‹ Les enfans d'EdouardChapitre 79 sur 106 · ACTE m, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE I

Puis je ne sentis plus ; mais j'entendis des voix Qui disaient : Portez-les au tombeau de nos rois.

LE DUC d'yORK.

J'en suis encore ému. . . Cette fois je me fâche ;

C'est ta faute Edouard : tu semblés prendre à tache

D'offrir à ton esprit mijle objets attristans ^

Et puis tu dis après : Je souffre ! . . . il est bien temps.

Au lieu de te livrer à la mélancolie ^

Lève-toi ; viens , courons , faisons quelque folie.

Aussi gai qu'un beau jour ^ j'étends à mon réveil ,

Comme les papillons ^ mes ailes au soleil ^

Et me voilà parti, sautant, volant....

ÉDOUAllD.

L'espace ?

Il te manque , Richard.

D'accord ; mais je m'en passe Ou , pour donner le change à ma captivité , Je maudis mon cher oncle en toute liberté. Suis mon exemple ; allons î la colère soulage.

EDOUARD

Devais-je m'emporter jusqu'à lui foire outrage ? On le calomniait , il s'en est indigné ; A souffrir cet affront qui se fut résigné ? Quand un roi sent ses torts , il faut qu'il les répart'.

LE Dtf€ d'yORK.

Ne t'en avise pas, ou, je te le déclare , Je te fuis.

EDOUARD , en souriant.

Si tu peux.

LE DUC d'yORK.

Alors , j'ai donc raison , Puisque tu reconnais qu'il nous tient en prison.

ÉDOUÂRD.

Lui!

LE DUC d'yORK.

Depuis trois grands jours.

édouard.

Non , ta haine exagère

Si nous n'étions captifs , nous aurions vu ma mère. édouard.

C'est trop vrai.

LE DUC d'yORK.

De la Tour le nouveau gouverneur. . .

édouard.

Sir Tvrn^l ?

Page 1