ACTE II, SCÈNE IX
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Sentirait mon courroux l'écraser de son poids, Si des yeux seulement il me disait : J'y crois.
ÉLISABETH
Ils se taisent.
GLOCESTER
Yeut-on ramener la noblesse Aux jours où, de l'état souveraine maîtresse, Une femme régnait, qui nous opprimait tous. Qui semait à plaisir la discorde entre nous , Et faisant condamner le frère par le frère , Sur Clarence...
ELISABETH, indignée.
Ah! milord!
EDOUARD , s'olançant vers Glocester.
Vous insultez ma mère !
GLOCESTER
La veuve de lord Gray ne nous gouverne pas.
EDOUARD à Glucester.
La veuve d'Edouard! la reine! chapeau bas,
Joi;inaut le {jcste a la parole.
Chapeau bas devant elle!
ELISABETH
Ah! qu'as-tu fait?
LE DUC d'yORK.
Courage !
Bien, mon frère; c'est bien!
Au roi, A Gloccsler.
Edouard ! . . . A son âge ,
Revenant au roi.
On s'emporte aisément. O mon fils, contiens-toi.
A Glocester.
Pardon ! j'ai tous les torts : dans un moment d'effroi Une mère... Ah ! pardon !
GLOCESTER
Voilà comme on me traite Et Ton vient s'excuser lorsque l'insulte est faite. Jugez de l'avenir qui s'annonce pour vous : On prétend gouverner le fils comme l'époux. Si je n'ai pu dompter ma trop juste colère, De mon royal neveu la leçon fut sévère, Et vous apprend, milords, que muets sous l'affront. Vous devez le subir sans relever le front. Je saurai toutefois combattre une influence Qui peut des nobles pairs alarmer la prudence. Je le veux ; et la Tour est l'asile assuré , Où nous veillerons tous sur un dépôt sacré.
ELISABETH
Nous séparez-vous ?