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LE PEUREUX

Tout en passant par un p' tit bois, Tous les coucous chantaient, Et dans leur joli chant disaient :

Coucou, coucou, coucou, coucou ; Et moi je croyais qu'ils disaient :

Cop'-li le cou, cop'-li le cou.

Et moi je m'en cour', cour\ cour', Et moi je m'en courais, Et à la ronde, cour', cour', cour', A la ronde, courons toujours*

Tout en passant près d'un moulin, Toutes les meules tournaient, Et dans leur joli chant disaient:

Toc, tic, toc, tac, toc, tic, toc, tac ;

(bis)

(bis)

(bis)

Et moi je croyais qu'ell' disaient :

Cop'-li tôt rac, cop'-li tôt rac ! .

Et moi je m'en cour', cour 7 , cour', Et moi je m'en courais, Et à la ronde, cour', cour', cour', A la ronde, courons toujours.

Tout ei* passant près d'un étang,

Tous les canards chantaient,

Et dans leur joli chant disaient :

Couéan, couéan, couéan, couéan ;

Et moi je croyais qu'ils disaient :

L' cou dans l'étang, 1' cou dans l'étang.

Et moi je m'en cour', cour', cour',

Et moi je m'en courais,

Et à la ronde, cour', cour', cour',

A la ronde, courons toujours.

Tout en passant près d'un couvent,

Toutes les nonn' chantaient, Et dans leur joli chant disaient :

Alléluia, alléluia ;

1 Coupe-lui tout tas.

112 LES ENFAKT1NES.

Et moi je croyais qu'ell' disaient :

Arrêt' -tieu gars, arrêtVtieu gars.

Et moi je m'en cour', cour", cour', Et mot je m'en courais, Et à la ronde, cour', cour', cour', A la ronde, courons toujours.

Tout en passant près d'un p'tit champ,)

Tous les oiseaux chantaient,

Et dans leur joli chant disaient :

Tuit', tuit', tuit', tuit', tuit', tuit', tuit', tuit*;

Et moi je croyais qu'ils disaient :

Enfuîs-te vite, enfuis-te vite.

Et moi je m'en cour', cour', cour',

Et moi je m'en courais,

Et à la ronde, cour', cour', cour'.

A la ronde, courons toujours.

PINGO LES NOIX.

Demèr* chez nous il y a-t-un bois, Pingui pingo, pingo les noix ; Deux lièvres sont dedans le bois,

Bibelin bibelo, popo la guénago, Pingui pingo,

Pingo la guénago, pingo les noix.

Pour les chasser m'en fus au bois, Pingui pingo, pingo les noix 5 Ils sont partis en tapinois,

Bibelin bibelo, popo la guénago, Pingui pingo,

Pingo la guénago, pingo les noix.

Ne courez jamais dans le bois, Pingui pingo, pingo les noix, Après deux lièvres à la fois,

Bibelin bibelo, popo la guénago, Pingui pingo,

Pingo la guénago, pingo les noix.

QUAND j'ÉTAIS CHEZ MON PÈRE.

Le pâtre prit son tire-lire, Il se mit à turluter, Il se mit à turluter.

Au son de son tire-lire, Les moutons s* sont assemblés, Les moutons s' sont assemblés.

Ils se sont pris par la patte, Et se sont mis à danser, Et se sont mis à danser.

Il n'y avait qu'un' vieil!' grand'mère, Qui ne voulait pas danser, Qui ne voulait pas danser.

Oh! qu'a* -vous, rnavieill' grand'mère 1 , Qu'avez-vous à tant pleurer, Qu'avez- vous à tant pleurer.

Je pleure ton vieux grand-père, Que les loups ont étranglé, Que les loups ont étranglé.

Ils l'ont traîné dans la plaine, Et les os lui ont croqué, Et les os lui ont croqué.

£. Gagkon. (Chansons populaires du Canada.

Québec, Desbaratz, édit., 1865.)

* Ce n'est pas la personne qui chante cette chanson, qui adresse la parole à la vieille grand'mère. Usant d'un procédé rapide de récit, familier à la poésie populaire, la chanson fait parler l'un des jeunes moutons, sans nous en avertir expressément, et nous laissant le soin de deviner l'interlocuteur.

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