I. lelson (d'après M. Henry Woudward
— Duvonïcii d'Écosic.
plus grands homards actuels; je reproduis (iîg. ÏÏOU) un essai de restauration que M. WooâVard en a donné dans son admirable monographie des mérostomes ^britanniques. Celle restauration nous montre un exemple d'articulé au moment
géologique où il atteint le nombre typique de ses segments et où les soudures n'ont pas encore cache ce nombre. Depuis les travaux de M. Henry Milne Edwards, la plupart des zoologistes admettent que le nombre typique des segments des crustacés est de 21 , si on y comprend le telson ' : 7 segments pour la tête, 7 pour le thorax, 7 pour l'abdomen. Or, dans le Plerygotus, sauf le deuxième segment de la tête représenté par les antennules, tous les segments existent; en voici le détail :
l' r segment. Yeux.
2 ra ' — Il manque.
o M — Antennes.
Tête. ( -l™ — Mandibules.
&** — Premières mâchoires.
(î«- Deuxièmes mâchoires.
7' L " — Maxillipèdes.
K n "- — Opercule.
5 Anneaux recouverts par l'opercule.
Thorax. { 1l m8 — 4"* anneau thoracique.
I2 n «* — 5"" anneau thoracique.
13"" — G"* anneau thoracique.
14*« — 7»« anneau thoracique.
15«»« — l« anneau abdominal.
ift"' — S"" anneau abdominal.
17 rae — 3°" anneau abdominal.
Abdomen. { 18°" — 4 Be anneau abdominal.
iy«>« — 5 a * anneau abdominal.
20 me — G"* anneau abdominal.
!21 n, • - Telson.
Jusqu'à présent, on a pensé que les branchies étaient placées seulement dans la partie antérieure du thorax, et on n'a pas signalé de lames branchiales sur les côtés des segments du thorax. En regardant l'échantillon de Slimonia sur lequel a été faite la figure 204 et nos échantillons de Pterygotus (fig. 205), je vois sur les cotés des impressions qui me semblent indiquer des lames branchiales. Je présente cette supposition avec toute réserve, car il se pourrait qu'il y eût là de trompeuses
I. On appelle ainsi la lame natatoire qui forme l'extrémité postérieure du corps des crustacés.
apparences comme la fossilisation en offre quelquefois, et que les avances latérales des plèvres fussent simplement des épimères '.
Tous les euryptérides ne sont pas également allongés ; VEurypterus obesus et surtout VHetntaspis 1 limuloides (fig. 207), établissent une transition entre eux cl tes xiphosures.
Les xiphosures s qui forment la seconde division des méroslomcs tirent leur nom de ce que leur type actuel, le limule, a sa queue en forme d'épéc. Le Neolimulw* se rencontre dans le silurien; mais la plupart des xiphosures paraissent s'être développés un peu plus lard que les euryptérides. Les uns (fig. 208) ont eu les segments de leur thorax libres comme ceux des jeunes limules, les autres (fig. 200) ont eu leurs segments soudés comme ceux des limules adultes.
Il serait curieux d'apprendre quels sont les êtres qui ont pu avoir des affinités avec ces bizarres créatures, si isolées dans la nature actuelle. Grâce aux travaux des deux Milne Edwards, de ' Lockwood , Packard, Dohrn, Richard Owcn, on connaît bien les limules. M. Packard a montré l'apparente ressemblance qui existe entre le limule sur le point de sortir de sa coque (fig. 210) cl les trilobttes tels que les Trinucleus (fig. 188). Il y a
ic. 207. - llemioipit limu-
loiilen, vu en dessus, de grandeur naturelle : 1. lêlc ; 1, S, 3, i, 5, 6, SCKinenls llioraciques ; 7, 8, U, segments de l'abdomen; tel.
Iclson (il'.ijiros M. Henry Woodward). — Silurien supérieur de Leiutwardme.
i. Chei plusieurs isopodes actuels, tels que Livoneca et Nerocita, les épimère d.:i segments ihoraciqueg prennent un grand développement.