‹ Les enfants assistés de la SeineChapitre 56 sur 116 · LAY · texte numérisé non relu

LAY

délivrance.

ITTE

«LLOT

Désignation.

DÉSIGNATION DES EFFETS

PRIX

TOTAL

Béguins à 3 pièces .

Bonnets d’indienne .

Brassières de laine .

Id. d’indienne .

Calottes de laine .

Chemises à brassières .

De un jour à

Couches neuves .

7 mois . . .

Layetto. . . .

Couches vieiiles . .

Couverture de berceau .

Fichus simples .

Langes de coton .

Langes de laine .

Collier en os .

Médaille .

Pliage .

Totaux. . . .

Béguins à 3 pièces .

Brassières de laine .

1 Id. d’indienne .

De 7 mois à

Calotte de laine .

21 mois. . .

D'Maiilot . .

Chemises à brassières .

Couches vieilles .

Couvertures de laine .

Langes de coton .

Pliage .

Totaux. . . .

Cependant Michel Moring, Directeur de l’Assistance publique, étant mort après avoir commencé et mis en train la réalisation du projet voté par le Conseil général le G décembre 1879, M. Quentin le remplaça en mai 1880. La première fois que je vis le nouveau Directeur en fonctions au Conseil de surveillance de l’Assistance publique dont je faisais alors partie, il vint à moi et me dit en me serrant la main : « N’ayez aucune crainte pour vos petits vagabonds ; je m’intéresse absolument à la création de ce service, j’en fais ma chose. »

Il a tenu parole. Il a propagé l’œuvre de toutes ses forces par ses discours, par ses relations avec la presse, et il a permis à M. Brueyre, qui après avoir eu l’idée était appelé par ses fonctions à l’organiser administrativement, de dépenser toute son activité et tout son enthousiasme pour l’œuvre dont il est le véritable fondateur.

Le rapport que M. Quentin présenta au Préfet de la Seine pour la session du Conseil général de 1880, contenait des propositions fermes et débutait par un historique, fort incomplet d’ailleurs, de cette fondation. Il ne croyait pas encore être le seul inventeur de cette organisation, mais il était déjà en bonne voie. Cette illusion d’ailleurs a été fort heureuse, car, en môme temps qu’elle procurait à M. Quentin une popularité du meilleur aloi, elle intéressait le public à une innovation qui devait donner les résultats les plus féconds. Voici comment il raconte l’histoire de la création de cette institution qu’il appela : Service des Enfants Moralement Abandonnés. « Nous allons d’abord, dit-il à la page 7 de son « rapport, résumer les projets principaux qui se sont produits au sein du (c Conseil Municipal et du Conseil général.

« Sans remonter plus haut que 1878, le 16 novembre de cette année, « M. Mallet déposait sur le bureau du Conseil général un projet de vœu,

(c tendant à ce que l’Administration étirdiât le moyen soit de créer un « orphelinat départemental, soit par des arrangements à prendre avec un « ou plusieurs des orphelinats existants, d’assurer le placement d’au « moins 50 orphelins.

« Dans son rapport sur cette proposition, rapport dont les conclusions « étaient adoptées le 26 décembre de la même année, M. Lautb recon- « naissait que la création d’établissements municipaux entraînerait des « dépenses exagérées, et que d’ailleurs, il était démontré que toute agglo- « mération d’enfants en bas âge doit être évitée le plus possible.

« L’honorable rapporteur concluait donc à ce que l’action hienfai- « santé du service des Enfants Assistés fut étendue, non-seulement « aux enfants abandonnés, mais encore à ceux dont les parents ont « disparu, à ceux dont la mère est morte et qui restent à la charge de « l’ouvrier qui, par son travail et ses occupations, est dans l’impossibilité « de veiller à leur éducation ou de diriger leurs premiers pas ; à ceux « dont la mère, seule, abandonnée., -^eut à peine suffire à ses propres « besoins, et qui, faute de ressources, les laisse vivre dans la misère et « l’ignorance. »

« Au Conseil municipal, deux propositions dans le même sens furent « déposées en 1879, l’une par M. Dubois et un grand nombre de ses « collègues, auxquels j’eus l’honneur de me joindre, l’autre par M. Doué.

« Ces propositions avaient pour but de provoquer l’étude de cette inté- « ressente question et la création d’internats municipaux, dans lesquels « le prix de pension serait peu élevé.

« M. Prétet, dans son rapport du 20 avril 1880, fondant ces deux propo- « sitions en une seule, proposait d’utiliser à cet effet les établissements « déjà existants et qui consentiraient à prendre un certain nombre « d’enfants, et d’en placer également chez des industriels et petits « commerçants, comme le font des sociétés de patronage.

« Dans sa séance du 4 mai dernier, le Conseil municipal a renvoyé ce « projet à la commission pour un nouvel examen.

« Au commencement de cette année, plusieurs Maires de Paris s’occu- « pèrent également de cette question et étudièrent, de concert avec « mon prédécesseur, les moyens de venir en aide à nos orphelins « pauvres, domiciliés dans leurs arrondissements respectifs au moyen «'des ressources fournies par la Caisse des écoles et des pension « d’orphelins, qui seraient allouées jusqu’à l’âge de 12 ans par le « service des Enfants Assistés.

« Mais antérieurement, le 6 décembre 1879, l’honorable M. Thulié,

« dans un rapport sur le budget des Enfants Assistés, avait formulé « un projet de vœu, adopté parle Conseil, demandant à l’Administration « d’étudier les voies et moyens pour placer à la campagne les enfants « vagabonds de 12 à 16 ans, abandonnés par leurs parents et qui, en « vertu de l’art. 66 du Code pénal, seraient susceptibles d’être placés « dans une colonie pénitentiaire.

« C’est pour répondre, dans la limite du possible, à ces vœux différents '

« dans la forme, mais inspirés tous par la môme généreuse pensée, que « j’ai l’honneur de vous soumettre le présent travail.

« Je me félicite, pour ma part, d’avoir été appelé, en ma qualité de « Directeur de l’Assistance publique, à l’honneur de réaliser, quoique (f dans une proportion encore bien insuffisante, il est vrai, des vœux « auxquels, étant naguère membre des Conseils élus, je me suis a.ssocié « avec empressement.

« J’ai d’abord pensé que pour commencer cette grande œuvre, sans « trop demander de sacrifices à nos budgets, déjà si chargés, il suffisait, « pour aujourd’hui, de limiter notre tâche, en pourvoyant au placement « des enfants qui, après ceux abandonnés à notre Hospice, sont les plus <c intéressants à secourir.

« Plus tard, l’œuvre prendra des développements naturels et pourra « comprendre d’autres catégories d’enfants.

« Je ne m’occupe donc en ce moment que des enfants vagabonds et cc moralement abandonnés qu’à visés le rapport de M. Thulié. »

Dans le rapport suivant, la 3° Commission du Conseil général conclut à l’adoption des propositions de l’Administration, et les prévisions budgétaires pour l’établissement de ce nouveau service, furent votées.

RAPPORT

Présenté par M. Thulié, au nom de la 3® Commissioyi (1), sur le service des Enfants Assistés du Département de la Seine pendant l’année 1880 (Budget de 1881).

Messieurs,

On attend toujours la loi nouvelle sur le service des Enfants Assistés; voilà quatre ans que cette attente dure. Les propositions déposées au Parlement par des députés et par des sénateurs, les travaux des Commis-

1. La 3® Commission (Assistance publique), est composée de MM..La"ont, Président; Bourneville, Secrétaire; Cadet, Dubois, Dujarrier, Forest, Loiseau, Manier, Métivier, Aristide Rey, Thulié.

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