ACTE II, SCENE. IX
GLOCESTER
Non : vous le verrez sans cesse ; Et par raison^ j'espère , autant que par tendresse , Vous lui répéterez que je tiens d'Edouard Un pouvoir dont son rang raffranchira plus tard ; Mais qu'aujourd'hui le roi ^ soumis à ma puissance^ Si je lui dois respect me doit obéissance.
ÉDOUAllD.
Je surs loin d'attenter à ces droits souverains
Que mon père en mourant déposa dans vos mains ;
Mais respectez sa veuve à l'égal de lui-même y
Ou' je n'attendrai pas , portant son diadème ,
Que son ombre me dise une seconde fois :
Mon fils;, venger sa mère est le plus saint des droits.
A Elisabeth.
Sortons : de ces débats prolonger le scandale C'est abaisser par trop la majesté royale. Venez 5 reine.
GLOCESTER , aux seigneurs de la cour,
Milords, je ne vous retiens pas.
A Edouard , en prenant un flambeau.
Votre premier sujet va précéder vos pas.
EDOUARD
Epargnez- vous ce soin.
n6 LES ENFANS D'EDOUARD.
GLOCESTER , marchaut devant lui.
Un tel devoir m'honore.
LE DUC D'YORK , à Edouard.
Tu viens d'agir en roi : je t'airne plus encore.
ELISABETH , arrêlant Glocester.
Ail ! par pitié ^ mon frère ^ un mot !
GLOCESTER , donnant le flambeau à Tyrrel , qui est entre vers la fin de la scène
Remplacez-^nous ^
Gouverneur de la Tour.
Tout le monde sort , exceptd Glocester et la reine.