Diminutif de conux
chiffres suivante des espèces primaires connues jusqu'à présent :
Il faut avouer qu'il y a encore beaucoup d'obscurité autour des animaux anciens qu'on a rangés sous le nom de pléropodes : la Conulariti (lïg. 116) est grande, tandis que les ptéropodes
actuels pourvus de coquilles sont fort petits; la Salterella, l'Hemiceras et la Conularia fecuada ont un test très épaissi en dedans, au lieu que les ptéropodes d'aujourd'hui ont un test mince. La Phragmolheca, VByalites et quelques Conularia ont des cloisons comme en pourraient avoir des céphalopodes dépourvus de siphon ; il n'est pas impossible que certaines coquilles des prétendus pléropodes représentent des formes originaires de cépalopodes.
Les nudéobranches', appelés aussi héléropodes *, n'ont pas de nageoires comme les ptéropodes ; néanmoins, leur pied, très
I. C'csl-â-dirc branchies dans un nueléus. parte que il coquille de plusieurs nudéobranches est resiée A l'étal de nuclèus. c'est à dire dans l'état on est la coquille des embryons des gastropodes marins plus parfaits; ce auclcus est si petit qu'il ne peut proléger que les branchies.
i. "Ercpî,-, autre; -i\.;, z'Ao;. pied, parce que leur pied * anc autre forme que dans la plupart des gastropodes.
GASTROPODES. 143
peu épaissi, leur coquille restée souvent à l'état de nucléus, leur donnent encore un caractère d'infériorité. On leur a attribué les coquilles nombreuses et variées connues sous le nom de Belierophon 1 (fig. H7), celles des Cyrtolites'-, des Porceîlia', etc. Mais les incertitudes que les paléontologistes rencontrent, lorsqu'ils veulent classer certains pléropodes anciens, se renouvellent en présence des nucléobranchcs primaires. Le Belierophon, au lieu d'être rangé parmi les nucléobran-
Fie. 117. — UtUeropkon hiulcvs, grandeur naturelle, vu latéralement et du cité de l'ouverture, de manière à montrer l'entaille médiane. — Carbonifère de Tournaj. Collection d'Orbigoy.
ches, aélé considéré, tantôt comme un pléropode, tantôt comme un opisthobranchc, tantôt comme un prosobranche', tantôt comme un céphalopode. On doute s'il faut, avec Woodward, meure la Porceîlia dans l'ordre des nucléobranches, ou bien, avec d'Orbigny, la mettre à côté de la Murchisonia cl de la Pleurotomaria, daos l'ordre des prosobranches ; ceci nous montre que, pour la disposition des coquilles, seules parties sur lesquelles nous puissions raisonner, les séparations entre les différents ordres de gastropodes ne sont pas bien tranchées.
On n'a pas trouvé dans les terrains primaires de traces d'opislhobranches 3 ; comme la plupart de ces animaux sont pri-