‹ Les enfants assistés de la SeineChapitre 43 sur 116 · QUOTITÉ DES SECOURS · texte numérisé non relu

QUOTITÉ DES SECOURS

EN AKGENT

Secours do 5 fr .

— 10 fr .

— 15 fr .

— 20 fr .

De plus de 20 fr .

Dépenses do nourrices sur bureaux

particuliers .

Enfin, nous donnons la décomposition d’après leur durée, des secours acordés en 1877 :

mois

A reporter. . . 12,237

Report. . . 12,237

De 13 mois 6

Sur les 12,247 enfants secourus en argent, 328 seulement ont reçu le secours en argent qui pouvait efficacement remplacer le secours en nourrice. Si nous voulons, pour suppléer à la disette de nourrices, faire des mères pauvres elles-mêmes les nourrices de leurs enfants, il faut évidemment leur donner pour les empêcher de laisser mourir leur nourrisson de faim et de misère, le prix que nous aurait coûté l’envoi à la campagne.

Nous pouvons constater encore dans le rapport de M. le Directeur de l’Assistance publique, que sur la totalité des 15,512 secours donnés en 1877, il n’a été fourni que 871 nourrices, non plus par la Direction municipale supprimée en 1877, mais par nos circonscriptions départementales. C’est peu, et quand nous avions transporté ce service à l’Hospice dépositaire nous espérions mieux.

Enfin, nous remarquons que le nombre des nourrices fournies par les bureaux particuliers s’est élevé à 1,171, et c’est là le retour à une pratique condamnée tour à tour par le Conseil municipal de Paris et par le Conseil général. Il est inutile de vous rappeler. Messieurs, que le Bureau municipal, ne pouvant plus se fournir de nourrices dans ses circonscriptions, donnait des billets jaunes aux mères, sur les bureaux particuliers. Or, les prix de l’Assistance publique étant inférieurs à ceux de la clientèle ordinaire, on ne donnait à nos enfants secourus que le rebut des nourrices, et la mortalité des enfants confiés au Bureau municipal était considérable. On combattit les billets jaunes, l’Assistance fut sommée de ne plus employer ce moyen, elle eut recours alors aux nourrices sèches; le remède était pire que le mal. C’est alors qu’on supprima le Bureau municipal pour arrêter ces hécatombes, et qu’il fut décidé que les circonscriptions des Enfants assistés fourniraient des nourrices, à la condition que l’Assistance publique donnerait au Département, chaque année, une somme devant former la moitié du fonds commun pour secours pour prévenir l’abandon.

' Nous voyons qu’èn '1877, les billets jaunes ont reparu sur une grande échelle malgré les protestations si fréquemment renouvelées. Il est vrai qu’en 1877, l’Assistance publique n’était pas absolument maîtresse de ses services; mais le Conseil général compte qu’elle activera désormais le recrutement des nourrices pour enfants secourus, et que le billet jaune disparaîtra pour toujours.

La somme dépensée pour subvenir à ces 15,512 secours s’élève à 813,272 fr. 39, ce qui donne pour chaque secours une moyenne de moins de 53 francs. Il serait intéressant de savoir combien on a évité d’abandons par ce moyen, et qu’elle a été la mortalité d’enfants ainsi secourus.

Nous vous proposons d’inscrire au budget de 1879, la

somme de . 700,000 »

L’Assistance publique fournit la moitié dejcette somme, le Département n’a en réalité à sa charge que. . . . 350,000 »

2® Mois de nourrices, pensions, primes aux nourrices, frais d'école et fournitures scolaires, frais accessoires

"Voici les prix des mois de nourrices et pensions :

De 1 jour à un an . 18 francs

De 1 an à 2 ans . 15 —

De 2 ans à 3 ans . 12 —

De 3 ans à 4 ans . 10 —

De 4 ans à 6 ans . 8 —

De 6 ans à 9 ans . 7 —

De 9 ans à 12 ans . G —

Pour déplacement des nourrices, en sus 3 francs ; plus une indemnité de 18 francs à neuf mois.

Les mois de nourrices et pensions s’élèvent à la

somme de . 1,841,000 ,»

Les primes aux nourrices à . 70,000 »

Les frais d’école à . 224,000 »

Les frais accessoires à . . . 70.000 »

Total . .

Au compte de 1877, le total de ce paragraphe s’est élevé à la somme de 2,481,690 fr. 77.

3“ Frais de vêtures

La somme de 525,000 francs votée par le Conseil général pour le budget de 1878 sera insuffisante. La somme dépensée en 1877 s’est élevée à 628,000 francs. Votre Commission vous propose d’adopter ce chiffre pour 1879.

D’après la circulaire ministérielle du 3 août 1869, le Conseil général doit arrêter le tarif et la composition des vêtures et du 2“ maillot. Nous vous proposons d’adopter la composition et les prix de l’année 1878.

4“ Frais de déplacement de nourrices et d'élèves

La dépense de ce chef a été portée au Budget de 1878 à la somme

de . 150,000 »

La somme dépensée en 1877 s’est élevée à . 130,245 »

En raison des abandons plus nombreux de l’exercice courant, votre 3" Commission vous propose d’inscrire au Budget de 1879 pour ce paragraphe la somme de . 135,000 »

5" Frais de registres et d’imprimés : 16,000 francs Comme au Budget précédent. '

6“ Service de santé

L’Administration propose d’inscrire au Budget de 1879, pour le service

de santé, la somme de 216,000 francs.

Cette somme se décomposerait ainsi :

Surveillance par les médecins . 116,000 »

Médicaments . 43,000 »

A reporter. . . . 159,000 »

fT

Report, .... 159,000 »

Contre-visite des nourrices . 2,300 »

Primes de vaccination . 1,400 »

Frais d’inhumation . 6,000 »

Secours à des nourrices contaminées . 2,000 »

Traitement à Berck et ailleurs . 45,000 »

Médailles aux médecins. . . 300 »

Total ÉGAL . . . 216,000 »

Ce crédit dépasse de 46,000 francs celui voté pour 1878.

Cette augmentation tient à deux causes :

1“ L’augmentation de crédit pour surveillance par les médecins. Le crédit de 96,000 francs voté l’année dernière sera insuffisant ; la dépense atteindra la somme de 113,000 francs environ. L’allocation aux médecins est de 1 franc par enfant et par mois représentant la visite mensuelle qu’il doivent faire à tout élève âgé de moins d’un an. En raison de l’augmentation des abandons nous proposons de maintenir le chiffre de l’Administration et d’allouer de ce chef un crédit de 116,000 francs.

2“ A l’augmentation du crédit pour traitement à Berck et ailleurs. Ce crédit était pour 1878 de 18,000 francs. L’augmentation proposée nous paraît exagérée et nous avons l’honneur de vous proposer de réduire la somme à 25,000 francs.

La totalité de ce paragraphe ne s’élèverait donc qu’à la somme de 196,000 francs ce qui ferait encore sur le crédit de l’année dernière une augmentation de 26,000 francs.

7® Indemnité supplémentaire pour frais de tournées à l’Inspection départementale

L’Administration fait pour ce crédit un paragraphe particulier et propose de donner, comme l’année dernière, une somme de 10,000 francs. Votre Commission considère qu’avec la création des dames visiteuses, ce

crédit ne peut être alloué. D’ailleurs les Inspecteurs, dans tous les départements, visitent les enfants secourus sans indemnité spéciale. En outre, leur inspection ne nous a fourni aucun renseignement utile sur les enfants de cette catégorie ; nous ne savons ni le chiffre de ceux qui sont allaités par leurs mères, ni le chiffre de ceux qui sont placés par elles en nourrice, ni enfin, ce qui nous importe surtout, le chiffre approximatif au moins, des décès.

8° Indemnités à deux dumes déléguées chargées de la surveillance des mères auxquelles sont alloués des secours pour allaiter leurs enfants : 4,200 francs.

C’est une création heureuse, et les dames visiteuses pourront remplir avec succès la mission si difficile pour les hommes de s’assurer si la mère secourue allaite en réalité son enfant. Depuis tantôt six mois, les titulaires sont en fonctions et les résultats obtenus sont très satisfaisants. Nous vous proposons d’inscrire de ce chef la somme de 4,200 francs.

Le total des crédits proposés par l’Administration pour les dépenses

extérieures s’élevait à . 3,914,200 »

la réduction de 30,000 francs proposée par votre Commission le fait descendre à . 3,884,200 »

D’après la loi du 5 mai 1869, les dépenses extérieures sont payées dans chaque département sur différents fonds, notamment sur le contingent des communes, lequel est réglé tous les ans par le Conseil général, et ne peut dépasser le cinquième de ces dépenses.

Votre Commission vous propose donc de fixer le contingent des communes au cinquième, déduction faite du produit des amendes de police correctionnelle et de l’excédant des revenus de la dotation de l’hospice sur le montant des dépenses intérieures.

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