‹ Les enfans d'EdouardChapitre 81 sur 106 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

Les MEMES , TYRREL.

TYRREL.

Milords , voici des livres.

Il les dépose sur la table.

L'archevêque d'York, en vous les adressant, Vous offre ses respects.

ÉDOUARD

Je suis reconnaissant.

LE DUC d'yORK.

Bon archevêque 1 il pense à nos longues soirées ; Aussi les deux captifs baisent ses mains sacrées.

TYRREL.

Vous captifs !

ÉDOUARD

Je le crois.

TYRREL.

Peut-être pour un jour Un vieil usage encor vous confine à la Tour ; Triste noviciat d'une grandeur prochaine : De l'ennui l'étiquette est cousine germaine ; Mais vous croire captifs!

LE DUC d'yORK.

De notre liberté Sir Ty rrel à vingt ans se fût-il contenté ?

TYRREL.

Moi , qui n'ai pas , milords , votre aimable innocence , En fait de liberté j'aime un peu la licence; Mais j'ai tort : ainsi donc ne me consultez pas.

LE DUC d'yORK.

Moins on goûte ce bien, et plus il a d'appas. Celui qui me rendrait ma liberté ravie Serait récompensé par de là son envie.

TYRREL.

Le régent ne veut pas prolonger vos regrets Et du couronnement il presse les apprêts.

ÉDOUARD

C'est sûr ?

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