ACTE III , SCÈNE X
TYRRKL.
IN'hésitez plus.
ELISABETH
J'ignore où je dois les revoir :
Laissez-moi les bénir ; c'est mon dernier devoir.
Etendant les mains sur la tête de ses fils , qui sont tombes à genoux devant elle.
Les voilà prosternés sous mes mains^ sous mes jarmes!
Ils peuvent devant toi paraître sans alarmes :
Dieu , quel mal ont-ils fait ? Ils iront ^ si tu veux^
Ces deux êtres si purs , si bons ^ si malheureux ,
Du respect filial ces deux parfaits modèles^
Réunir dans ton sein leurs ames fraternelles ;
Mais , pour qu'on les chérît , toi qui les as formés ^
INe me les ôte pas^ ces anges bien aimés.
Jetant un regard sur Tyrrel.
Qu'un ami généreux protège leur enfance ; Qu'ils restent sur la terre; et que je les devance^ Quand ils prendront leur vol vers l'asile de paix, Oii la mère et les fils ne se quittent jamais.
En les embrassant.
Adieu !
ÉDOUAIID.
C'en est donc fait !
ELISABETH
Bas à Edouard.
Veille bien sur ton frère,
En se retournant vers Tyrrel , et lui montrant Bas au duc d'York. les princes.
Veille sur Edouard ! — î redevenez père Tyrrel !
TYRREL.
Assez ^ assez.
ELISABETH, à ses enfans.
Je vous laisse avec Dieu.
Serrant son fils aîné dans ses bras.
Edouard î . . .
Et moi donc !
Triste spectacle !
ELISABETH , après les avoir emhrasse's tous deux ù plusieurs reprises.
Adieu !