‹ Les Endocardites Malignes dans la Chorée de SydenhamChapitre 25 sur 34 · TOR · texte numérisé non relu

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chorée ou rhumatisme) ou un souffle d’endocardite maligne ? Nous rappelons encore la grosse importance du caractère variable du souffle dans le diagnostic de la malignité.

Les souffles sont des signes d'apparition relativement précoces; dans toutes les observations qui précèdent nous les voyons s’établir avec la plus étonnante rapidité, preuve de la vitesse avec laquelle évoluent les lésions endocardiaques, confirmées d’ailleurs par la rapidité de l’évolution de la maladie et les énormes modifications structurales anatomiques que l’on constate à l’autopsie.

A ce point de vue le caractère dé variabilité dans l'intensité des souffles, leur rapidité d'installation, sont des constatations d'importance capitale pour le diagnostic de la malignité. Les endocardites simples évolient en effet beaucoup moins rapidement, car les insuffisances ou les rétrécissements qui résultent de processus cicatriciels entraînant la rétraction ou l'adhérence des valvules sont d’une installation incomparablement plus lente, Aïnsi que le faisait remarquer Potain, le souffle organique d’une lésion orificielle n'apparaît qu’au bout d’un temps assez long : trentième, quarantième ou cinquantième jour de la maladie, lorsqu'il s’agit d’endocardite inflammatoire simple; ce sont là des faits incontestables qui ont reçu l'approbation pleine et entière de lanatomie pathologique. |

Remarquons que là encore ce caractère n’est pas absolu et qu'une endocardite maligne choréique peut

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créer des troubles valvulaires n’apparaïissant qu’au bout d’un certain temps par suite d’une disposition anatomique spéciale ou parce que l’évolution endocardiaque n’a pas été contemporaine des détermina-

tons nerveuses.

LES SIGNES EMBOLIQUES

Cliniquement nous les rencontrons cinq fois sur 23 cas. Ils sont vraiment nets lorsque l’'embolisation se fait dans une artère du cerveau entraînant des paralysies d'installation brusque. Heureusement ces embolies ont une certaine prédilection pour les artères cérébrales, et presque toujours (sauf deux cas sur 23), quand il existe des embolies dans un viscère, on en retrouve dans le cerveau. On conçoit en effet qu’une grosse rate, qu’une hémaiurie, qu’une hémoptysie puissent prêter à de multiples interprétations, ét par conséquent constituent des symptômes sujets à erreur.

En tout cas ils sont moins précoces et beaucoup plus tardifs que les souffles et leur valeur diagnostique, bien que grande lorsqu'elle existe, reste inférieure à celle des souffles en raison de leur moindre constance et de leur apparition plus tardive.

En outre, les phénomènes emboliques restent assez souvent cliniquement latents, ainsi qu’en témoignent les nécrospsies. Ainsi, dans une observation de Comby, le poumon est criblé de noyaux apoplectiques; dans l'observation de Buchalan Baxter il existe des infactus

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