‹ Les enfants; le livre des mères (volume 2)Chapitre 1 sur 33 · QUELQUES MOTS DE PRÉFACE · texte numérisé non relu

QUELQUES MOTS DE PRÉFACE

livre ont eu raison de penser que, réunies, elles auraient une valeur inestimable.

Ce recueil est, certes, unique en son genre.

Gela a été, en effet, un don tout à fait particulier à Fauteur des ravissants poëmes qu'on va lire et relire, de pouvoir peindre, de pouvoir chanter ainsi les enfants. Victor Hugo , contraste étrange, si Ton pense aux qualités robustes et parfois terrible^ qui distinguent son œuvre générale, Victor Hugo restera comme le plus tendre, comme le plus aimable, comme le plus véritablement sensible de nos poëtes. Sur ce doux terrain de la famille, il est sans rival dans le passé aussi bien que dans le présent. Nul n'a su dire comme lui aux mères heureuses : « Voici vos joies; » nul aux mères désolées : « Voici vos larmes. » Ce livre est plein de cris joyeux, de bruits d'oiseaux, de tous ces gais et charmants ramages qui sont la chanson de l'enfance. Hélas ! il est plein de douleurs aussi. Le poëte y montre bien que la poésie de la famille est de la poésie sacrée, et qu'il n'y a rien de

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