SynUièse des minéraux el des roches
2. Ces associations sont à rapprocher de celles qui ont 6té décrites par M. Iddings dans les Uthophyses des rhyolites du Yellowstone Park, où la fayalite accompagne Vortkose, le quartz, la tridymile, etc.
logiquement en conclure qu'il faut chercher ailleurs que dans le mode de refroidissement la cause de la structure grenue, présentée par les sanidinites et roches similaires. D'autre part, dans la première partie de ce mémoire, j'ai fait voir le rôle prépondérant joué par les minéralisateurs dans les transformations subies par les enclaves énallogènes des roches trachytoïdes. Nous sommes ainsi conduits à admettre que les conditions nécessaires à la production de la structure grenue dans les roches trachytoïdes ne sont réalisées qu'en profondeur, là où les minéralisateurs, agissant sous pression, permettent la cristallisation facile des substances qui ne se produisent pas par voie de fusion sèche.
On a vu plus haut que la leucite était relativement rare dans les enclaves homœogènes des roches leucitiques basiques. Il en est de môme pour les roches trachytoïdes à leucite.
Dans le Kaiserstuhl, et à Roccamonfina, les enclaves grenues des leuciiophyres sont constituées par des syénites néphéHniques sans trace de leucite, mais, à la Somma, j'ai recueilli des sanidinites à leucite et sodalite qui sont, sans aucun doute, liées aux trachytes sodiques à leucite du môme gisement, sortes de leucitophyres qui semblent établir le passage des trachytes sodiques aux leucotéphrites à sanidine.
Dans beaucoup de ces sanidinites ou microsanidinites, la leucite est intacte, mais, dans quelques microsanidinites, ce minéral est pseudomorphisé en un mélange d'orthosc, de sodalite et de néphéline, offrant la plus grande analogie de structure et de composition avec les sanidinites de la Somma. Ces pseudomorphoses de leucite sont identiques à celles qui ont été récemment décrites dans les syénites néphéliniques du Brésil et de l'Arkansas. On sait que ces
dernières roches constituent les seuls exemples actuellement connus de leucite dans des roches granitoîdes anciennes.
Ces pseudomorphoses semblent s'être produites par un mécanisme analogue à celui qui a transformé en orthose les cristaux de leucite d'une leucotéphrite, endavée dans la lave de 1 872 ; elles semblent dues à Faction de fumerolles qui ont traversé et imprégné la roche, postérieurement à sa solidification , qui s'est effectuée dans la cheminée volcanique.
Ces faits, joints à Texpérience synthétique dtée plus haut, semblent prouver que la cause de Tabsenoe ou tout au moins la grande rareté de la leucite dans les roches grenueS) consolidées en profondeur, doit être cherchée dans 1 influence des agents volatils, qui dans on magma fondu, ayant la composition de la leucite, bivorisent la formation d^orthose et de nèpbéline ou de sodalite, alors que la leucUe se prxxiuirait seule en Tabsence de minéralisatenrs. Des exivrieaoes synlheiiques, reproluisant les conditions que je viens de spéciSer. pourraienl seules jeter du jour sur c^ $ujoK qui u*est pas très édiiinri par les Eûts assex contrviJictoires qui ont e:e ohsenr^^ au Vésu\e an sojcl du lUv^.îe vîo forui.ttioa de U !euc;:e. Dans la même éruption oe IST?, on a viu en e?e:. des cristaux de leucite se provL:lr>j^ par roie de ruuier.IIes luvrur i'ecclaves de leuootéj^-:r::os ancienne:!^. ;i!."rs ^ue le r^&ie dînerai, formant
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salions en profondeur. Je veux dire par là qu'elles se sont produites antérieurement à répanchement du magma qui s'est solidifié sous forme de roche volcanique, sans préjuger en rien du point plus ou moins éloigné de la surface où se sont effectuées ces cristallisations.
Dans le cas le plus général, il semble même impossible d'avoir aucune notion précise à cet égard. Je citerai cependant quelques exceptions, celles, par exemple, de certaines sanidinites de la Somma ^ et de Procida^, qui présentent des variations de structure et renferment des minéraux spéciaux, tout à fait comparables à ceux que j'ai observés dans des syénites néphéliniques de Montréal au contact de calcaires siluriens. J'ai cru pouvoir en conclure que ces sanidinites s*étaient formées à proximité d une paroi calcaire, dont l'existence est rendue probable par les nombreux blocs calcaires que l'on rencontre associés aux roches qui nous occupent. Comme, d'autre part, ces calcaires sont d'âge secondaire ou tertiaire, on peut supposer que les sanidinites se sont produites dans la cheminée volcanique à une distance relativement faible de la surface.
J'ai signalé, en outre, à la Pulver Maar^, une bombe à hornblende, augile, etc., qui renfermait des fragments d'une enclave énallogëne quartzeuse semblant indiquer une formation peu profonde.
b) Divers modes possibles de for/nation de ces enclaves.
Voyons maintenant comment on peut s'expliquer le mécanisme de la formation de ces enclaves homœogènes.
Faisons remarquer immédiatement qu'il serait illusoire de vouloir trouver une solution unique au problème.