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Le myocarde est flasque; sur la partie latérale de la mitrale une nodosité irrégulière à surface rugueuse, de coloration jaune calire, de 21 millim. sur 11 millim.
Infarctus de la rate.
LA
OBSERVATION N°8 (Résumée).
FuLLer (The Lancet, 18 mars 1862) rapporte l’histoire d'une fillette de 9 ans qui présenta une première récidive de chorée deux mois après une scarlatine. Cette chorée était très intense. En même temps on constate un souffle systolique de la pointe, une PSE élevée et des urines rares.
La malade mourut au bout de 20 jours.
Autopsie. — On trouva une symphise récente du péricarde. La valvule mitrale a sa surface recouverte par des caillots fibrineux sanguinolants.
Hyperhémie cérébrale.
OBSERVATION N° 9 (Résumée).
CHARON, dans les Archives de Médecine et de Chirurgie de Bruxelles, rapporte l’histoire d’une fillette de 12 ans, convalescente d’une fièvre typhoïde, atteinte d'une récidive de chorée. Cette malade présenta brusquement des signes généraux et cardiaques les plus caractérisés. La température s'éleva, le pouls atteint 110, la dyspnée était intense; on constatait que la matité cardiaque débordaïit le rebord droit du sternum. On notait un frémissement vibratoire à la palpation de la région précordiale et un souffle systoiique très prononcé de la pointe.
Deux jours après, on trouva la malade en proie aux phénomènes choréiques les mieux caractérisés. On note également une augmentation de l'intensité des manifes-
ae AE ations cardiaques. Le souffle de la pointe devint très intense.
La malade mourut en proie à une dyspnée intense, six jours après le début des accidents précédents.
Autopsie. — On trouva une dégénérescence graisseuse du cœur très accusée. La va!vule mitrale était très épaissie, principalement dans sa iame antérieure dont le bord libre présentait de petites végétations fibrineuses. Les valvules aortiques sont également épaissies à leur base.
On ne trouva pas de foyers emboliques. 3
Se basant sur ces faits, . un certain nombre d’auteurs ont soutenu! la nature infectieuse variable de la chorée et de ses déterminations cardiaques. C’est ainsi que Comby dans sa communication à la Société Médicale des Hôpitaux de 1915 s'exprime en «ces termes : « La chorée est le fait d’une encéphalite aiguë pouvant ressortir à des infections diverses : rhumatisme, scarlatine, rougeole, pneumonie, coqueluche, fièvre typhoïde, grippe.., presque jamais à la syphilis.
Cette opinion est aussi celle du Professeur Märfan; dans son article de la Semaine Médicale de 1897 il publie une statistique de 76 cas; dans la moitié des cas il y a eu du rhumatisme, dans l’autre moitié on note dans les antécédents fièvre typhoïde, pneumonie, paludisme, érysipèle, coqueluche, grippe, staphylococcie, blennorragie, et il conelut : « En un mot la chorée nous apparaît comme une névrose provoquée par une infection non spécifique se développant sur un terrain prédisposé ».
Récemment, certains auteurs ont pensé que le virus
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de l’encéphalite léthargique serait peut-être responsable de maintes chorées, en présence des phénomènes parkinsoniens post-encéphalitiques relativement fréquentsret des chorées survenant après une encéphalite. l
Pour ces auteurs par conséquent les endocardites de la chorée ne seraient pas, de même que les manifestations nerveuses, des endocardites spécifiques
Cependant cette conception s'expose à des critiques :
a) « Conclure de rapport de succession ou de concommittance à des rapport de causalité il y a loin » dit Bouchut. Or, précisément sur les trois cas que nous rapportons dans deux cas, la première attaque de chorée n’avait été précidée ou accompagnée d'aucune manifestation infectieuse.
b) Cette théorie, bien qu’assez séduisante, car elle permet d’embrasser un plus grand nombre de faits, n’explique pas cependant la concomitance relative de la chorée et des cardiopathies. Sans doute certains auteurs, et en particulier Orzechowsky rapportèrent des observations qui semblaient en faveur de cette théorie, dont nous extrayons la suivante : Une fillette de six ans entra à l'hôpital pour une chorée intense; une amygdalite, survint, compliquée d’adénopathie cervicale. La malade mourut au huitième jour et à l’autopsie on trouva la valvule mitrale couverte. de grosses végétations dans lesquelles l'examen bactériologique montra la présence du streptocoque.
Nous pensons qu’il s’agit plutôt là d’une endocardite
maligne infectieuse primitive chez une choréique, car
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habituellement les investigations bactériologiques restent vaines en pareil cas.
c) Cette théorie n’explique pas non plus les cas de beaucoup les plus nombreux où l’endocardite survient au cours d’une chorée absolument isolée dans son évolution, et c’est, semble-t-il, aller bien loin que de considérer les plaies superficielles des choréiques comme une porte d'entrée pour les germes devant frapper l’endocarde.
d) Cette théorie n’est point d’accord avec la celinique, laquelle parvient presque toujours à mettre en évidence un germe par l’'hémoculture dans les endocardites, streptococciques, pneumococciques, etc, ce qui n’est pas ici le cas.
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e) Enfin il faut remarquer ici que dans deux cas sur trois il y a eu une première attaque de chorée qui a
été antérieure à l'infection signalée dans les antécédents.
Pour toutes ces raisons nous sommes enclins à conclure que l’endocardite maligne de la chorée n’est pas une endocardite maligne dûe à des germes variables et actuellement connus. Sans doute il n’est pas interdit à un choréique de faire une endocardite maligne primitive à germes variés, il peut même faire une poussée d’endocardite secondaire consécutive à une endocardite inflammatoire rhumatismale ou choréique, mais ce sont là, semble-t-il, des cas d’exception,
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