ACTE I , SCÈNE I
Parent loyal et sûr ; ami vrai , celui-là ; Votre oncle maternel.
ÉLISABETH
Qu'entendez-vous par là?
LUCI
Rien : je dis seulement que c'est leur second père, Et qu'ils n'en ont pas d'autre.
LE DUC d'yOIIK.
Il est parfois sévère ; Mon oncle Glocester est bien plus indulgent , Et je l'aime bien moins.
ÉLISABETH
Parlez mieux du régent.
Quoi qu'en 4ise Luci , dont le discours me blesse , Vous pouvez, chers enfans, compter sur sa tendresse. Il a de votre père et le zèle et les soins ; Il lui ressemble en tout.
LE DUC d'yORK.
Pas de figure au moins.
ÉLISABETH
Richard, vous me lâchez.
LE DUC d'yORK.
Eh bien ! je me ravise , Et dirai, si l'on veut, que sa taille est bien prise.
Quand vous aurez son âge , ayez sa dignité ; Yous serez bien, rnilord.
LE DUC d'yORK.
Oui, très-bien d'un côté;
Montrant son épaule.
Mais de l'autre!
KLISABETH . scvèrenienl.
Richard !
LUCI
Que milady pardonne.
ELISABETH , :iu diu; d'York.
C'est un méchant esprit que celui qu'on vous donne. Vous m'entendez, Luci!
LUCI
Mais^ madame
ÉLTSABETH.
En effet ^
Le régent est coupable j et de quoi ? Qu'a-t-il fait? Depuis qu'à sa tutelle on remit leur enfance , A-t-il un seul instant trompé ma confiance?
Non , jusqu'à présent; mais.