‹ Les enfans d'EdouardChapitre 14 sur 106 · ACTE I , SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE I

Parent loyal et sûr ; ami vrai , celui-là ; Votre oncle maternel.

ÉLISABETH

Qu'entendez-vous par là?

LUCI

Rien : je dis seulement que c'est leur second père, Et qu'ils n'en ont pas d'autre.

LE DUC d'yOIIK.

Il est parfois sévère ; Mon oncle Glocester est bien plus indulgent , Et je l'aime bien moins.

ÉLISABETH

Parlez mieux du régent.

Quoi qu'en 4ise Luci , dont le discours me blesse , Vous pouvez, chers enfans, compter sur sa tendresse. Il a de votre père et le zèle et les soins ; Il lui ressemble en tout.

LE DUC d'yORK.

Pas de figure au moins.

ÉLISABETH

Richard, vous me lâchez.

LE DUC d'yORK.

Eh bien ! je me ravise , Et dirai, si l'on veut, que sa taille est bien prise.

Quand vous aurez son âge , ayez sa dignité ; Yous serez bien, rnilord.

LE DUC d'yORK.

Oui, très-bien d'un côté;

Montrant son épaule.

Mais de l'autre!

KLISABETH . scvèrenienl.

Richard !

LUCI

Que milady pardonne.

ELISABETH , :iu diu; d'York.

C'est un méchant esprit que celui qu'on vous donne. Vous m'entendez, Luci!

LUCI

Mais^ madame

ÉLTSABETH.

En effet ^

Le régent est coupable j et de quoi ? Qu'a-t-il fait? Depuis qu'à sa tutelle on remit leur enfance , A-t-il un seul instant trompé ma confiance?

Non , jusqu'à présent; mais.

Page 1