‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 69 sur 128 · iiaKOÎ. iN-|iii-. xjpnti · texte numérisé non relu

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i. Tfo/ii;, roue, et nép»;.

UAsroeeras' <fig. 143) prenait la forme d'une outre, et avait ses loges aériennes restreintes à une partie du contour de sa coquille.

Tous ces genres avaient une large ouverture; on a établi sous le nom de gompliocératidés une section spéciale pour des naulilidos qui avaient leur ouverture contractée; je donne ici comme exemples un dessin de Gomphoceras* (fig. 139) et

te |:W. — Miiulr interne de Gomphoeerai piri forme, vu do ciliô.i I i grai iil rur. — Silurira lupéflenr Ar Lcinlwarilinr, près Ludlow.

DilWtion ilu Muséum.

I. — Pkngmoeouu Broderipii, au 1/3 da grandeur. — Silurien m péri eur de Loclikov, Rohcme. Donné par H. Barrtndo

à rf.roln de» Mines.

un dessin de Phragmoceras 3 (fig. 140); on pourra consulter aussi les figures 155 à 164.

Les ammonitidés se distinguaient des nautilidés par leurs cloisons dont les bords étaient découpés de manière à former, en avant, des prolongements qu'on appelle des selles, et, en arrière, des creux qu'on appelle des lobes; ils se distinguaient aussi par leur nucléus s plié ri que. A part le Sageceras ' et le

rc, et xi?»

4>pTr|ù:, clillurc.

liyt), selle; xêpa;, corne

Ceratites ' qui ont élé trouvés par M . Waagen dans le carbonifère de l'Inde, les ammonitidés des terrains primaires ne sont représentés que par les Goniatites. Ces coquilles avaient pour caractère d'avoir des cloisons concaves avec un goulot dirigé en arrière ; les découpures de ces cloisons étaient simples comme celles des nautiles ou bien elles affectaient une forme anguleuse *; la ligure 1 il représente une Goniatites à découpures anguleuses. La Clymenia s , dont les ligures ont été

FlG. Ml. — Goniatittt inlumetctni. À. individu vu de coté, grandi 2 fuis; B. individu vu lur le bord convexe, de grandeur naturelle. — Dévonien de

Grand, llarlz. Collection du Muséum.

données dans la page 152 (lig. 129 el 130), était une Goniatites à siphon placé sur le bord concave, au lieu d'être placé sur le bord convexe.

On voit par ces citations combieu sont considérables les différences que présentent les genres des céphalopodes primaires. Cependant je ne pense pas déraisonnable de supposer que ces animaux ont pu être dérivés les uns des autres. 11 est intéressant d'examiner à ce point de vue les parties qui ont fourni les principaux caractères d'après lesquels on a institué les genres; j'étudierai successivement : le siphon , les cloisous, l'ouverture de la coquille, sa courbure, son nucléus.

Le siphon. — Si nous regardons le siphon d'un nautile actuel, nous le voyons très exigu, servant ù loger un étroit

t. Klpaç, corne.

!. De là est venu le nom du Goniatites (vnnii, angle).

'i. Nom mjlhologirjuc ; Clynùne était lille de l'Ociïan .

FOSSILES EMUMA1KES.

prolongement du corps auquel on donne le nom de funicule. Au premier abord, il est difficile d'en comprendre la signification ; mais on la saisit aisément si, comme M. Barrande, on étudie les céphalopodes primaires. Considérons d'abord la forme représentée ligure 142; elle a été décrite par M. Barrande

Fie. 14-. - Apkragmdes liuchi.

moule destiné aux 3 I de grandeur : on ne voit pas de chambres aériennes i d'après M. Barrande».

— Silurien supérieur de Bohème, étage E.

Fi€. 14:1. — Moule de YAscoieias Keyserlingi, aux 3/4 de grand.

On voit à gauche les chambres aériennes, et à droite la partie de la chambre d'habitation qui est 1* homologue du siphon des autres céphalopodes 'd'après M. Barrande).

- - Silur. sup de Bohême, étage E.

sous le nom d'Aphrag m ile$ l , parce que ce savant paléontologiste n'y a pas observé de chambre aérienne; il Ta regardée comme la forme la plus simple sous laquelle on puisse concevoir la coquille d'un céphalopode-. Près de la figure de VAphragmites, j'ai mis celle de YAscoceras (fig. 143); elle

I. A, privatif et çpa\jio;. cloison. Mus récemment, M. Barrande a cru s'être trompé en regardant VAphragmites comme représentant l'état permanent d'un genre spécial, et il l'a rapporté au genre .4scoceras. 11 a supposé que, pour ajouter une chambre aérienne. VAscoceras résorbait ses cloisons. et que VAphragmites était un Ascoceras saisi au moment où il a résorbé ses cloisons. Pour l'étude d'évolution qui nous occupe, il importe peu que VAphragmile* ait représenté une forme plus ou moins transitoire.

t. Le l*iloceras avait été considéré par Salter comme la forme la plus simple sous laquelle on puisse concevoir une coquille de céplnlopode i Billiugs a supposé que le l'iloceras n'était pa< une coquille entière, mais seulement une série de eimes • iVmboitenient d'un lan:e siphon. M. Whilficld parait disposé à adopter l'opinion de Salter • Huit. oflUe American Mu*enm of natural hstory* New-York, 23 dél'Ciilhiv I *0<| ».

montre plusieurs chambres aériennes placées sur le côté; ces chambres laissent un vaste espace qui permettait au corps de l'animal de s'étaler dans la partie postérieure de la coquille. Chez le Cameroceras' (fig. 144), les chambres aériennes n'étaient plus restreintes à une partie du contour de la coquille comme chez VAscoceras, mais elles laissaient encore entre elles un grand vide pour la partie postérieure du corps de

r*ic. 144. — Cameroceras du)itci, Via. 115. - Coupe verticale de

moule brisé Je manière i't monlrer l'Ormocras franautirttm, aux S/S

la Inrgeur du siphon, an 1/3 de de grandeur : cl. cloison ; un voil

grand. : A siphon qui rlai! engagé en i. la singulière dispusiliiiu du

dan* la partie B. occupée par les siphon. — Silurien supiMeunl'Ll-

logei aériennes. — Silur. inf. de bersrenth.en t'ranconic. Collec-

Sl-Pétersbourg. Coll. d'Orbignv. lion Puïoî, a l'École des Mines.

l'animal; ce vide représente le siphon des orthocères ; quand son moule est isolé, ainsi qu'on le voit à gauche de notre figure, il risque d'être confondu avec un orlhocère. Dans YOrmoceras* (Tig. 14"») l'espace laissé libre entre les chambres aériennes se contracte au niveau de chaque cloison ; dans YOrlhoceras angulalum (lig 146), il se rétrécit et prend l'aspect d'un large siphon; enfin l'orthoccre de la figure 147 montre l'étal le plus ordinaire du siphon des céphalopodes.

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