PLANCHE V
Fig. 2. Syphilis héréditaire.
g. i= Type « Mongol ».
Classification pathologique .
bouche, et dans un certain nombre de cas, les dents d Hutchinson, ou en d?autres cas, les dents en tire-bouchon. La mort survient quelques années après le début des symptômes qui progressent plutôt à la façon de la paralysie générale des aliénés, et à F autopsie, on trouve de Fépaississement des artères cérébrales (par endoartérite) et des méninges, avec une atrophie prononcée des circonvolutions (pi. V, fig. 2).
Dans les cas nettement non congénitaux, les principales divisions sont : les cas traumatiques et les cas survenant après une maladie aiguë et dans chacun d’eux les lésions caractéristiques sont la production de lésions inflammatoires. Le Dr Wilmarth (1), ancien médecin du grand « Institut Pennsylvanie!! pour enfants imbéciles », dit que dans 100 autopsies consécutives faites par lui, il a trouvé 5a ois des lésions « montrant les effets de maladies ou de traumatismes antérieurs ». Dans un grand nombre de cas, la sclérose atrophique fut observée; dans quelques cas, la sclerose tubéreuse des auteurs français. Des méninges épaissies et adhérentes, consécutives à des méningites, et empêchant le sang d'arriver en quantité normale à Fécorce cérébrale, furent notées dans un nombre considérable de cas ; la porencéphalie, qui peut être considérée, en quelques cas, comme étant le
(1) Causation and early Treatment of Mental Disease in Children. Journal American medical Association, August, 1894.
résultat final d’une lésion inflammatoire aiguë, n’est pas rare.
vine vive frayeur, telle que celle éprouvée par un jeune enfant enfermé dans une chambre obscure, ou mordu par un chien, est souvent indiquée comme la cause de la défectuosité mentale. Comment le tissu nerveux est lésé par une émotion vive, voilà qui n’est pas facile à expliquer, mais les actions trophiques exercées par le svslème sympathique sont probablement ici des facteurs importants. En tout cas, l’atrophie cérébrale, comme s il s agissait d’un arrêt de développement, se rencontre dans plusieurs de ces cas. Les cas toxiques, comme ceux d’enfants qui ont pris de i alcool ou des narcotiques, sont aussi produits pa.i une atteinte a la bonne nutrition des éléments nerveux.
oui somme, nous pouvons brièvement réunir les cas ae fai oies se mentale non congénitale, suivant ies circonstances pathologiques citées, comme suit : (1)
(1) Sous la dénomination d’ïdiotïe amaurotique a été décrite une curieuse affection dégénérative infantile — d’ailleurs incurable — accompagnée de troubles symétriques de la macula, débutant vers le 3e mois de la vie et observée fréquemment chez des enfants israéntes,. Les auteurs qui ont parlé de cette affection sont entre autres Sachs, de New- York, et d'autres autorités américaines, M. Waren Tav etles Drs Kingdon et Risien Russell dans noire pays. (Voyez Méd. chir. Trans., vol. LXXX, p. 87 et seq.)
Classification pathologique.
Â. Lésions de développement :