‹ Les enfants du Duc de BerryChapitre 6 sur 57 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Mariage du duc de Berry k Londres, semble avoir été écrite dans un esprit un peu différent. Quoique parue la dernière, vers la fin de 1903, elle ne répond pourtant aux questions précises et directes, posées par moi à maintes reprises dans chacun de mes articles, que par ■de simples affirmations dépourvues de toute -espèce de preuves. Pas une seule des demandes ■que j'avais faites ne reçoit de réponse dont Tauteur puisse donner justification. Pour s'éler ver contre mes arguments, il ne trouve pas à «l'opposer une seule pièce authentique qui vienne me convaincre d'erreur ou d'ignorance ; et, à l'appui de ses dires, il ne fournit pas un «eul acte de Fétat civil, se contentant d'invoquer des légendes locales ou des traditions de famille fort respectables, sans doute, mais qui, en matière historique, ne peuvent avoir nulle valeur. Il néglige, en outre, d'indiquer à quelles sources il a puisé ses renseignements et, après avoir présenté comme certains les faits les plus contestables, il néglige de fournir les moyens de contrôler ses dires. Quant aux obscurités et aux lacunes qui se rencontrent à chaque instant dans cette singulière histoire, il

XII AVANT-PUOPOS.

les passe sous silence et néglige d'en faire mention. Comme mv. Ta écrit un historien fameux , membre de TAcadémie française , auquel je demandais son avis sur la brochure en question : « La façon dont elle est écrite fait présumer tout le contraire de ce qu'elle a la prétention de prouver. »

Depuis ({ue la discussion s'est éteinte, les partisans du mariage n'ont fourni aucun document nouveau et n'ont fait aucune des révélations sensationnelles qu'on était en droit d'attendre. Le moment me semble donc venu maintenant de chercher à établir la vérité d'une façon définitive, et je crois, en abordant cette tâche un peu ingrate, remplir un double devoir : devoir d'historien désireux de faire la lumière, et devoir de bon royaliste soucieux de la mémoire des princes dont il a gardé le respect. La supposition d'un mariage contracté dans la mauvaise fortune et renié au moment du succès, après dix années de vie commune, fait jouer au duc de Berry un rôle méprisable et bas qui ne se rapporte en rien à son caractère tout d'une pièce, ennemi de tout artifice, entièrement fait de franchise et de loyauté. Sa vio-

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