‹ Les Endocardites Malignes dans la Chorée de SydenhamChapitre 24 sur 34 · PM GR · texte numérisé non relu

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sent systoliques ou diastoliques; ils ont une durée assez longue, une intensité assez marquée, une tonalité haute ou basse selon les cas. Leur timbre est en général rude, même dans les souffles diastoliques aortiques habituellement doux et aspiratifs. Jamais on n’a constaté dans les cas que nous rapportons de bruits musicaux ou piaulants. Ces souffles sont enfin remarquablement fixes dans leur siège, quel que soit le jour où l’on ausculte et la position du malade, mais ces souffles sont variables ldans leur caractère, se modifiant d’un jour à l’autre, et cette variabilité est

un de leur caractère les plus importants.

Ces souffles n’ont done pas pour les endocardites choréiques des caractères différents de ceux des autres endocardites; ils sont uniquement la résultante des troubles fonctionnels des différents orifices du

cœur, et si les modifications anatomiques n’entraînent aucun trouble valvulaire, on ne constate bien entendu aucun signe d’auscultation. Selon nous les bruits de souffle constituent un détecteur des plus sensibles pour la recherche des troubles valvulaires; quand il n’y a pas de souffles, c’est qu’il n’y a pas de troubles crificiels.

Nous ne pensons pas que l’absence de souffle puisse être rapportée à la consistance mollasse des végétations; il est probable qu’en pareil cas la consistance de la néoproduction s'adapte étroitement à la valvule opposée, il n'en résulte aucune insuffisance et par suite aucun souffle,

loutes choses égales d’ailleurs, le souffle sera un

signe plus sensible pour les insuffisances mitrales et

les rétrécissements aortiques que pour les rétrécisse-

ments mitraux et les insuffisances aortiques, en rai- * son de l'intensité de la contraction ventriculaire.

Il ne faut pas confondre ces souffles avec les souffles anémiques que l’on reconnaîtra à leur caractère stétecoustique (double souffle) et à l'examen du sang du malade ;

Avec les bruits soufflants des péricardites, ce qui est parfois difficile lorsqu'on a des raisons d'en soupçonner l’existence;

Mais surtout avec les souffles cardio-pulmonaires qui siègent dans la zone mésocardiaque qui sont méso et mérodiastoliques, qui sont variables dans leur intensité et dans leur siège, selon le temps et la position du malade; qui ne présente pas d'irradiations; qui sont modifiés par les mouvements respiratoires; qui cessent généralement par la position assise; qui augmentent sous l'effet de la tachycardie, la bouche étant ouverte et en inspiration, que la tachycardie soit émotive ou due à un effort.

Le souffle constitue un signe fréquent mais non constant d’endocardite; il manque six fois sur 23 cas, soit en raison du peu d'importance du processus valvulaire, soit en raison de la souplesse des végétations, soit encore parce qu’il existe une endocardite pariétale; c’est néanmoins le signe le plus constant.

Il peut y avoir quelquefois des difficultés d’inter-

. prétation : il y a un souffle, est-ce un souffle d’endocardite simple actuelle ou cicatriciel (lorsqu'il y a eu

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