‹ Les enfants assistés de la SeineChapitre 34 sur 116 · FRAIS DE VÉTLRES : 525,000 FRANCS · texte numérisé non relu

FRAIS DE VÉTLRES : 525,000 FRANCS

Je remarque dans le rapport de l’Inspecteur principal le passage suivant ; « supprimer absolument les vêtures actuelles, et, moyennant « l’attribution aux nourriciers d’uqe indemnité annuelle, équivalant tout « au plus au prix de revient établi pour l’Assistance publique, les char- « ger complètement de l’entretien de nos élèves.

« J’ai la conviction que les nourriciers accepteraient la proposition « avec le plus grand empressement, et que les enfants en retireraient « de nombreux avantages, particulièrement celui d’être habillés suivant « les exigences climatériques propres à chaque département.

« Ainsi disparaîtraient sans surcroit de dépenses, les plaintes, les « récriminations et surtout les fâcheux effets du costume; ainsi même, « serait-il possible de réaliser une certaine économie, car les nourriciers « se contenteraient peut-être d’une allocation inférieure au prix de « revient des vêtements. »

M. le Directeur n’est pas absolument de cet avis et il a bien raison; néanmoins il propose de tenter l’expérience dans une ou deux circonscriptions. Votre Commission, Messieurs, ne croit pas qu’il faille tenter cette expérience. Il est certain que les nourriciers accepteraient cette proposition avec empressement, mais il est certain aussi que l’esprit d’économie qui domine le campagnard pourrait s’exercer aux dépens des vétures de nos élèves. J’ai pu voir, quand j’ai visité deux de nos circonscriptions du département de l’Yonne, les avantages de la vêture fournie par le service des Enfants Assistés, il y avait en effet une différence, c’est que nos élèves étaient plus propres que les enfants du

village. Et certes, rien n’était préparé, car nous n’avons pas fait de revues comme les inspecteurs, mais nous sommes arrivés à l’improviste et nous avons couru de porte en porte pour visiter les enfants du Département ; quant à la pensée de réaliser une certaine économie par ce système, le Conseil général ne songera môme pas à l’examiner.

FRAIS DE DÉPLACEMENT DE NOURRICES ET d’ÉLÈVES

L’Assistance publique demande une somme de 150,000 francs de ce chef; l’Inspection propose la réduction à 140,000 francs parce qu’en 1876, la dépense n’a été que de 123,007 fr. 64'; mais en 1876, l’Assistance publique avait son Bureau municipal qui faisait venir ses nourrices pour secours aux femmes nécessiteuses, et maintenant c’est le service des Enfants Assistés qui est chargé de les fournir. Votre Commission ne veut à aucun prix que le manque d’argent puisse arrêter le recrutement des nourrices et elle ne pense pas que la réduction de prix, accordée par les chemins de fer pour les convois de 5 nourrices au minimum, puisse compenser la dépense du plus grand nombre de déplacements. L’Inspection, nous l’avons vu, tend à diminuer le plus possible le secours en nourrice pour donner le secours en argent; nous connaissons les dangers de ce système et votre 3° Commission vous propose de maintenir le crédit de 150,000 francs demandé par l’Assistance.

FRAIS DE REGISTRES ET d’iMPRIMÉS. . . . 16,000 »

Rien à dire.

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