Bull. soc. min., XIV
réseau probablement rhombique de la christobalite à symétrie extérieure pseudo-quadratique, pseudo-cubique.
La christobalite n'était jusqu'à présent connue que dans Tunique gisement de San Ghristobal (Mexique). Le gisement de Mayen est particulièrement intéressant, à cause de l'association anormale des trois formes de silice [quartz^ tridymitBy christobalite).
Une partie de la tridymite, du pyroxène et la christobalite s'est évidemment produite par sublimation, grâce à l'action minéralisatrice de la vapeur d'eau, emprisonnée par la lave en môme temps que l'enclave.
Quant au quartz, à une partie de la tridymite et du pyroxène, ils semblent s'être formés par voie ignée, ainsi que l'attestent les particules vitreuses qu'ils englobent ou qui les recouvrent. Leur cristalliçation a dû se produire aux alentours de 1000®, puisqu'on trouve intimement associés le quartz et la tridymite qui ne peuvent se produire, l'un, qu'au dessous, l'autre, qu'au dessus de cette température, à moins, toutefois, que la vapeur d'eau et la pression n'aient modifié les conditions normales de formation de quartz.
Quoi qu'il en soit, l'association de ces trois formes de silice est un des faits les plus intéressants que j'ai eu l'occasion de constater dans ce travail.
Les néphélinites d'Hannebacher Ley, dans la même région, ont fourni à M. J. Lehmann des enclaves de quartz et de grès dévouions en partie fondus et recristallisés sous forme de quartz et de tridymite. Ce savant y a observé* les mêmes formes qu'aux environs de Mayen, avec en plus des cristaux offrant la base a^ (0001) qui, on le sait, est extrêmement rare dans le quartz. Grâce à l'obligeance de M. Lehmann, j'ai pu examiner un échantillon de ce quartz.
— SS- II est laiteux, la zone i*écente au contraire, est parfaitement claire. On y distingue des cristaux de quartz, remarquables par leurs pointements rhomboédriques aigus. Les sections transversales, hexagonales^ permettent de vérifier les pro* priétés optiques du quartz.
Ces petits cristaux se groupent en grand nombre, s'accolant et s'orientant sur le cristal ancien. A peu de distance de celui-ci, ils sont mélangés à de la tridymite, que i on reconnaît à sa structure lamellaire, à sa réfringence et à sa biréfringence plus faibles que celles du quartz : elle renferme en abondance de grosses bulles gazeuses. Toutes les cavités et fissures du quartz sont remplies par des minéraux récents, accompagnés par du verre incolore et des aiguilles de pyroxène.
Les leiM>itites néphéliniques de Korretzberg, près de Plaidt, renferment des enclaves de quartz (riches en inclusions gazeuses), entourées de la couronne d'augite habituelle. Elles sont toutefois intéressantes à cause des phénomènes endomorphes de la roche volcanique.
Au contact de Tenclave, la leucitite, normalement dépourvue de feldspath, perd sa leucite et sa néphéline; il se forme de grandes plages d'un feldspath acide qui englobe un grand nombre de microlites ou de grands cristaux cristallitiques d'augite jaune d'or. On observe, en outre, de beaux cristaux de pseudobrookite et des spinellides. Le pyroxène qui entoure le quartz est également jaune d'or; il est identique à celui des enclaves des andésites de l'Aranyer Berg.
Les basaltes du Roderberg, près Bonn, englobent de nombreuses enclaves de grauwacke dévonienne et de grès argileux tertiaires. M. J. Lehmann a bien voulu m'euvoyer plusieurs échantillons de ces derniers qu'il a décrits ^ Ils sont