‹ Les encouragemens de la jeunesseChapitre 9 sur 66 · LÀ FETE · texte numérisé non relu

LÀ FETE

teurs distingues qti*attiraiçnt auprès d'eux lejilaisiret la considération. Saint-Lambèrt^ quoique blanchi ious kâ glaces de Tâge, sacrifiait encore aiix Muses. Il venait de faire paraître les Consolations de ia Vieillesse , qui prouvaient que le chantre éloquent des Saisons ; cueillait dans s6n hiver des fleurs qui ne déparaient point sa couronne. On y retrouvait même cet élsin , cette chaleur du bel âge, qu'il devait, disait-il, au bonheur d'aimer et d'êtrfe aimé ; trésor inappréciable pour un viëiHard , et sùr^tout pour un poète ; source féconde dé cette jbuissanèe dé tous les instans, qui ne laisse aucun vide entre l'existence et la mort.

Depuis que Saint-Lambert et la comtesse étaient unis par des liens si respectables, ils n'avaient jamais oublié de célébrer le jour de leur fête et dé s'ofeFrîr miitneliement les piustouchanshbmmages. Chaque ann^leur inspirait une idée nouvelle; et l'^prft, secondé par les re^sburces du cœur , trouvait •toujours lembyendê varier ses offrandes et d'embellir son sujet. La fête de là txiratcfae , qui se nommait Julie, arrivait à la fin du

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