Michel Lévy, Op. cit. p
Les roches qui nous occupent ont été désignées, par Lecoq, sous le nom de trachyte amphibolifère; elles ont été également signalées par von Lasaulx, et appelées par lui trachyte de déjection. D'après ce savant ^ le feldspath dominant serait de la sanidine. Parmi les échantillons que j'ai examinés, un seul contenait un peu d*orthose et beaucoup d'anorthose : la hornblende était accompagnée de beaucoup d'augite et de peu de hiotite. Cette roche s'éloigne du type habituel, et se rapproche des sanidinites basiques qui seront étudiées plus loin à Menet.
Je rapporte, avec réserve, à cette même catégorie d'enclaves, une roche recueillie par M. Michel Lévy, aux Arnats ^, dans un bloc erratique d'anJésite, et une autre trouvée par M. Fouqué à Bafaud, près Ghastreix. Ce sont des roches à grands éléments, constituées par un mélange grenu de biotite, d'hornblende brune, d'augite et de labrador, avec de Tapatile et de la magnétite. Il y a souvent tendance à la structure ophitique; par leur structure et leur composition minéralogique, ces roches rappellent les diorites-diabases anciennes, elles pourraient être le résultat de cristallisations en profondeur d'andésites à hornblende plus basiques que les roches qui nous occupent ici.
En&n, en terminant, je signalerai un échantillon du Capucin assez analogue à ceux dont j'ai parlé page 186, et que je considère comme provenant de la transformation d'enclaves enallogènes. Il est essentiellement formé par du labrador, englobant de gros cristaux d'apatite , de l'hypersthène cristallitique , des grains d'olivine, et enfin beaucoup de paillettes de biotite. Il semble se rapporter à la catégorie d'enclaves étudiées dans ce chapitre, bien qu'il
(. Etudes pétrographiques sur les roches volcaniques de l'Auvergne. Traduction deM. Gonnard. Glermont, 1875, p. 96. 2. A. Lacroix. Op. ciï.,pl. XXVI, Ug. 5.
ne soit pas possible d'en faire la démonstration rigoureuse.
CantaL — Menet. Les enclaves quartzofeldspathiques de Menet ont été décrites plus haut. J'ai à étudier ici les roches grenues, non quartzifères, très abondantes dans les carrières de Lieacamp et de MenoyreS en blocs de dimension variant depuis la grosseur d'une noix jusqu'à trente centimètres de diamètre.
Ce sont des roches blanches, formées en grande partie de feldspath vitreux, ayant en moyenne un ou deux millimètres de plus grande dimension, et au milieu duquel on trouve, disséminés en petite quantité, du mica noir, des bisilicates, de beaux cristaux de zircon rouge et de sphène jaune de miel. La structure de la roche est fréquemment miarolitique : les cristaux de feldspath aplatis suivant g^ (010), sont alors enchevêtrés et limitent des cavités dans lesquelles ils font saillie. Accidentellement, on rencontre des parties à plus grands éléments dans lesquelles les cristaux de feldspath atteignent 1*'".
L'examen microscopique permet de distinguer trois types parmi ces roches. Le premier, de beaucoup le plus commun, est très pauvre en minéraux colorés. Le second, au contraire, en renferme en assez grande quantité. Je les désignerai tous deux sous le nom de sanidinites. Ces roches sont surtout abondantes à Menet.
Le troisième type, assez rare dans ce gisement, est basique : il est grenu, riche en hornblende, largement cristallisée.
a) Sanidinites. Ces roches se brisent et s'émiettent avec une grande facilité. Leur structure est ou bien grenue (PI. V, fig. 4 et il), ou bien miarolitique. La plus grande