I. Caméra (wjiip*;, chambre
î. 'Offui;, rangée de |ierlca ; xîpi;. ■
'ipbim.
FOSSILES MtllUItES.
Ainsi I* liphon n'est qu'un reliquat de l'eut dans lequel se liomail la partit postérieur*; du corps avant que les loges aériennes eussent empiété sur elle : cela a été clairement établi par le* travaux de M. Barrande.
La diminution du siphon, ayant été en proportion de l'augmentation des loges aériennes, la coquille est devenue plus
Vit. MU. — Coupe verticale d'un FiU- 147. — Coupe verticale de
muaient de VOrthocerat angula- YOrthotxrw* regutare, aux 3/3 de
lam?,iiuxi/:lde(tTaud.:f.»iphon; grandeur. — Memci lellrei. —
cl. cloimiirt. — Siliir. >up. de l'Ile Silurien supérieur de Kuchelbad.
ilo (lotlilimil. Donné par do Ver- Donné par H. Barrande à l'École
lit u il i l'Ecole des Minet. des Nine*.
lénÙTB, et probablement le céphalopode a changé ses mœurs (l'animal rampant pour celles des animaux nageurs. Ce n'est pus là le seul procédé qui ail été employé pour diminuer la pesanteur des animaux; quelquefois les loges aériennes n'ont, pas élé agrandies, mais elles ont été rendues plus nombreuses, ilu Mirlu que l'espace qu'elles ont occupé a été considérable, i'umpiu'ali vrmciit à celui où était logé le corps de l'animal; ainsi il y a des céphalopodes dont la chambre d'habitation était roluli\uinenl nelUe, lundis qu'on voit des Goniatites où elle preuuil tout un loue de spire.
An lieu d'être diminuée, la pesanteur de la coquille a sou- \cnl été nujiiui'nlée : comme les marins mettent du lest dans km'* navires pour rendre leur coque moins légère, les céphalopitdr» primaires mil stVrêlê du calcaire qui a rempli succès-
sivement leur siphon. M. Barrandc s'est livré à d'ingénieuses études sur ces sortes de dépôts qu'il a appelés dépôts organiques pour les distinguer de ceux qui proviennent des infiltrations minérales produites lors de la fossilisation. Le dessin (Qg. 148) d'un échantillon à'Ormoceras offre l'exemple d'un de ces remplissages organiques; la teinte gris-clair s. c. représente la partie du siphon qui a été pénétrée de calcaire pendant la vie de l'animal; la teinte plus foncées, représente
PlG. 148. — Coupe verticale de rOrmoeenu tenaifiium, aux 3/5 de grandeur: cl. c bisons des logea aériennes; t. c. siphon avec remplissage or £i nique représentant la partie occupée d'abord par l'animal ; t. partie médiane à laquelle la portion |>ostérieure du corps île l'animal a été réduite en dernier lieu. — Silurien inférieur lie Watertown, ISIai-k River lime-atone.
Collection de Vcrneuil, à l'Ecole des
Fie.
110. — Cyrtoeerai rebelle, aux S/3 de grandeur : a. coupe verticale montrant que la position du siphon n'est pas la même dans toute la longueur do la coquille; b. coupe au niveau de la dernière loj!c aérienne avec le siplion placé prés tin centre; e. coupe iraiisvcrse de la loge aérienne du bas avec lo siplion près du bord (d'après M. Barrande). — Silurien ' supérieur de Bohême.
une substance d'origine toute différente, introduite, après la mort de l'animal, dans la place laissée vide par la décomposition du prolongement postérieur du corps; c'est un dépôt de pétrification 1 .
I. L'idée oTorUioceres supposés vivipares, auxquels or tenu, a été inspirée par ta vue de dépôts organiques s réguliers emboîtés les uns dans les autres.
On conçoit, d'après les détails précédents, que le siphon, représentant simplement un reste de la partie inférieure du corps qui a perdu son importance, sa position ne saurait offrir un caractère d'une grande valeur pour la distinction des espèces; en effet, M. Barrande a constaté que dans une même espèce, sa place présentait des écarts qui vont jusqu'aux 3 h du diamètre de la coquille. Non seulement il a observé des différences parmi les individus d'une même espèce, mais encore il a vu que, dans un même individu, le siphon change de place suivant l'âge ; par exemple, la figure de la page précédente (fig. 1 49) montre un cyrtocère où le siphon est placé près du bord, dans le bas de la coquille, et où il est placé près du centre, dans la loge aérienne qui a été formée la dernière.
Ces remarques ont engagé M. Barrande à supprimer la distinction des genres basée sur la position du siphon ; ainsi pour lui :
Le Sycoccras est un Gomphoceras dont le siphon est placé au bord de la
coquille, au lieu d'être placé entre le bord et le milieu. Le Crypioccras est un Naulilus dont le siphon, au lieu d'être au centre de la
coquille, est sur son bord convexe.
Le Nautiloccras est un Gyroccras dont le siphon est placé près du centre, au lieu
d'ôtre contre le bord convexe.
L'Aploccras est un Cyrtoccras dont le siphon est placé près du centre, au lieu
d'être contre le bord convexe.
La M cha et le Carneroceras sont des Orthoceras qui ont le siphon placé contre le
bord de la coquille et non vers le centre.
Les cloisons. — Les cloisons qui séparent les chambres aériennes ont été considérées comme fournissant de bons caractères pour la distinction des genres. J'ai rappelé que, chez les ainmonitidés, elles présentent de profondes découpures qu'on appelle les selles et les lobes, tandis que, chez les nautilidés, elles restent droites ou sont simplement sinueuses. Entre les formes anguleuses des Goniatites qui représentent l'élat primitif des ammonitidés et les formes droites de plusieurs naulilidés, il y a une multitude de nuances que MM. Sandberger ont bien fait ressortir dans leur admirable
ouvrage sur les fossiles dévoniens de Nassau. Les changements que présentent à cet égard les Goniatites ont permis d'établir plusieurs tribus ; je reproduis ici le tracé des lobes de ces tribus avec les noms qui ont été admis par MM. Sandberger (fig. 150) ; on voit en a. ce qu'ils ont appelé les
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FlG. 150. — Représentation des cloisons dans les diverses tribus de Goniatites : a, linguati; b. lanceolati; c. genu/racti; d. serraii; e. crenati; f. acutolaterales ; g.
magnosellares ; h. nautilini (d'après MM. Sandbcrger).
Fig. 151. — Variations des cloisons dans Goniatites retrorsus. MM. Sandbcrger ont donné des noms à chaque variété : a. planilobus; b. amblylobus; c. circumflexus ; d. acutwt; e. auris; f. retrorsus tijpus; g. undulatus; h. lingua; i. sacculus; j umbilwatus; k. curvispina; l. oxyacanthus. — Dévonicn d'Allemagne.
linguati; il n'y a pas loin de ces linguati aux lanceolali &., et aux serrati d. ; il n'y a pas loin non plus des lanceolali aux
161 FOSSILES PKIHA1RES.
acutolateralesf., et de ceux-ci amgenufracti c, auxcrenati e., ou bien aux magnosellares g., qui, eux-mêmes, ne sont pas loin dfis nautilini h., dont les cloisons rappellent celles des nautiles. Les passages entre ces formes semblent avoir pu se produire pendant les temps géologiques, car MM. Sandberger ayant examiné plus d'une centaine d'échantillons très bien conservés d'une seule el même espèce, le Goniatitesretrorsus, ont vu ses variétés représenter des différences égales aux différences appelées spécifiques 1 ; on en jugera par les dessins de la figure 151.
C'est seulement près de leur bord que les cloisons d'un grand nombre de céphalopodes forment des découpures; dans leur milieu, elles ont une disposition uniforme. Les seules variations de leur partie médiane consistent en ce qu'elle est con-
fie. 152. — Coupe Ou Xotkoceras botieitùcum, au 1/3 de grandeur, la siphon t.. Ici cloisons concaves cl. el les goulots g. dirigés en avant ; c. h. chambre d'habitation (d'après M. Barrandc). — Silurien supérieur de Bohême, étage F,
cave ou convexe, et en ce que le goulot 2 est dirigé tantôt en avant, tantôt en arriére. Dans les nautilides, les cloisons sont concaves et les goulots sont tournés en arrière; dans les ammonitidés, les cloisons sont convexes et les goulots sont tournés en avant. Hais ce n'est pas là une règle constante, car les Goniatiles et les Clymenia (fig. 130), que la plupart
1. Les récents travaux de H. Branco ont montré que chci un même individu l'âge amenait de grands changements dans la forme des cloisons.
i. En regardant la figure 130 do la page 15Î, on verra que le goulot est la partie de la cloison qui s'invagïne pour entourer le siphon.
des conchyliologistes rangent auprès des ammonitidés, ont leurs cloisons concaves et leurs goulots dirigés en arrière comme chez les nautilidés; au contraire les Nothoceras 1 qui sont des nautilidés, ont leurs goulots dirigés en avant (fig. 452) comme chez les ammonitidés.
Ouverture de la coquille. — J'ai déjà rappelé que l'ouverture de la coquille présente des différences considérables chez les céphalopodes primaires, et que, d'après ces différences, il faut établir deux grandes séries : celle des nautilidés à large ouverture et celle des nautilidés à ouverture contractée; M. Barrande appelle les premiers des nautilidés à ouverture simple, et les autres des nautilidés à ouverture composée. 11 me semble que M. Barrande a bien fait de séparer ces deux catégories de céphalopodes, car sans doute un animal qui était enfermé, comme le Phragmoceras ou le Gomphoceras, ayant peu de communications avec le monde extérieur, présentait un contraste avec les nautiles actuels. Cependant, il y a quelques misons de croire que les nautilidés à ouverture simple peuvent être descendus des nautilidés à ouverture contractée.
La première raison, c'est qu'on ne peut manquer d'être frappé de voir que chacun des genres à ouverture contractée répond à un genre dont l'ouverture était large; ainsi :
Le Glossoceras répond à l'Ascoceras.
Le Gomphoceras — à l'Orthoceras.
Le Phragmoceras — au Cyrtoceras.
Le Lituites — au Discoceras.
L'Iïcrcoceras — au Naulilus.
L'Adelphoceras — au Trochoceras.
Une telle concordance est difficile à expliquer, si l'on n'admet pas la parenté des genres à large ouverture et de ceux où l'ouverture s'est rétrécie.
En second lieu, M. Barrande a découvert un genre Mesoceras*