Morgan.

rang de grandes radiales et un rang de toutes petites radiales ; il y a deux rangs de grandes radiales dans le Graphiocrinus * (fig. 72), trois dans le Thylacocrinus 3 (fig. 73), quatre dans le

appliqué aux vraies basâtes les noms de sous-radiales ou de para basai es. NU. Agastii, Lovén, Wadismuth ont eu raison, a mon avis, de regarder les sous-baialc» comme les homologues des anales des oursins.

1. Iftxrv;. plat; xpfrov, lia. Le genre Platijcrimtt a présenté un grand nombre de légères mutations, d'après lesquelles on a établi une multitude d'espèces, souvent difficiles a distinguer. H. CEhlerl, qui a bien voulu se charger de déterminer l'échantillon de H. de Morgan figuré ici, pense qu'il est 1res voisin du l'ialycribmj Shxmardanvt, décrit par H. Hall dans la Palaontology of loiva, t. I, part. 2, p. 5M, pi. VIII, lig. 5 ; il lui semble néanmoins en différer par sa plaque basalc qui n'est pas concave, par le manque de biseau aux sutures des plaques du calice, par ses pièces brachiales qui ne sont pas alternes près de leur point de dichotomisrtion et enfin par le mode d'échancrurc des plaques radiales.

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