ACTE III, SCÈNE XI
TYRREL à Edouard , tandis que Richard , comme frappe' d'une idée , s'approche de la table où sont les livres.
Milord, la nuit s'avance; Demandez au sommeil l'oubli de la souffrance. A votre âge il vient vite y et vous le combattez; Par des nuits sans repos vos maux sont irrites.
Je succombe^ il est vrai, sous leur poids qui m'accabl»*, Mais ils viennent du cœur.
Je me croirais coupable ^ Si je ne vous forçais à suivre mon conseil.
Que j'aurai de plaisir à revoir le soleil !
LE DUC D'YORK. , qui , en levant le fermoir d'une bible , en a fait tomber une lettre , et met le pied <îe?.-.us.
Grand Dieu !
TYRREL , se tournant vers lui.
Vous m'entendez ; il est trop tard pour lire^
Prince.
LE DUC D'YORK, le livre à la main.
Quel ton sévère ! on regarde ^ on admire , On ne lit pas^ Tyrrel.
J'y veillerai de près ; Car le rëgeiit le veut^ et j'en ai l'ordre exprès.
ÉDOUARD
Devez-vous à la Tour entretenir la reine?
TYRREL, à Edouard.
Je le crois.
ÉDOUARD
Son amour unit dans cette chaîne Nos cheveux et les siens.
LE DUC D'YORK, à part.
Pourquoi le retenir ?
ÉDOUARD
Portez-lui de ses fils ce tendre souvenir.
TTRREL .
Je le promets.
V'^DOUARD , s'apercevnnl des signes que lui fait son fièie , à Tyrrel.
Allez.
TYRREL , à part.
C'est un supphce horrible !