‹ Les enfants d'Édouard, ou, Le cinquième commandement de DieuChapitre 17 sur 31 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

li'avéuement.

Après une courte halte à Ludlow, Richard avait repris le chemin de Londres.

Environ un mois plus tard, le château parut tout à coup ému par une agitation extraordinaire.

Edouard de Warwick, qui revenait de la chasse, apprit que ce bruit était causé par l'arrivée d'un courrier de Londres. Grand fut son étonnement, quand il vit les habitants allant et venant en toule

CilAPITIii: VIII. loi

hàle dans les cours, dans les escaliers. Une telle foule encombrait l'antichambre du prince royal, que Warwick ne put arriver jusqu'à lui qu'après beaucoup d'efforts. Il trouva le prince fondant en larmes près de Rivers et entouré des plus hauts dignitaires de l'État. Aussitôt que le prince aperçut son cousin, il courut à lui, se jeta à son cou, et appuyant sa tête sur la poitrine de Warwick :

— 0 mon Robert! lui dit-il, mon père vient de mourir ! et le pauvre enfant ne pouvait retenir ses pleurs.

— Je désire être seul avec mon ami, ajouta-t-il d'une voix entrecoupée de sanglots; ne puurriez-vous, pendant ce tem})s, mon cher oncle, vous occuper des préparatifs de notre prochain départ ?

Quand le prince royal fut seul avec son cousin, il lui dit en soupirant :

— Quel coup pour moi ! Ce n'est pas assez de la mort de mon père, ils vont me faire roi ; il est vrai que, suivant les dernières volontés de mon

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