VLiyÀi, cœur
G. tonus et Cardïnm.
espèces vivantes de la mer Caspienne, connues sous le nom *YAdacna % avaient des tubes plus longs que leur coquille, et, comme on le voit dans la figure ci-contre, le Conocardium du carbonifère avait un long tube qui a dû loger un siphon très développé.
Parmi les bivalves à coquille sinupalléale, on peut citer les anatinidés qui ont été répandus à l'époque primaire ; à part ces animaux, les mollusques sinupalléaux sont rares dans les terrains anciens, et, comme ils sont évidemment les plus élevés des bivalves, leur tardive apparition semble dénoter un développement progressif.
Parmi les formes que je viens de citer, quelques-unes ont été spéciales aux époques primaires, comme le Megalodon (fig. Mi) et le Conocardium (fig. 115). Mais la plupart se lient aux formes actuelles : la Lima nom y a ressemble à une Anomia qui aurait les auricules des Lima ; VAviculopecien tient des Pecten et des A vicula; le Pernopecten se rapproche des Pecten et des Perna; on a pu confondre YAmbonychia avec YlnoceramuSy le Ctenodonta avec la Nucula , la Palœarca avec YArca ; Y A xi nus a la forme de la Trigonia ; la coquille de YAnthracosia est voisine de celle de YUnio;\n Carbonicola est une Anthracosia avec des dents latérales. En outre, plusieurs espèces anciennes ont été rangées dans les mêmes genres que les coquilles actuelles ; beaucoup des formes récentes des coquilles bivalves semblent la continuation de celles des &%e$ primaires.
Gastropodes 1 . — Il n'est pas toujours facile de distinguer un gastropode univalve muni de son opercule d'avec une coquille à deux valves; on en a la preuve dans la Maclurea* que plusieurs naturalistes placent parmi les gastropodes et que
1. Les belles recherchos de M. de Lacaze-Duthiers ont montré qu'entre les bivalves et les gastropodes, il faut placer les solénoconques qui ont pour type le genre Dfiitaiium. Il y avait déjà des Dent al iu m dans les temps primaires.
i. En l'honneur de Maclure, un des fondateurs de la géologie américaine.
GASTROPODES. 141
d'autres mettent parmi les bivalves 1 à côte d'une forme crétacée (Requienia Lonsdaliï). Supposons un opercule de gastropode qui s'est développé, il devra ressembler à la petite valve d'un bivalve très inéquivalvc comme Requienia. De tels changements sont d'aulant plus Faciles à concevoir que le commencement embryogénique des bivalves et de beaucoup de gastropodes est sensiblement le même.
Les gastropodes ont été divisés de la manière suivante :
; à poclic pulmonaire Pulmonés.
I •' Pied bien développé dans ( Prosobrancbes.
Gastropodes ! . . . . J l'adulte. ( Opisthobranclics.
/ ' I Pied rudimentaire Nucléobranches.
\ \ Pas de pied Ptéropodes.
La plupart des gastropodes marins commencent par avoir un vélum; plus lard ils le perdent, et leur ventre s'épaissit pour former la masse musculeusc au moyen de laquelle ils rampent ; de là est venu leur nom de gastropodes \ Les ptéropodes n'ont point un pareil épaississement, et ils retiennent jusque dans l'âge adulte des petits prolongements appelés ailes qui leur servent à nager \ Ces gastropodes de caractère embryonnaire sont ceux qui paraissent être venus les premiers dans le monde ; on trouve dans le cambrien inférieur VHyalites k et la Cyrtotheca' . Les époques cambrienne et silurienne ont vu leur plus grand développement. Je figure ici (fig. 116) une Conularia" caractéristique du silurien de la France. M. Barrande, dans son grand ouvrage sur la Bohême, donne les
1. Murchison, dins le Quarlerhj Journal of the geological Society, vol. XV, p. 378, 1859, s'est exprimé ainsi : « La ressemblance de la Maclurea avec les genres Caprotina ou Caprinella est évidente, et c'était au groupe des rudistes que Woodward fut d'abord incliné à rapporter ce genre. Il l'a cependant rangé parmi Us hétéropodes {nucléobranches) comme une formt solide, probablement sédentaire et alliée au Bellerophon. »
-. ra<TT7jp, pb;, ventre; icoOç. no5b;, picJ.