‹ Les Endocardites Typho-Paratyphiques: Contribution à l'Étude des Septicémies ÉberthiennesChapitre 16 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — L’endocardite simple, bénigne, est très rare au cours de la fièvre typhoïde. Il n’est pas possible de prouver que l’infection éberthienne en est la cause. Sa spécificité étiologique reste donc une hypothèse, d’ailleurs plausible.

HL. — L'infection typho-paratyphique peut se compliquer d’endocardite maligne, soit par infection secondaire, soit par infection spécifique vérifiable à l’examen histo-bactériologique.

C’est une des complications les plus exceptionnelles des fièvres typhoïdes et paratyphoiïdes.

I. — Le plus grand nombre des observations, en tout cas les plus certaines, montrent que l’endocardite typhique s’observe surtout dans un tableau d’infection générale, sans localisation ni spécificité clinique, qui n’est pas une dothiénentérie mais une septicémie pure.

Leur rareté s'explique en partie par ce fait qu’il s’agit de syndromes dont, seul, le laboratoire permet de découvrir l’étiologie éberthienne.

IV. — L’endocardite éberthienne est la plus silencieuse des endocardites malignes.

Ses symptômes physiques et fonctionnels sont souvent nuls.

Ils ne sont jamais pathognomoniques et sont presque indiscernables des signes extra-cardiaques ou de ceux d’une myocardite. Aussi, quand l'infection éberthienne est connue, fait-on plutôt le diagnostic de myocardite, complication classique, que d’endocardite, complication rare.

Ces deux localisations peuvent d’ailléurs s’associer.

Quant à la coexistence de la péricardite avec l’endocardite, elle est béaucoup plus rare, et se verrait surtout chez l'enfant.

Les symptômes les plus importants sont, d’une part la courbe thermique irrégulière, coupée de frissons, d'autre part, les embolies viscérales et périphériques.

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