II, p
d^bypersthëne, d'ortbose, de spinelle, etc., implantés sur les minéraux anciens décapés (cordiérite, grenat) ^
Les roches ainsi transformées sont souvent miarolitiques, et sur un petit volume présentent une certaine analogie de structure et de composition avec les sanidinites, qui font Tobjet de l'un des paragraphes du chapitre II.
Dans le second mode de transformation dont je n'ai que rarement trouvé les étapes successives (Pontenille, Lioran), l'enclave est transformée en une roche très feldspathique et le plus souvent très micacée. Le feldspath (orthose ou feldspath triclinique) est grenu ou automorphe (Pi. IV, fig. 2 et 6) quand il reste un peu de verre. Il existe en abondance du spinelle vert et de la magnétite. La cordiérite est intacte. L andalousite, la sillimanile et le disthène sont généralement transformés en agrégats cristallitiques de spinellides et de corindon, moulés par du feldspath (PI. IV, fig. 2 et 6, et page 190, fig. 14). Parfois on voit, en outre, de la sillimanite et du rutile récents. Ces enclaves sont généralement rubanées ; la grosseur de leurs éléments varie beaucoup, même sur une épaisseur de quelques milli* mètres, et certains échantillons ont localement l'apparence de véritables kersantites grenues. Beaucoup d'entre eux pourraient être pris pour des ségrégations de la roche englobante, sans les nombreux exemples que j'ai pu recueillir et qui s'éclairent mutuellement.
Dans les tufs de trachytes à haûyne du lac de Laach et
1. Le Capucin, p. 183. Depuis l'impression de cette partie de mon mémoire, j'ai trouvé dans une géode de ce genre un grenat âlmandin, arrondi par la fusion et surmonté d'octaèdres de magnétite formés à ses dépens. Wolf a signalé de môme dans une enclave du lac de Laach des cristaux de magnétite, de hornblende et de spinelle rouge (pyrrhite?), associés à du grenat fondu {Zeiischr. d. d, geoL Gesell, XX, 70, 1868).
daoâ les andérù^s de Santoria. on troore des r!>rhes à grenat, oorliérïte. quirtz, que j'ai oocinie l'ëquiTalent des gaeî.ss à cordiéfite do Piaieaa Gratral de U Fiaoce. Le mica, le felispalh. une parlîe du qaartz, sont (onius: U sililmanile^ U caordiérite, Tandb- L'joâle SDQt disséminées dans le verre résultant de leur fasioQ, aocom payées d'hyperslbène, de mica ei de feldspath néogeoes; le nsiia ritrenx est très omsidêrafalev alors que dans les it>:bes préce^eutes il étaii sanveot tûtàr lemeat absent.
Peat êire (aot-il atiriLuer une même origine élrangèf^ à la corjiérite de quel*|ues rfa\oIlKeâ ^Campigiia\
Qïiand, plos haat, j^ai parlé de TabDadanGe de l'andal'itsite, de la sil.imanite et de la cordiérite dans les endaTes, j'ai fait notamment allosioa à celles que Ton rencontre fréquemment dans les trachytes dans des répons où ces minéraux ne sont pas connus en place. Les £ûts que j'ai rccoeiilis viennent jeter da jour sar rori^ioe des enclaves à corliéhte de queî^ces-uns de ces gisements. Plnsieurs auteurs se sont prononrés p3ur la natore récente de la c«3riiérîte de ces roches, aimetunt soit Torigine endogène de ce minéral, soit sa recristalIisaliDn après fosion d'enrlaves éual!>fèaes du même minéral, bien que les ezp^nenjes de recuit de coriiérire foudue avec des roches To!:an:ques adies n'ait jamais donné que des résoltats né^'îîifs*.
Je n'ai tr>3aTé de coriiérite néo^ène dans acmn de mes éch%nt:ll3ns et je me suis prononcé nettement poor son o:i-nne primoriale ainsi que ceîle de tous ces minéraux sp^iaox qui l'acoompsi^enl : les roches qui les ren-
ferment sont, suivant les gisements, des granulites^ des gneiss*^ ou des schistes déjà modifiés par le grauite (schiste à chiastolite) ^ et dans lesquels le métamorphisme dû aux trachytes s'est superposé à celui qui a été effectué anté-< rieurement par le granité.
On a vu que, dans les phénomènes de contact des roches basalloïdes, il se produit souvent de Taugile ; c'est de Thypersthène qui se forme presque exclusivement dans les enclaves des roches tràchytoïdes. Â proximité des enclaves, ce même minéral apparaît fréquemment en grands cristaux dans des roches volcaniques qui en sont normalement dépourvues.
Les modifications dues aux phonolites ^ sont tout à fait comparables à celles qui viennent d'être étudiées dans les trachytes et andésites acides; la production du mica est intense, Thypersthëne est remplacé par de l!augité ou de l'cBgyrine et les enclaves ont dû certainement être parfois injectées par la roche volcanique^. Les actions secondaires qui ont tant de prise sur les phonolites ont, a fortiori attaqué ces enclaves et particulièrement celles qui renfermaient du verre; elles ont plus ou moins complètement transformé celui-ci en zéolites, qui rendent souvent difficile l'étude des échantillons nous occupant ici. Dans quelques gisements, on observe des phénomènes de fusion partielle, accompagnés de recristallisation feldspathique^ (fig. 17, p. 229).
D'après ce qui vient d'être dit, on voit que les phénomèues métamorphiques exercés par les roches tra-