‹ Les enfans d'EdouardChapitre 74 sur 106 · ACTE II, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X

C'est qu'on ajoute. . .

Pardon !

GLOCESTER

Quoi?

ELISABETH

Qu'à la Tour... Mais c'est faux^ je le sais.

GLOCESTER

Achevez : qu'à la Tour ?....

ELISABETH

Leurs jours sont menacés

Vivement.

Mais je ne le crois pasj non , je vous le proteste.

GLOCESTER

Pourquoi donc? milady , c'est vrai comme le reste.

ÉLISABETH

D'un soupçon outrageant , pardon ! cent fois pardon ! Ah ! je vous le demande avec tout l'abandon , L'amour , le désespoir d'une mère éperdue : Que leur vie en danger soit par vous défendue.

GLOCESTER , avec douceur.

Calmez-vous donc j quel bras peut les atteindre ici ?

ELISABETH

O mon Dieu ! de Rivers vous me parliez ainsi,

GLOCESTER , en souriant.

Sans doute.

ÉLISABETH

C'est ainsi que je vous vis sourire.

GLOCESTER

Eh bien?

ÉLISABETH , avec explosiou.

Rivers est mort ! ,

GLOCESTER

Vous osez le redire ?

ELISABETH

Oui , contre l'évidence en vain je me défends : Oui^ mort; et vous voulez tuer mes deux enfansl

GLOCESTER

Moi! .

ELISABETH

Vous y leur protecteur , leur père ! . . . c'est horrible Ët c'est vrai cependant^ c^'est vrai^ mais impossible. Vous ne le pourrez pas : je serai , là^ debout , Sur le seuil de leur porte ^ à leur chevet , partout^

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