‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 135 sur 206 · Boll. del. R. Comit. geol d^Italia, n · texte numérisé non relu

Boll. del. R. Comit. geol d^Italia, n

2. Sommet culminant de l'île, dans le grand massif central d'Ankaratra (lat. 19» 20' 55" et long. 4i- 53' 0", M. Grandidier).

L'une est formée par des nodules à hornblende, à mica, pyroxène, noséane, etc., gui sont les homologues des nodules à hornblende des roches feldspathiques. L'autre est constituée par des nodules à olivine ne différant en rien de ceux des basaltes.

A. Nodules à hornblende, mica, pyrozène,

haûyne.

Résumé et oonolusions. Les nodules dont j'ai à m' occuper ici accompagnent aussi bien les leucitites et les néphélinites que les limburgites et augitites qui leur sont associées.

Ce sont des roches généralement holocristallines, à grands éléments, mais renfermant parfois du verre. On y distingue deux types.

Dans Tun, il n'y a que des éléments ferrugineux (sauf l'apatite généralement abondante). Ou y observe de la hornblende, de l'augite, du mica noir, et des oxydes de fer (magnétite, ilménite). Tous ces minéraux peuvent être associés dans la môme roche, ou, au contraire, être isolés : il existe par suite une assez grande variété dans les échantillons provenant d'un même gisement. A ces élémeats, se joint parfois de l'olivine. La hornblende et le mica sont postérieurs aux autres éléments, ils présentent souvent la structure pcBcilitique.

C'est ce type d'enclaves qui peut être comparé aux nodules à hornblende des basaltes dont ils sont les homologues. Ils en diffèrent par l'abondance du mica. Les échantillons provenant des divers gisements étudiés (Eifel, Basilicate, Cap-Vert) sont remarquablement identiques.

Il en est de même pour le second type qui contient, en outre des éléments énumérés plus haut, de la noséane ou de la haûyne, et qui renferme parfois en grande abondance

de la pérowskite (Basilicate) du grenat mélanite ou du sphène. Dans les enclaves de ce genre provenant de rOberwiesenthal, il existe, en outre parfois de la néphé- Une, ces roches établissent le passage avec celles qui ont été décrites page 531.

Les divers éléments de toutes ces enclaves sont parfois riches en inclusions vitreuses ; ils sont identiques aux minéraux qui existent normalement dans les roches ^ qui les englobent; aussi ces enclaves doivent-elles être considérées comme le résultat de cristallisations efiTectuées en profondeur dans le magma d'où proviennent ces dernières. C'est ainsi, du reste, qu'elles ont été interprétées jusqu'ici.

Une observation, faite sur un échantillon de la Pulver Maar, qui renfermait un petit fragment d'une roche quartzifère ancienne, semble prouver que, dans quelques cas au moins, ces ségrégations ne semblent pas d'origine très profonde, et ont dû se produire dans les cheminées d'ascension du volcan.

Prusse rhénane. — EifeL Parmi les produits de projection des Maare de l'Eifel, on rencontre en abondance des bombes de couleur foncée, différant par leur composition minéralogique des nodules à olivine qui les accompagnent souvent. Ces roches sont connues depuis fort longtemps 2.

Celles que j'ai étudiées proviennent de la Pulver Maar, des trois Maare de Daun, de Dreis, etc.

Les minéraux qui constituent ces bombes sont : l'apatite, la magnétite et l'ilménite, Taiigite, l'olivine et la

1. Il y a lieu toutefois de faire remarquer que la haûyne de ces enclaves est toujours dépourvue des inclusions en grille qui existent dans la haûyne de la roche volcanique englobante. Ce fait peut être notamment vérifié à Melfi.

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