LA FÊTE DE SAINT -LAMBERT
OU
lES VIEUX AMIS.
ÏJévx ariMCKSeaux âevës Tan pr^ de l'autre, lnélent , en croiâdant , leurs rameaux , leurs radues ; ils ne foràient qv^un seul ombrage , dont eaY^ssés des mêmes adéphîrs et Wavent la fiireuF à^ vents en s'enlaçant plus étroite» aient encore s emsi deux jeunes enfans qui firent Fiieureux Change du premier sourire , de la première cares^, conservent toujours r«m "pour r^mtre cet instinct iVaternel , ce penchant invincible de la nature qui ne perd )am»av8e8 droits. Vainement des amis d'enfknee sont^b sëpai^s par les distances socia^ les , par tious les ëvënemens de k vie ^ ib se retrouveront ton jour» sans ivresse , et seront ëtonnës ée la ressemUance des ^&ts et des péncbanaqui les caracti^risent. Vainement, s'ils jpnt d^un sexe di^^^exkt , les loùt de la.
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bienséance et de l'hymen lui-mèmô , viennent-elles les désunir , ils coùserveront, toât en les respectant , ce lien secret des âmes qui se resserre de jour en jour , devient nécessaire comme l'air qu'on respire , et ne se fompi: qu'à la mort*
Tel (ut l'attachement remarquable qui régna pendant quatre- vin^ ans entre Saint- Lambert et la comtesse D***i Tèus les deux étaielit nés en Lorraine^ le même, jour el presqu'à la même heure , d^ femiUês honorables qui , dana tous les teitips , a'élaient donné des preuves mutuelles de dévouement et de considération^ Elle étaiA née avc^eux cette douce affection, qui tour-Vtour enirbellit leur jeunesse , les unit plus fortement encore dans la maturité de Tâge, et» les char^ ma dans leurs vieux jours.
Saint- Lembert joignait aux talens qui distinguent l'homme de lettres, les qualités qui caractérisent un sage. Élève chéri 4»- Voir laire^ U avouait les erreurs de ce grand hoiB: me , en admirant son génie. Ennaeu de Wat ce qui pouvait porter atteinte au bonbeitr de ^ piatrie , il avait quitté Paris à l'époque o\i
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les troidbles politiques commençaient à renu^ brunir Thorizon, et s'était retiré à la jolie maison de campagne qu'il possédait près du village d'Ëaubonne, dans la vallée de Mont* morency. Cette retmite était son ouvrage : il n'^ avait pas un arbre qui ne fut planté de sa main : lui-même avait dessiné le jardin et fait construire l'habitation dont le riant aspect et la simplicité sanblaient annoncer l'asile des Muses , du r^>os et de l'indépen-^ dance. Florian , qui souvent allait y visiter l'amitié, traça-de ce modeste réduit un tableau qui £sdsait envier le sort de celui qui l'habitait.
La comtesse D*** , veuve depuis long* temps, demeurait, à cette époque, au village de Sannois , l'un des plus voisins d'£au^ bonne. Il ne se passait pas un seul jour sans qu'une anssi courte distance ne fi|t parcou* rue par l'un ou l'autre de ces vieux amis, qui , tous les deux sexagénaires , semblaient éprouver encore plus d^ charme dans Içu** ancienne liaison. Elle faisait l'admiration de tons c^xx dont ils cultivaient la société-, elle fut plus d*UDe ibis célétnrée par les ^târa«* I y.