ACTE I, SCÈNE I
LUCI
Sans doute; en le baisant.
Voilà vos châtimens : caresses sur caresses ; Et votre fils aîné n'a rien de vos tendresses.
LE DUC D'YORK', -i la reine.
Je lui rendrai sa part en l'embrassant pour vous.
ÉLISABETH
Savez-vous qu'à Radnor il souffrait loin de nous?
LUCI
Quoi! toujours?
ÉLISABETH
Pauvre fleur, le chagrin l'a fanée.
Que de pleurs nous coûta cette triste journée, Oh le noble Edouard de ses bras défaillans, De ses yeux affaiblis vous cherchait, mes enfans, Rapprochait, unissait vos deux têtes charmantes Sous les derniers baisers de ses lèvres mourantes ! Aimez- vous, a-t-il dit, et, regardant les cieux, Pour ne les plus rouvrir, il a fermé les yeux.
LE DUC D'YORK, crime voix allërëe.
Un beau soir, à Windsor nous irons, ô ma mère, Lui demandant tous trois la santé de mon frère , Déposer sur le marbre, où souvent nous pleurons, Deux couronnes de fleurs que nous enlacerons j
Et puis vous lui direz : A ton désir fidèles ^
Tes fils jusqu'au tombeau seront unis comme elles.
Le voulez- vous?
ELISABETH , essuyant les yeux du duc d'York.
Demain.
LE DUC d'yORK.
Dès qu'il nous reverra, Au bonheur, à la vie Edouard renaîtra.
De lui donner des soins qu'on me laisse le maître. Mon remède est si bon !
, ELISABETH
Pourrait-on le connaître?
LUCI
C'est le jeu.
LE DUC d'yORK.
Trouve mieux pour guérir ses douleurs.
ELISABETH , à part.
Comme chez les enfans le rire est près des pleurs !
LE DUC d'yORK.
Lord Rivers avec lui reviendra-t-il à Londres?
ELISABETH
Sans doute.
LUCI
Noble cœur, et dont je puis répondre !