AVANT-PROPOS. XIII
lencc mèinc et son (Miiporlemoiil, le rfiidcnl, incapaltlc dr tout calcul (le ce ncin'c, et ce sont les qualilrs de ces défauts caractéristiques qui peuvent, en cette circonstance, lui servir de garant. Esl-il nécessaire de dire que la soidisant existence de ce lien secret, renié par le duc de Berry dans de pareilles conditions et annulé par les autorités compétentes, n'ajouterait rien à Tillustration de la comtesse de Vierzon et de la comtesse d'Issoudun, dont personne ne songe à contester Forigine royale. Il n'aurait pour résultat que de diminuer la valeur morale de leur père, devenu ingrat et parjure, sans que M™* Brown s'en trouvât grandie. Quant aux conséquences d'une pareille union, il est facile de les envisager; le prince, engagé dans les liens de ce premier mariage, serait devenu bigame en en contractant un second avec la princesse Marie-Caroline des Deux-Siciles ; et j'expliquerai plus loin, à loisir, comment la cassation de ce mariage eût été absolument impossible au point de vue religieux aussi bien qu'au point de vue politique. Quant à Mademoiselle et au duc de Bordeaux, issus de parents bigames, ils cessent naturellement d'être légi-
Xiv AVANT l'KOl'OS.
liiiips et (levieiiiuMil di><< curants iiatiii-cis et adiiltéiins. Ce deniirr perd, par cela môme, loiUe (espèce (.le droit an Irôiic de b^ranee, et c'est ailleurs (pril faudrait alors chercher le représentant du principe d'hérédité. On voit où peut conduire une pareille théorie.
Depuis (jue cette polémique s'est ouverte, j'ai patiemment poursuivi mes recherches; j'ai fait consciencieusement fouiller les registres des chapelles de Londres, compulsé soigneusement les Mémoires de l'époque. De plus, j'ai engagé une volumineuse correspondance avec tous ceux qui me semblaient à même de pouvoir me journir quelque éclaircissement utile, et j'ai reçu de tous côtés de nombreuses et curieuses lettres, qui sont venues éclairer d'un singulier jour bien des points restés dans l'ombre et m'ouvrir souvent, par cela même, de bien étranges horizons. Tout en étudiant la question du mariage, j'ai voulu examiner en même temps quels étaient ceux des enfants attribués au duc de Berry auxquels on pouvait réellement prêter cette illustre origine, et, là encore, j'ai trouvé que la plupart des prétentions émises étaient absolument sans fondement. C'est donc la