LA MARQUISE, FANFAN
LA MARQUISE
Je ne sais pas, monsieur Fanfan, mais depuis quelque temps... hum !.. hum !.. hum !..
FANFAN
Vous avez mal aux dents, in irraiue?
LA MARQUISE
Ne cherchez pas à nie donner le change...
votre conduite n’est plus la même... vous me faites de la peine, Faufan.
FANFAN, attrapant une mouche sur la coiffure de la Marquise.
Comment... vous auriez des gros chagrins, marraine? C’est une mouche !.. oh! la grosse mouche !
LA MARQUISE
Voyons, mon garçon, il faut être sage; il faut tenir ton rang, et ne plus rechercher la société .des paysans, et surtout des paysannes... Ça ne te va pas, entends-tu ?
FANFAN
Mais si... mais si...
LA MARQUISE
Voudrais-tu t’exposer à perdre mes bonnes grâces?
FANFAN, à part.
Elles sont fraîches, ses grâces!
LA MARQUISE
Tu seras gentil, nVst-ce pas?., tu te laisseras guider par la marraine... Tu n’auras pas à l'en repeulir, mon chérubin...
(Elle lui donne une petite tape sur 1a joue.)
FANFAN, à pari.
Don! voilà qu’elle me tapote. (Haut.) Oui, Marraine, oui, marraine... tout ce que vous voudrez.
LA MARQUISE
A la lionne heure... Tu verras comme j’aurai soin de toi, si tu es bien obéissant... C’est que tu es vraiment gentil, quand tu veux...
(Elle lui doune une seconde tape sur la joue.) FANFAN.
Encore !.. elle me retapote ! (On entend Mariette crier dans la ferme): « Je ne veux pas !.. ça ne sera pas !.. »
FANFAN, courant à la porte de la ferme.
Qu’est-ce que j’entends?., on se dispute, chez le père Guillaume...
la marquise.
Ça ne nous regarde pas... Donne-moi le bras, et retournons au chût 'au.
MARIETTE, dans la fenne.
Je vous répète que ça ne sera pas !
FANFAN, à part.
C’est Mariette !
LA MARQUISE
Aljons donc, monsieur. Qu’est-ce que c’est qu’un petit volontaire comme ça... voulez-vous bien venir ici, quand on vous appelle.
FANFAN , * part.
F.lle me parle comme à Zozor... Oh! oui, que je vais la planter là, à la première occasion.
LA MARQUISE
Eh bien?
FANFAN, haut.
Voilà, marraine... voilà, chère petite marraine...
la marquise.
Viens, mon bijou.
Ait d’Adam. fValaa.j
Au chltcau ! Quittons ccs lieux ;
Il faut rentrer. Je le veux.
Ta marraine.
Pour la peine,
Saura bien combler les vœux.
FANFAN. à paît.
Ce départ me désole ;
Mais, ici, moi, je reviendrai.
J’en Jure, vieille folle,
Oui, bientôt je l'échapperai.
ENSEMBLE
Au chôteac ! Quittons ccs lieux,
Rentrons vite tous les deux.
Ma
Ta marraine,
Pour la peine,
mes
Saura bien combler tous tes vœux.
|I!a sortent.)