ACTE III , SCÈNE II
Vous ne pouvez manquer à cette féte.
LE DUC d'yORK.
Ni vous non plus^ sir Jame^ et je vous tiendrai tête : Nous porterons tous deux sa royale santé.
TYRREL.
Tant que milord voudra.
LE DUC d'yORK.
Quelle docilité !
Et, comme on vous connaît certaine fantaisie, On vous fera raison avec du malvoisie.
C'est un ancien ami fété dans mes beaux jours; Il m'a trahi, l'ingrat; mais je l'aime toujours.
ÉDOUARD
Comment ?
Je ris, milord.
LE DUC D'YORK, en montrant Tyrrel.
Ohî j'en sais sur son compte; Bien qu'il m'en cache encor plus qu'il ne m'en raconte.
A Richard. A part, avec attendrissement.
C'est vrai. — Comme il ressemble à mon pauvre Tomi ! Je crois le voir.
EDOUARD
Sir Jame^ êtes-vous notre ami ?
TYRREL.
N'en doutez point.
ÉDOUARD
D'un fils accueillez la demande.
LE DUC D'YORK, prenant la main de Tyvrel et le caressant.
Il m'aime tant! pour moi sa complaisance est grande, Il ferait tout pour moi, n'est-ce pas?
EDOUARD, lui prenant la main de l'autre côté.
Voulez-vous
Que ma mère à la Tour passe une heure avec nous?
TYRREL , embarrasse.
Jusqu'ici sans obstacle elle fût parvenue, Si
LE DUC d'yORK.
Pourquoi nous tromper? je sais qu'elle est venue.
TYRREL.
Vous, mi lord !