‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 60 sur 206 · V. Oochen, Siebengebirge, etc · texte numérisé non relu

V. Oochen, Siebengebirge, etc

2. Tschennaks^ miner, u. petr. Mitiheil, 111, 336, 1881, et Verk, d, nat. Ver. Rheinl. u, Ww</:,XLV,789.

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pourrait souvent, au premier abord, les prendre pour des roches grenues de profondeur* Elles sont anguleuses, leur structure est nettement rubanée. Lorsqu'on examine des sections minces taillées à leur contact avec l'andésite ou le trachyte, on constate que les cristaux feldspathiques de la périphérie de Tenclave ont souvent des formes nettes qui se prolongent dans l'andésite, ce qui montre à l'évidence que la formation de ce feldspath est postérieure à l'englobement de la roche par l'andésite. Du reste, l'existence de la sillimanite, de landalousite et de ses pseudomorphoses en spinelle et en cordiérite, l'abondance de petites aiguilles de rutile, minéraux qui ne se trouvent pas habituellement dans les roches volcaniques, appellent immédiatement l'attention et conduisent à admettre les conclusions énoncées au sujet des enclaves de l'Eifel.

Dans quelques échantillons, les feldspaths, au lieu d'être grenuSy s'allongent, comme dans les diabases, et cela particulièrement au contact de l'enclave avec la roche volcanique : il existe alors entre les deux une zone à structure intermédiaire, résultant du mélange des deux roches.

Une variété d'enclave assez rare dans les gisements que j*ai visités et que M. Pohliga, au contraire, rencontrée abondamment au Perlenhardt, est constituée par une roche schisteuse, en grande partie formée par du feldspath finement grenu : la schistosité est déterminée par des grains ferrugineux ou des octaèdres de spineilides, ainsi que par de petites lamelles de biotite qui, toutefois, sont rares dans quelques spécimens. Au milieu du feldspath, s'observent en outre de la cordiérite, de la sillimanite et de Tandalousite. Ces divers minéraux existent seuls ou associés. Les fig. 3 et 7 de la pi. IV représentent respectivement des enclaves de ce type provenant du Drachenfels et des environs de Margareth Kreuz.

La sillitnanitc constilue des touffes d'aiguilles très fines, enchevêtrées ou disséminées dans Tenclave. L andalousite forme de longs cristaux, souvent cristallitiques et associés à la sillimanite.

Quant au mica, il se montre sous la forme de petites paillettes, disséminées au milieu des feldspaths ou entourant des octaèdres de spinellides qui épigénisent de grands cristaux de biotite résorbés.

L'andalousite n*est pas disposée toujours parallèlement à la schistosité, ses cristaux sont traversés par des files de grains de magnétite dont ils ne dérangent pas la direction. Notons enfin que le rutile est abondant en fines aiguilles. La structure de cette roche est tout à fait celle des schistes modifiés par le granité ou la granulite.

Il est facile de voir que le feldspath de ces enclaves est récent ; les bords de ses plages sont souvent cerclés de verre : la biotite est également récente. L'origine des autres minéraux est moins facile à déterminer. La sillimanite se trouvant indistinctement dans la cordiérite et dans Tandalousite, il n'est pas possible de faire de distinction entre l'origine de ces trois minéraux. Tout ce que nous avons vu jusqu'à présent dans les autres gisements plaide en faveur de leur origine ancienne : on ne comprendrait guère comment, dans des enclaves placées côte à côte et par suite soumises aux mêmes actions, Tandalousite pourrait se détruire dans un cas et se former dans un autre.

Tel n'est pas, du reste, l'avis de M. Pohlig qui considère tous les éléments des enclaves du Perlenhardt comme récents. Il fait remarquer que, dans ses échantillons, Tandalousite est plus abondante dans des veines fondues que dans la roche compacte. Je n'ai observé rien de semblable pour ma part dans mes échantillons qui sont remarquablement identiques dans toutes leurs parties.

M. Poblig voit dans ces enclaves des schistes modifiés par voie hydrolhermigue, ^râce à Faction du tracbyte gui les englobe.

Il me semble préférable de les considérer comme des schistes anciens, modifiés par une roche granitique et transformés postérieurement par le trachyte, à la fa^on des enclaves, qui ont été à plusieurs reprises décrites dans ce mémoire. Je dois avouer toutefois qu'il n'existe, dans ce cas particulier, aucune preuve convaincante, permettant de trancher définitivement la question : mon opinion est basée sur les analogies de ces enclaves avec quelques-unes de celles décrites plus haut et dans lesquelles Tancienneté de la cordiérite, de Tandalousite, de la sillimanite, et d'autre part, l'origine métamorphique des feldspaths, du spinelle et du corindon me paraissent ne pas pouvoir être mises en doute.

Hongrie et Transylvanie. — Les roches irachytiques de la Transylvanie renferment en grande quantité des enclaves de gneiss, de schistes micacés, ou de minéraux spéciaux [andaloitsitet sillimanite ^ cordiéritey gre^ nat^ etc.] provenant de leur désagrégation.

Divers auteurs les ont signalées déjà et notamment : A. Koch [trachytes et andésites de TArany Berg* et de la chaîne trachytique du Danube^), Sontagh [andésites du Gomitat de Pohler^), Schafarzick *. Grâce à l'obligeance de MM. Szabô, Szadecky et Traube, j'ai pu examiner quelques-unes de ces enclaves provenant des andésites à hypersthène de Schemnitz (Hongrie) des trachytes de l'Arany

t. Tschermak's miner, u. petr. Miitheil., I, 338, 1878 et math, und phys. NaturwUsensch. Ber, Ungarn, III, 61. 1885.

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