IiL, 18iK), I, \m et 1892, II
3. Ayinnal HrporlofUw gcoL SurveyofArkansas forXBQO, 11,208. 1891.
Des difficultés du même ordre se représenlent ici quand il s'agit d'interpréter les agrégats cristallins que je considère comme des enclaves homœogènes. Je diviserai cellesci en deux groupes, dont Tun est formé par des sanidinites, en relation avec des irachyies à sodalUe ou des roches leucitiqu£s acides^ Tautre par des roches plus basiques, constituant des cristallisations étroitement liées aux leucotéphrites basiques. Le plan que j'ai adopté pour mon mémoire me force à supposer résolu le problème de Torigine de ces diverses roches et à les décrire dans deux chapitres distincts, malgré les nombreux passages existant entre ces deux catégories de produits.
Les roches en relation avec les leucotéphrites basiques seront donc étudiées dans le chapitre II, page 519), et je ne m'occuperai pour l'instant que des sanidinites des tra^ chytes et des roches leucitiques acides. Dans ces conditions, j'aurais pu, à la rigueur, décrire ces enclaves dans l'un dos paragraphes précédents, mais, en raison de l'incertitude dont j'ai parlé plus haut, il m'a paru plus sage de séparer nettement les sanidinites qui peuvent prêter à discussion, de celles dont nous connaissons avec sûreté les relations d'origine avec des roches volcaniques en place.
Les sanidinites à haûyne que Ton rencontre dans les tufs du lac de Bracciano, du lac de Vico, etc., offrent, avec des variations locales, la plus grande analogie de composition minéralogique avec les sanidinites des trachytes à hailyne; dans les sanidinites de la Somma, la sodalite remplace la haûyne.
Nous retrouvons dans ces gisements les divers types de structure qui ont été passés en revue dans les gisements précédents, depuis la structure miarolitique jusqu'à celle des microsanidinites, conduisant par diverses étapes à la structure microlitique la plus franche.
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(!cH faiU me paraissent avoir un certain intérôt, en raison de VfïhHtmcAi de la Icucite dans les enclaves grenues iU'H leiicit/>phyrcH du Kaiserstuhi, ainsi que dans les roches ^nuincH aricierineH.
J'hI pu olmorvcr dans une de ces sanidinites des pseudomorptiom'.H conipk;lcH do icucite en un mélange de sodalllo et (l'orthoHfî, olVrant une structure identique à celle de (pintf|iu*H Hanidinitosdu inonie gisement. A la fin du para-
graphe précédent, j'ai rappelé l'existence de pseudomorphoses du môme genre dans les syénites néphéliniques du Brésil et de TArkansas.
L'absence de la leucite dans les roches grenues^ dont la composition chimique pourrait permettre la production de ce minéral semblait prouver que la leucile ne se forme pas dans les conditions qui ont présidé à la genèse des roches grenues, ou tout au moins, que si à un moment donné, ces conditions se sont trouvées réalisées (Brésil, Arkansas), elles n'ont pas persisté assez longtemps pour permettre à la leucile de subsister. Les sanidinites à leucite que j'ai décrites plus loin montrent que cette cristallisation en profondeur de la leucite, pour être peu habituelle, n'est pas impossible, et qu'elle s'est effectuée aussi bien dans des roches grenues ou miarolitiques que dans des microsanidinites ; celles-ci rappellent beaucoup comme structure quelques-unes des roches anciennes à leucite du Brésil ou de TArkansas.
Dans le paragraphe consacré aux leucotéphrites basiques, je montrerai que dans un magma leucitique cristallisant en profondeur, en présence de minéralisateurs sous pression, les éléments chimiques de la leucite ont une tendance à se grouper de façon à donner de Torthoso et de la sodalite ou de la néphéline, plutôt que de la leucite, tandis que l'inverse a lieu dans un magma fondu à la pression ordinaire.
Comment faut-il interpréter ces pseudo-cristaux de leucite de la sanidinite de la Somma et du lac de Vico? Récemment, M. Hussak^ revenant sur les pseudo-cristaux de leucite du Brésil, a exposé la théorie suivante : Pour lui, la roche ayant commencé à se solidifier en profondeur, la