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LES BIVALVES ET LES GASTROPODES PRIMAIRES

Les mollusques comprennent deux grandes divisions : celle des mollusques proprement dits, tels que les bivalves et les gastropodes, et celle des céphalopodes. Les embryons des premiers commencent sous forme d'un vitellus sphérique, comme chez les polypes, les batraciens, les mammifères ; les embryons des seconds se présentent sous forme de cicatricule, comme dans les poissons, les reptiles allantoïdiens, les oiseaux.

11 n'est pas impossible de comprendre comment, par suile de l'augmentation des granules nutritifs, un œuf à vitellus sphérique, tel que celui d'un gastropode, est devenu un œuf avec cicatricule tel que celui d'un céphalopode. Mais, comme nous n'avons à l'état fossile que des coquilles, nous sommes incapables de décider si ce changement a eu lieu.- En général, quand une coquille univalve a des cloisons, on l'attribue à un céphalopode; quand elle n'en a pas, on l'attribue à un gastropode ; cependant un céphalopode actuel, Y Argonaute, nous apprend qu'une coquille de céphalopode peut être dépourvue de cloisons, et au contraire certaines coquilles primaires, rangées près des gastropodes, ont des cloisons.

On connaît plusieurs gastropodes dans le cambrien. M. llicks a découvert douze espèces de bivalves et une seule espèce de céphalopode à la partie inférieure de l'étage de Trémadoc,

qui forme la transition entre le cambrien et le silurien. Dans le silurien, les céphalopodes sont bien plus nombreux que les gastropodes et les bivalves ; leur règne a eu lieu dès les temps primaires, tandis que c'est à l'époque tertiaire et à l'époque actuelle que les gastropodes ont eu leur plus grande extension. Comme ces derniers sont moins perfectionnés que les céphalopodes, il faut admettre que le développement n'a pas été également progressif dans tous les animaux fossiles.

Bivalves. — Les bivalves 1 , appelés aussi acéphales 1 , conchifères 3 ou lamellibranches *,ont été d'abord divisés en dimyaires* et en monomyaires . Les premiers ont deux muscles appelés adducteurs parce qu'ils servent à rapprocher les deux valves; chez les seconds, l'adducteur antérieur s'atrophie jusqu'à disparaître totalement ; le postérieur se développe en proportion et se porte vers le milieu de la coquille. D'Orbigny a substitué à ce mode de division le partage en pleuroconques 7 , qui sont couchés sur le côté ainsi que les poissons pleuronecles, et en orthoconques 8 qui se tiennent droits, la bouche en bas, l'anus en haut. Cette classification a l'avantage de grouper les animaux d'une manière très naturelle, mais comme les mollusques ont souvent une position oblique, on peut être embarrassé pour décider s'il faut les ranger parmi les pleuroconques ouïes orthoconques. Beaucoup de naturalistes ont adopté la classification suivante de Woodward qui me semble moins bonne que les précédentes :

. . ... ( Sinupalléaux.

( Siphonides. ] . .. ...

Bivalves. I Intégropalléaux.

( Âsiphonidés.

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