‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 172 sur 206 · Gh.II, |IV,p.4l · texte numérisé non relu

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de feldspathoïde, il existe des passages eatre les trachytes, les andésites acides et les basaltes, par rintermédiaire des andésites augitiques, de même dans la famille des roches à feldspath et feldspathoïde, nous trouvons des intermédiaires entre le groupe des phonolites et celui des téphrites] ils sont formés par des leucotéphrites à sanidine, du genre de celles des tufs de la Somma ; les sanidinites de ces roches sont elles-mêmes intermédiaires entre les sanidinites à sodalite et les teschénites dont nous allons nous occuper.

h) Série basaltoïdeK — La forme grenue des téphrites est une roche holocristalline, renfermant de Tolivine, du pyroxène, de l'amphibole, de la biotite, de lapatite, du feldspath triclinique et contenant, en outre, deux éléments caractéristiques, la sodalite et \2l néphéline. Telle est, du reste, la composition des enclaves homœogènes des téphrites \ elles sont analogues aux teschénites anciennes^.

J'ai décrit^ des roches du même groupe, provenant de la Somma, dans lesquelles la sodalite est accompagnée de grandes plages à!orthose (fig. 33, p. 520), plus rarement associée à de la leucite (fig. 34, p. 522)^. Ces enclaves représentent à mes yeux la forme grenue des leucotéphrites basiques, de même que les syénites néphéliniques du Kaiserstuhl doivent être considérées comme l'équivalent granitoïde des leucitophyres qui les ont amenées au jour. Il est remarquable de voir associées Tolivine et l'orthose dans de semblables conditions*

C'est par la prédominance de l'orthose sur les éléments basiques ferrugineux ou calciques que ces teschénites

t. Gh. II, g II, p. 513.

2. Kaiserstuhl, Canaries, p. 516; Cap-Vert et Mont-Dore, p. 517; Bohôme, p. 519.

passent aux sanidinites qui se reucontrenl avec elles à la Somma.

3* Famille des roches à feldspathoîdes seuls*.

Dans cette Tamille pétrographique, les enclaves représentant la forme grenue de la roche englobante sont relativement rares; il y a plutôt tendance à la production d'enclaves basiques. G^est donc un fait comparable à celui que j'ai signalé en parlant des roches feldspathiqu^ basiques.

Quand, dans les néphélinites, on rencontre^ de semblables enclaves, elles sont constituées par un mélange de néphéline, de sodalite ou d'haûyne, de pyroxène avec ou sans grenat, amphibole, mica, sphône, pérowskite, ilménite, rappelant par suite à la fois Yijolite de Finlande et les accidents holocristallins des néphélinites effusives de divers gisements (Katzenbuckel, Puy de Saint-Sandoux, etc.)- Ces roches contiennent souvent de Forthose.

Les enclaves grenues des leucitites du Latium^ sont généralement riches en leucite, et parfois en orthose; mais dans ce gisement, la question se complique, car il semble que ces bombes leuciliques soient le résultat de cristallisations profondes, influencées par des phénomènes de contact endomorphes. J'ai en effet signalé plus haut les fréquents passages de ces roches leucitiquos holocristallines, riches en orthose, haûyne, grenat, pyroxène, mica, etc., à d'autres agrégats cristallins résultant, sans aucun doute, de la transformation de calcaires. Nous verrons plus loin l'explication théorique de la présence de Torthose dans des roches aussi basiques.

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