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été parlé plus haut , et dont la composition se rapproche beaucoup de celle de la roche englobante.
Résumé des données précédemment acquises.
Je résumerai dans le tableau de la page 634 les diverses enclaves basiques des roches volcaniques, en ayant soin de placer, suivant une même ligne horizontale, les agrégats cristallins que je regarde comme homologues dans les diverses familles pétrographiques.
La lecture de ce tableau montre la banalité des enclaves basiques du type diorite-diabasey qui se rencontrent indistinctement dans toutes les roches volcaniques feldspathiques, sans que de légères différences, dans les proportions relatives ou dans les propriétés des minéraux qui les constituent, puissent permettre de les distinguer avec sécurité les unes des autres.
Les nodules à hornblende se rencontrent dans toutes les roches basiques, et par suite, ne sont strictement caractéristiques-d'aucune d'entre elles en particulier, toutefois dans les roches à feldspathoïdes, ils se chargent généralement de mica, minéral rare dans les nodules similaires des basaltes.
Quant aux nodules à olivine, ils se trouvent dans toutes les roches très basiques renfermant elles-mêmes de Tolivine : en effet, ils s'observent aussi bien dans les bo^a/^e^ que dans les téphrites, les leucotéphrites les leticitites ou les nép/iélinitest mais seulement dans celles de ces roches qui contiennent de Tolivine.
Les enclaves basiques renfermant de la haûyne et de la leucite se trouvent exclusivement dans les roches volcaniques à feldspathoïde, mais il faut remarquer qu,*il existe de bien petites différences entre les enclaves de cette caté-
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gorie que l'on rencontre dans les leucotéphrites , les leuciiites ou les néphélinites.
J'ai signalé plus haut la remarquable analogie des enclaves basiques à haûyne des leucitophyres du Kaiserstuhl et de celles des néphélinites ainsi que des leucitites.
En résumé, les enclaves basiques des roches volcaniques sont beaucoup moins caractéristiques de chacune d'elles que les enclaves ayant sensiblement la même composition que la roche englobante, ce qui, du reste, s'explique aisément.
III. Exposé du mode de formation probable des enclaves homœogônes.
(relations génétiques entre gbllbs-gi et la roche enolobante)
a) Généralités.
L'exposé qui vient d'être fait des diverses catégories d'enclaves homœogènes des roches volcaniques montre que quelle que soit la nature de l'enclave considérée, qu'elle soit comparable à la forme grenue de la roche englobante ou qu'elle soit plus basique que celle-ci, il existe des relations minéralogiques intimes entre elle et la roche qui l'a amenée au jour.
Il s'agit maintenant d'expliquer le mode de formation de ces enclaves homœogènes.
Remarquons tout d'abord que :
1® Dans les roches volcaniques trachytoïdeSy les enclaves comparables à la forme grenue de la roche englobante sont fréquentes;
2^ Les enclaves basiques y sont généralement plus rares;
3" Dans les roches volcaniques basaUoides^ ces deux propositions sont renversées.
Ces observations sont à opposer au fait, constaté dans
beaucoup de régions volcaniques que les roches basiques prennent souvent la structure bolocristalline (roches doléritiques) dans les masses épaisses d'épanchement , refroidies lentement.
La rareté dans les roches volcaniques basiques des enclaves comparables & leur forme grenue, peut s'expliquer facilement. Les roches basai toïdes sont, comme je l'ai fait remarquer plusieurs fois déjà, des roches de fusion purement ignée; leurs éléments sont très fusibles, elles sont bonnes conductrices de la chaleur, aussi est-il probable que très près de la surface, elles étaient à une température trop élevée pour pouvoir cristalliser par une prise en masse.
Cette observation s applique surioui anxx basaltes. Quand cependant la cristallisation du magma a pu s'eflectuer en profondeur, la roche formée est caractérisée par l'abondance de la hornblende, dont la production en grande quantité, dans un magma fondu, implique des conditions différentes de celles qui ont présidé à la cristallisation des roches d'épanchement.
Ce n*est donc point une différence de composition chimique, mais une différence de conditions physiques qui permet d'expliquer pourquoi un magma basaltique donne naissance à des roches amphiboliques, s'il cristallise en profondeur, et à des roches dépourvues d'amphibole, s'il se consolide à la surface du sol. Ce fait est bien mis en évidence par une expérience de MM. Fouqué et Michel Lévy, qui, fondant un mélange d'oligoclase et de hornblende, ont obtenu après recuit une roche microlitique formée d'oligoclase et d'augite. J'ai répété cette expérience en partant des enclaves de diorites-diabases qui nous occupent, et j'ai obtenu ainsi par un recuit suffisant la forme microlitique de ces roches.
Pour les roches basaltoïdes à feldspathoïdes, Tétude de leurs enclaves conduit à une autre remarque. Nous venons de voir que les roches basaltoïdes, simplement feldspathiques, s'étaient produites par fusion purement ignée, et que les minéralisateurs, ainsi que la pression, n'avaient influé sur leurs cristallisations profondes que pour y déterminer la production d amphibole, plus rarement de mica.
Les expériences synthétiques de MM. Fouqué et Michel Lévy ont montré qu'il était possible de faire cristalliser dans le laboratoire par fusion purement ignée les téphrites, les IsucoUphriteSy les néphélinites et les leucitites. L'étude des enclaves homœogënes et énallogènes de ces dernières prouve que ces roches volcaniques basiques, produites par fusion ignée, ont été accompagnées en profondeur d'énergiques minéralisateurs qui ont permis le facile développement, parmi les produits cristallisés avant Tépanchement, de minéraux qui ne peuvent pas normalement prendre naissance par simple fusion. Au nombre de ces derniers, il faut placer en première ligne Vorthose.
Inversement, la rareté de la leucite dans les enclaves homoeogènes des roches leucitiques, et son absence dans les roches grenues anciennes, notoirement produites en profondeur, viennent montrer que la production de la leucite est difficile, sinon impossible, dans les conditions favorables à la cristallisation de Torthose.
On a vu plus haut, en effet, comment les leucotéphrites basiques de la Somma renferment des enclaves de tesché^ nUes riches en orthose et ne contiennent que rarement de la leucite, comment les leucitites du Latium sont en relations avec des roches riches en sanidine, associée à des minéraux basiques, et parfois aussi à de la leucite. Ces faits sont à rapprocher de l'observation faite récemment par M. Iddings,
à savoir que les roches d'épanchement à leucite de TAbsaroka sont en relation avec des minettes.
La clef de ces Faits intéressants nous est donnée par une expérience de MM. Fouqué et Michel Lévy, qui ayant fondu (fusion sèche) un mélange de biotite et de microcline ont obtenu une leucitite à olivine^ C'est là une nouvelle preuve de ce fait qu'un même magma peut, suivant les conditions de sa cristallisation, donner naissance à des roches minéralogiquement différentes, dans ce cas particulier, à une roche à leucite (microlitique) ou à une roche à orthose (grenue).
Du reste, le rôle joué par les minéralisateurs dans le développement de l'orthose au sein du magma leucitique est bien mis en évidence par la production de ce minéral ^, associé à la fayalite (néochrysolite) , à la sodalite dans les cavités de la leucotéphrite de l'éruption du Vésuve de 1 631 . Ces minéraux se sont produits au moment du départ des substances volatiles, mises en liberté par la consolidation de la roche; ils n'existent pas dans la pâte de celle-ci.
Il semble donc bien que les roches basiques à feldspathoïdes soient, au point de vue des phénomènes qui ont accompagné leur formation, intermédiaires entre les roches basiques de fusion purement ignée et les roches trachytoïdes dans la genèse desquelles les minéralisateurs ont joué un rôle plus important encore.
Ces roches trachytoïdes n'ont pu être reproduites jusqu'à présent par fusion purement ignée; les coulées les plus épaisses ne présentent pas, comme pour les roches basiques, de structure holocristalline grenue. On peut