‹ Les enfants anormauxChapitre 17 sur 36 · RETARD · texte numérisé non relu

RETARD

Coch ...

Griv....

Sev.

Coff.

Ro.

Ostro

14 ans.

10 ans 1/2.

13 ans 1 12.

11 ans.

12 ans.

12 ans 1/2.

Lecture hésitante- courante.

Lecture hésitantè-courante.

Lecture hésitante-courante.

Lecture syllabique-hésitante.

Lecture syllabique-hésitante.

Lecture hésitante-courante.

6 ans.

2 ans 1/2.

3 ans.

4 ans.

5 ans.

4 ans.

On remarquera que, malgré leur âge avancé, presque ous ces enfants n ont pas encore atteint une lecture irancliement courante.

l’examen pédagogique des anormaux d école 85

Pour coter la lecture, on est quelquefois mis dans l’indécision par le défaut d’un repère exact figurant au barême. Ainsi le jeune Coff... a de la lecture syllabique-hésitante ; le barême ne porte pas cette mention, qui devrait figurer comme terme de passage entre la lecture syllabique du cours préparatoire et la lecture hésitante du cours élémentaire l re année. On peut calculer le retard soit en admettant l’existence de ce terme de passage, soit en faisant la supposition que Coff... a une lecture hésitante; cela n’a pratiquement qu’une petite importance, puisque l’effet n’est de faire varier le retard que de six mois.

Le calcul. — Quoique la force en calcul réponde à des aptitudes très spéciales, et qu’un enfant puisse être intelligent sans savoir calculer, les notions qu’on lui demande ici sont si élémentaires, et l’ignorance qu’on tolère en lui est si grande que son défaut à l’épreuve de calcul prend une sérieuse signification. Nous suivons ici les indications de M. Vaney 1 , qu il a eu soin de simplifier, sur notre demande. Toutes les questions du calcul doivent être dictées ; elles peuvent même l’être collectivement. En outre, il est essentiel de ne pas intervenir pour demander à 1 enfant quelle est l’opération à faire. Cette indication rendrait le travail beaucoup trop facile, et c’est le problème lui-même qui doit être résolu, sous la forme très précise et très étudiée où il a été posé.

1. Le travail complet de M. Vaney a paru dans VAnnée psychologique, t. XI, p. 146, sous le titre : Mesure du degré d’instruction des élèves en calcul.

Le problème, bien plus que l’opération, demande de l’intelligence. De plus, on remarquera que la difficulté de nos formules a été calculée; les mots soustraire, retrancher, reste ne doivent pas être remplacés par des synonymes, ni à plus forte raison expliqués: Quand même, ce qui arrive souvent, l’enfant ferait une faute au premier problème (dirait par exemple : 19 ~ 6 —12, etc.), il ne faut pas s’arrêter là; cela peut être une faute d’étourderie; on essayera toujours les degrés supérieurs, jusqu’à ce qu’on ait la démonstration évidente que l’enfant est incapable de traiter le problème. M. Vaney a proposé un barême de correction pour ces problèmes. Il est intéressant et permet de tenir compte de petites nuances, à l’aide de tout un système de points. Le voici :

Correction du calcul.

1 er Problème (1 p.). — 1 point pour la réponse exacte. “ ? 2 e problème (2 p.j. — 1 point pour la soustraction faüsse ;

4 point si elle est exacte.

3 e problème (3 p.). — 1 point pour 604 bien écrit; 1 point pour la soustraction fausse; 1 point en plus si elle est exacte.

4 e problème (4 p.). — 2 points pour la division bonne (1 si elie est fausse); 2 points pour la 2 e réponse (1 si elle a été obtenue par multiplication et soustraction).

5 e problème (5 p.). — 2 points pour la soustraction (1 si elle est lausse); 3 points pour la division exacte (2 si elle est erronée). v

6 problème: une couturière achète 8 mètres de drap à

“V e “ e ï e et 25mètresdetoile ; eIle P aie p° urle

â nninï^ Tr ° UVez le P rix du mètre de toile (6 p.). - - P pour e prix de la toile (1 pour l’opération fausse);

L’EXAMEN PÉDAGOGIQUE DES ANORMAUX D’ÉCOLE 87 2 points pour le prix du mètre de toile (1 pour l’opération fausse) ; 2 points pour le prix d’achat du drap.

7e problème (7 points). — Un commerçant a mélangé 95 litres de vin à 0 fr. 20 le litre avec. 60 litres à 0 fr. 2a. Combien devra-t-il vendre le litre du mélange s’il veut gagner S fr. 50? etc., etc.

Ce barême permet de calculer, d après le nombre total de points obtenus, le niveau de l’enfant en calcul ; et c’est ainsi qu’on est parvenu à savoir quels sont les problèmes résolubles par les élèves de chaque âge. C’est ce qu’indique le tableau.

Relevé des résultats en calcul obtenus dans une école primaire élémentaire de Paris.

On remarquera en lisant ce tableau que les moyennes de points sont un peu inférieures, quand on les calcule sur tous les enfants; nous avons déjà indiqué cette différence et nous en avons expliqué la raison. C’est avec les résultats obtenus sur tous les enfants que nous avons établi notre barême de connaissances; et en comparant ce barême avec les notes inscrites dans

la première colonne du tableau des résultats en calcul on se rendra compte de la manière dont nous avons un peu schématisé ces sommes des points pour faire un barême facile à manier.

En pratique, il nous semble que le système de points de M. Yaney n’est pas indispensable. Il suffira de chercher si l’élève résout ou non le problème qu’on lui pose. S’il le résout, il est à ce niveau; sinon, on le met au degré immédiatement inférieur. Quelques exemples montreront comment on peut se servir de ces résultats. Nous les empruntons à l’étude d’enfants anormaux, pris dans une classe de perfectionnement.

Roger Br... a dix ans et demi. On lui propose oralement, car il ne sait pas : écrire, l’exemple suivant : « j’ai 49 pommes, j’en mange 6, combien en reste-t-il? » — Il répond d’abord 9, puis 6. On procède alors à des soustracîons plus simples : « Demande. J’ai 4 pommes, j’en mange une. - Réponse. Il en reste 3. - D. J’ai 12 pommes, j’en mange 2 — R. Il en reste -9. — D. J’ai 8 pommes, j’en mange 2 - R. Il en reste 7. » Il est évident que cet enfant n arrive meme pas à franchir le premier degré. Il a quatre ans et demi de retard.

Remarquons à ce propos que comme Br... est un enfant rmati a a SC0 ? 1 ] e es \ régulière ’ ü en résulte que dans ses > û f e + emi de scolarit é> il n’a guère appris plus avons 6nfant normal n’apprend en deux mois. Nous

lTosnice 3.°R ' t Un ? aS SemWable tout récemment à on P icetre, c est un enfant de douze ans, à qui

quatre anT^ Cea apprendre ses lettl> es depuis l’âge de se demain “? S£Ut P&S enC0re é P eIer! 0n P^t bien

si l’instituten ° rS ? U ? n est en Présence de cas semblables, instituteur qui n’a pas réussi en quatre ans et demi

l’examen pédagogique des anormaux d’école 89 OR en huit ans à apprendre à un arriéré ce qu’un normal apprend en un mois, n’a pas gaspillé son temps et celui de l’arriéré. Relevons, à ce propos, une défectuosité dans le calcul brut des retards scolaires. Le jeune Roger Br..., qui à dix ans et demi ne sait pas encore syllaber, n’a que quatre ans et demi de retard, si on lui applique la règle habituelle de l’appréciation du retard; il serait donc, semble-t-il, au même niveau qu’un enfant de treize ans et demi, qui appartiendrait au cours moyen de l re année, car ce dernier a aussi un retard de quatre ans et demi. On comprend tout de suite l’erreur de cette méthode. Le retard scolaire ne prend sa vraie valeur que si on le proportionne à la classé et au cours que le sujet a atteint. Nous reviendrons un peu plus loin sur 1 appréciation exacte du retard scolaire.

Citons un autre exemple, pour montrer comment se fait l’application de la méthode à la force d’un élève en calcul.

Ostrow..., douze ans et demi. Il répond exactement aux degrés 1, 2 et 3. Pour le problème de la robe, degré 4, il est embarrassé, il commence par multiplier 7 par 89, et trouve comme produit 783, ce qui est doublement inexact, car il ne fallait pas faire une multiplication, et la multiplication faite est fausse. Ensuite, il se reprend, et essaye une division de 89 par 7; il obtient un produit inexact, 11, qui ne le satisfait pas. Finalement, il essaye une multiplication, dit 7 fois 10 font 70; il ajoute ensuite 7 plusieurs fois pour atteindre 89, mais il s’embrouille, et finit par trouver le nombre 13, qui est presque exact. Cet enfant est donc au degré 4, il ne le franchit pas, mais il l'atteint. Consultons le barême; nous lui donnons les points des problèmes 1, 2, 3, soit 6, plus 2 points du problème 4, soit un total de 8 , qui le met au niveau des enfants de huit ans et demi ; donc, en raison de son âge, quatre ans de retard.

L'orthographe. — Le savoir en orthographe s’apprécie par une dictée, soit individuelle, soit col-

lective. Le barême contient les premières phrases à dicter. Nous les reproduisons ici toutes, en indiquant les difficultés grammaticales qu’elles présentent, et le barême de correction de fautes qui nous a paru le plus juste. Ces indications nous sont fournies par M. Vaney.

4™ phrase. — Ecrire phonétiquement, sans liaison de mots, une phrase dictée du vocabulaire de l’enfant.

Ex. : Emile est un petit élève bien sage ; il écoute son papa et sa maman ; il va à l’école.

2 e phrase. — Mettre l’s du pluriel dans les noms pris dans le vocabulaire de l’enfant.

Ex. : J’ai une tête, deux bras, deux jambes, une bouche, vingt dents, une langue, dix doigts.

3 e phrase. — Pluriel des adjectifs qualificatifs dans les cas simples ; verbes à la 3 e personne du pluriel du présent de l’indicatif.

Ex. : Le soleil brille déjà de ses plus gais rayons. Les hommes partent en chantant. Les bergers sont heureux de la belle journée qui se prépare ; ils suivent au pâturage le grand troupeau des vaches pesantes.

4 e phrase. — Féminin dans les adjectifs qualificatifs sans indication phonétique; verbes au pluriel, ons, ont, ez, ait, aient.

Ex. : Le garçon de ferme, de son pas lourd, entrait dans la grange encore obscure où nous reposions. Les bœufs mugissaient tout bas, Dans la cour, le coq, les poules, le chien allaient et venaient.

o e , 6 e , 7 e phrases. — Finales des verbes au singulier des divers temps des 4 conjugaisons. Participe passé avec ou sans avoir. Infinitif en er et participe passé en ê.

Ex. : Joyeux merle, ne viens pas dans le bocage. Prends garde a ce méchant qui veut te saisir et t'enfermer. Penan que je te parle, tu viens picorer les raisins que l’oiseux f° SéS , C ° mme un P iè 8 e - IL sont garnis de glu; si tu y touches, c’en est fait de ta liberté. .

l’examen

Mode de correction des fautes.

I faute pour une lettre omise.

en trop.

I substituée à une autre.

II peut donc y avoir plusieurs fautes dans le même mot.

II est convenu cependant que le nombre de fautes d un mot ne peut dépasser le nombre de lettres de ce mot Un mot omis compte pour autant de fautes qu il a de lettres.

La liaison de deux mots compte pour 1 faute. ^

Le manque de liaison de deux parties dun meme mot compte aussi pour 1 faute.

On remarquera que, pour l’orthographe,, nous n’avons pas à proprement parler de degrés, c’est-adire des phrases diverses que les enfants de chaque âge pourraient écrire sans faute. On pourrait en trouver sans doute. Nous nous sommes contentés de compter les erreurs ; c’est par le nombre des erreurs que les enfants de chaque âge se distinguent.

Des dictées collectives faites en février parles soins de M. Yaney dans son école, et corrigées par les

maîtres de celle-ci, nous ont permis d’établir le tableau

suivant, qui montre le nombre de fautes commises; ces fautes sont appréciées par la méthode de correction ci-dessus indiquée 1 .

1. Pour les spécialistes de la psychologie nous ferons une remarque qui les intéressera. Nous possédons en psychoto ie

deux procédés pour calculer une valeur representaUve dun groupe, c’est la moyenne arithmétique, et a medianc On conna t la moyenne, c’est banal. Rappelons que l

ordonnant les valeurs en série linéaire, de a P u P olover

grande, et en prenant celle du milieu. Quand doit-on employer la moyenne, quand la médiane? Ce n’est pas très clair, on ne le

Pour montrer comment on classe un enfant au point de vue de l’orthographe, prenons un exemple. II nous est fourni par Ostr..., cet arriéré dont nous avons déjà éprouvé la force en calcul. Il écrit la l re phrase avec une faute, la 2 e avec 1 faute, la .‘! avec 8 fautes; il est au niveau d’un enfant de neuf à dzx ans, il est donc en retard de trois ans. C’est un débile léger.

On connaît maintenant la manière déjuger la force d’un élève en calcul, lecture et orthographe. Parmi toutes ces épreuves, quelle est celle qui a le plus de valeur probante? Nous répondrons à cette question en résumant ici, en quelques mots, l’examen d’instruction que nous avons fait subir à 20 enfants

Si on calcule le 1C no 1 mbre S devantes 1 * net, - CeIu j de Orthographe.

procédé désastreux; un enfam de Z ^ & m0yenne est un ou quelques fautes à son ac i f £ ° U de moins ’ s ’ ü a 100 change bien moins par raddSn’u. " 86 tout La médiane par conséquent qu’elle conviera m C6S CaS aberTants ’ et on voit gènes, dans lesquelles la ^ très hétér °minimum est énorme. Ce entre le maximum et le

d’une classe de perfectionnement. Les retards sont assez variables d’un sujet a 1 autre, et pour le meme sujet d’une matière à l’autre. En moyenne, le retard est de trois ans trois dixièmes pour l’orthographe, de quatre ans pour la lecture, de quatre ans cinq dixièmes pour le calcul. Ces enfants ne mettent pas trop mal l’orthographe; il y en a même un qui est au niveau normal. C’est surtout pour des problèmes que leur faiblesse se trahit, parce que le problème ne demande pas seulement de la mémoire, mais quelque compréhension. Ils ont beaucoup de peine à deviner quelle est l’opération d’arithmétique qu’il convient de faire. Quand une soustraction est nécessaire, ils ont une tendance à la remplacer par une addition; et s’il s’agit d’une division, ils feront plus volontiers une multiplication ; ces erreurs les amènent à des résultats absurdes, qui le plus souvent ne les choquent pas, si on n’attire pas leur attention là-dessus. Un arriéré admettra très facilement que si j’ai 604 pommes et que j’en vende 58, il m’en reste 662. Ces résultats montrent qu’à l’école ordinaire, on leur a fait «faire, nous ne dirions pas trop d’orthographe, mais trop peu de calcul par rapport à ce qu’ils savent en orthographe.

En ter mi nant., nous insistons encore sur la force probante d’épreuves méthodiques. Nous demandons que l’inspecteur primaire fasse exécuter les épreuves sans aider les élèves, sans intervenir pour indiquer la solution ou la marche à suivre; il ne doit ni collaborer, ni faire la leçon, mais seulement constater un

résultat acquis. Il doit donc se réduire au rôle bien facile de témoin bienveillant 1 .

Retard scolaire et pourcentage de connaissances. — Nous avons dit plus haut que le retard scolaire doit être estimé en tenant compte du cours auquel le sujet appartient, c’est-à-dire des degrés d’instruction auxquels il a déjà atteint. Un enfant de neuf ans qui est en retard de trois ans n’a absolument rien appris; au contraire un enfant de douze ans qui est en retard de trois ans, a appris quelque chose puis-

1. Les barêmes d’instruction normale que nous avons donnés dans le texte s’appliquent à une des écoles primaires élémentaires de Paris; nous ne pouvons pas garantir qu’ils seraient aussi justes pour n importe quelle école primaire de province; peut-être même seraient-il trop élevés pour beaucoup de petites écoles de campagne, dont le niveau moyen d’instruction pourrait être nettement inférieur a celui des grandes villes. Il serait, du reste, extrêmement intéressant de tirer la question au clair. Il suffirait qu’un inspecteur primaire de province prît la peine d’examiner, nos épreuves en main, deux à trois écoles primaires de son ressort. Si cette recherche était faite, et s’il en résultait que les petits campagnards sont normalement en retard, par l’instruction de deux ans par exemple, sur les petits citadins, devrions-nous en conclure que les S0üt des anormaux? Evidemment non. Chaque enfant u re J u o e ( I ue d après une norme fournie par son propre milieu. Nous avons montré ailleurs cette nécessité de méthode en ZTk l ° n n , 6 cûm P are P a s la stature d’un Pari-

„ f .. un asC[Ue ou d un Japonais. Cette même nécessité se fait sentir pour la mesure du degré d’instruction T es npfits campagnards ont une vie intellectuelle bien moins active moins

par ^xemDle '***“*’ ÜS n ’° Qt ? as ^ Son de’“rTe

par exemple, qui est si suggestive. Il n’y aurait rien d’étonnant à

fût ^moindre étant “«-dre, leur instruSon

repose saline hvni n ’ 0uMlOÛS P as qne notre raisonnement férence annréciahlp u-' w 6 t ? Ue nous ignorons s’il existe une dif-

SSufd“ P T E a dmStnie, '°“ M*» 0* 1* «««-pagne «

L’EXAMEN PÉDAGOGIQUE DES ANORMAUX D’ÉCOLE 95 qu’il appartient au cours moyen de l re année. La différence entre les deux élèves est sensible; probablement, elle ne fera que s’accentuer avec les années. Pour bien la mettre en lumière, il faut rapporter le retard aux années de scolarité, celles-ci étant rendues égales à 100. Ainsi, notre enfant de neuf ans qui n’a rien appris présente un retard de trois ans, sur trois ans d’étude, c’est un pourcentage de connaissance de 0 p. 100; notre enfant de douze ans qui est au cours moyen l re année a fait en six ans la moitié des études scolaires normales ; il a donc un pourcentage de connaissances de 50 p. 100. Voilà des chiffres qui sont bien autrement éloquents que ceux du retard. Notre avis est qu’il faut se servir du calcul brut du retard pour recruter les arriérés, car c’est un moyen facile et commode; mais lorsqu on est en présence d’un enfant, et qu’on veut apprécier ses connaissances, non seulement pour le moment actuel, mais en vue de son avenir et de sa capacité pour apprendre, il faut noter aussi et surtout son pourcentage de connaissances.

Nous proposons le modèle suivant à remplir après l’examen de l’enfant :

Examen d’instruction d’un enfant proposé pour l’enseignement spécial.

Date de l’examen :

Lieu de l’examen :

Nom et prénoms de l’élève :

Date de naissance de l’élève :

Cet élève a fréquenté l’école de de

, cours

Scolarité régulière ou irrégulière :

Etait-il de force à suivre sa classe?

Quel est son retard scolaire réel?

Lecture.

(La lecture est syllabique, ou hésitante, ou courante „ expresse, ou intermédiaire, par exemple : ITsS^C

Observations sur la lecture :

te™me). S “ S Pr ° WèmeS

Observations sur le calcul.

Orthographe. Texte dicté :

Nombre de fautes :

Conclusion.

rS en Sï r nam e ° mpte de '• -Mé) : J Retard en orthographe (di.) :

Pourcentage de connaissances :

examen. 6 * qTOlité de qui a procédé à cet"

Malgré les d é la;ls très longs dans ^ ^

Delt i f Ut qUe l ° Ut “ travail d’examen

neti inno- aireaasez rapidement ; le calcul seul est un se déh/’ 7 ^' bien laisser 4 renf ant le temps de

Ll En \ 10118 qUi ” Ze miaUtes P° ur Examen

abréeé Pc"' ■ len S0UTCnt ce temps pourra-t-il être même d'appr'éTeTt L ’“ Sp “ teU ;’ est maintenant à son nnnreei ' , ^“d S °° laire ^ l'élètC et

diver! moyens^ r ““““““S' !I a P°“ “ la

des notes de l'éP ‘“““«“«ge des maîtres, le relevé l’observation de^Pa üta^”, 116 ., 80 ” Cah ‘ er de claSSe ’ aionomie, etc., et surtout , ’ de Sa phy ‘

sonnel qu'il vient de faire. * COOtr ° le pré ° is 6t per '

Est-ce suffisant? L’inspecteur primaire, ayant établi le retard scolaire et en connaissant à peu près les causes, peut-il, doit-il se prononcer tout de suite? Dans beaucoup de cas, sans doute, une recherche complémentaire ne s’impose pas. Mais, dans d’autres cas, on en éprouve véritablement le besoin. On se dit que l’instruction n’est pas tout, que certains enfants qui ont de la peine à s’assimiler les connaissances de l’école, par inaptitude, ou par distraction, mollesse, paresse, peuvent cependant être intelligents. C’est l’intelligence de ces enfants qu’on voudrait connaître, et pour cela il faut leur poser des questions d’intellirgence. Nous proposons aux inspecteurs primaires un dernier examen, un examen psychologique. Qu ; on ne se récrie pas, en nous accusant de compliquer les examens. Nous ne les imposons pas, nous ne les conseillons même pas dans tous les cas. Mais ces épreuves n’en sont pas moins des outils précieux, auxquels on sera bien heureux d’avoir recours lorsqu’on se sentira embarrassé.

Page 1